10 février : sainte Scolastique

dans TradiNews

Sanctorum, édition originale du XIXème siècle. Sainte Scolastique, soeur de saint Benoît, au lieu de s’attacher aux biens immenses dont son frère, en renonçant au monde, l’avait laissée l’unique héritière, résolut de l’imiter : elle embrassa, comme lui, la vie monastique, et fonda un couvent de religieuses à 5 milles du monastère que saint Benoît avait fait bâtir sur le Mont-Cassin.


Scolastique visitait son frère une fois par an, et saint Benoît, qui ne souffrait pas qu’elle vint dans son monastère, allait avec quelques-uns de ses religieux, la recevoir dans une maison située à distance du Mont-Cassin. Le temps qu’ils passaient ensemble était employé à louer Dieu et à parler de choses spirituelles.

La dernière fois qu’ils se visitèrent ainsi, ils passèrent la journée entière dans de pieux entretiens ; à l’approche de la nuit, ils se mirent à table pour prendre un peu de nourriture. Leur conversation toute céleste se prolongeait, Scolastique dit à son frère, d’un ton suppliant : “Je t’en prie, reste cette nuit avec moi, continuons à parler jusqu’au matin des délices de la vie future.

-Que dis-tu là, ma soeur? répondit saint Benoît: la règle m’interdit de passer la nuit hors du monastère.”

Devant ce refus, la sainte met sa tête dans ses mains, pleurent à chaudes larmes et s’adresse à Dieu avec ferveur. Aussitôt un orage éclate, les éclairs brillent, le tonnerre gronde, la pluie tombe à torrents. Saint Benoît, reconnaissant à ses prodiges la volonté de Dieu, accède à la prière de sa soeur, et jusqu’à l’aurore, ils s’entretiennent de la béatitude céleste.

Ils se séparèrent le lendemain, et Scolastique mourut trois jours après vers l’an 543, à l’âge de 63 ans.

Saint Benoît, qui était à la fenêtre de sa cellule, vit l’âme de sa soeur monter au ciel sous la forme d’une colombe. Ravi de joie, il rendit à Dieu des actions de grâce. Puis il annonça à ses religieux ce qu’il venait de voir et envoya chercher le corps de la sainte. Il le déposa au Mont-Cassin, dans la sépulture qu’il avait fait préparé pour lui-même, afin, dit saint Grégoire-le-Grand, que la mort ne séparât point ceux dont les âmes avaient toujours été unies en Dieu.

Les reliques de sainte Scolastique furent apportées au Mans en 660. On les y conserve encore dans l’église de Saint-Benoît. Il y en a aussi dans l’abbaye de Saint-Pierre-de-Solesmes et dans l’église paroissiale de Juvigny-les -Dames (diocèse de Verdun).

Derniers articles TradiNews

Haut De Page

Le magazine Nous Sommes Partout a besoin de votre soutien afin de poursuivre son développement, de financer son hébergement, ses sources de documentation et explorer de nouvelles pistes de diffusion.

Vous pouvez nous faire un don en ligne.
ou
Adhérer à l'association des Amis de NSP.

Soutien par virement.
Les Amis de Nous Sommes Partout
IBAN : FR76 1350 7001 6231 1213 906
BIC : CCBPFRPPLIL

Nous comptons sur vous.