14 avril : saint Bénézet

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Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : en l’année 1165, vint au monde, à Hermillon, près de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, un enfant qui reçut le nom de baptême de Benoît ; le peuple lui donna le surnom de Bénézet, petit Benoît.


Ses parents, qui étaient d’honnêtes bergers, lui apprirent de bonne heure à connaître et à aimer Dieu. Il était encore en bas âge quand il perdit son père ; et, dès qu’il le put, il fit paître les quelques brebis qui composaient toute la fortune de sa mère. Le 13 septembre de l’année 1177, eut lieu une éclipse totale de soleil. Bénézet était aux champs. Jésus-Christ lui parla dans l’obscurité et lui dit : ” Laisse là ton troupeau, et va me bâtir un pont sur le Rhône. – Seigneur, je ne sais où est le Rhône ; je n’ose quitter ma mère et nos brebis, et je ne suis point capable de construire un pont. – Sois sans inquiétude, aie confiance en moi : je pourvoirai à tout. ” Le jeune berger obéit : il part, et, conduit par un ange sous la figure d’un pèlerin, il vient à Avignon, expose l’objet de sa mission à l’évêque et au viguier (le premier magistrat civil de la cité). Ceux-ci croient d’abord qu’ils ont affaire à un fou ; mais leur sentiment change lorsqu’ils voient le petit Benoît prendre, après avoir fait le signe de croix, une pierre gigantesque que trente hommes n’eussent pu soulever, la mettre sur ses épaules, et la porter au bord du Rhône. Tout le monde crie au miracle, tout le monde veut contribuer à une entreprise que Dieu parraine si visiblement.

A cette époque, il ne fallait pas moins qu’une vocation divine pour faire ce que ni les Romains ni Charlemagne n’avaient osé tenter sur un fleuve aussi large et aussi rapide. Le pont de Jésus-Christ entrepris par Bénézet avait 1840 pas de longueur et 5 de largeur ; il comprenait dix-huit arches. Le saint mourut le 14 avril 1184, avant de l’avoir terminé ; mais il laissait derrière lui “la corporation des frères pontifes (faiseurs de ponts) d’Avignon, qu’il avait fondée, pour achever, conserver, réparer le pont et loger les voyageurs indigents”. Selon son désir, il fut enseveli dans la chapelle qu’il avait fait bâtir sur la troisième arche du pont, et que l’on conserve encore aujourd’hui comme monument historique. Il s’y opéra tant de miracles, qu’au rapport d’un témoin oculaire ce pèlerinage était aussi fréquenté que celui de Notre-Dame du Puy. Depuis 1670, le pont n’existe plus qu’ l’état de ruines gigantesques, rongées par les flots.

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