11 juillet : saint Benoît

dans TradiNews

C’était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A 15 ans, on l’envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.



Benoît s’enfuit, car c’est “Dieu seul” qu’il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.
Les moines d’un monastère voisin l’invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l’empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c’est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d’un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année que sa sœur sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d’une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire.

Père du monachisme, patron de l’Europe: La catéchèse le 9 avril 2008 a été consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie, “le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir “de la nuit ténébreuse de l’histoire”, d’une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l’empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l’unité politique il favorisa la naissance d’une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent”.
“Benoît naquit vers 480 dans une famille aisée qui l’envoya à Rome pour ses études. Mais avant de les avoir terminées, il gagna une communauté monastique dans les Abruzzes. Trois ans plus tard il gagnait une grotte de Subiaco dans laquelle il vécut isolé trois ans… résistant aux habituelles tentations humaines comme l’auto-affirmation de soi et le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance. Sa conviction -a précisé le Saint-Père- était que seul après avoir dominé ces épreuves” il aurait été en mesure d’aider autrui. En 529, Benoît fonda l’ordre monastique qui porte son nom et se transporta à Montecassino, site élevé et visible de loin. “Selon saint Grégoire, ce choix symbolique voulait dire que si la vie monastique trouve sa raison d’être dans l’isolement, le monastère a également une fonction publique dans la vie de l’Église comme de la société”.
Toute l’existence de Benoît de Nursie, a dit le Pape, “est imprégnée de la  prière, qui fut le fondement de son œuvre, car sans elle il n’y a pas expérience de Dieu. Son intériorité n’était cependant pas détachée de la réalité et, dans l’inquiétude et la confusion de son temps, Benoît vivait sous le regard de Dieu, tourné vers lui, tout en étant attentif aux devoirs quotidiens envers les besoins concrets des gens”. Il mourut en 547 et sa règle donne des conseils qui, au-delà des moines, sont utiles pour qui chemine vers Dieu. “Par sa mesure, son humanité et son clair discernement entre l’essentiel et le secondaire en matière spirituelle, ce texte reste éclairant jusqu’à nos jours”.

L’église abbatiale de Fleury a pris le vocable de St-Benoît lorsque les reliques du Saint furent ramenées du Mont Cassin en 703. La première en France a avoir suivi la règle de St-Benoît.

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