18 février : saint Siméon

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Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : saint Siméon eut pour père Cléophas, autrement dit Alphée, frère de saint Joseph, et pour mère Marie, cette femme courageuse qui accompagna la très sainte Vierge au Calvaire.


C’est vraisemblablement de lui qu’il s’agit quand l’Evangile parle de Simon, frère de saint Jacques le Mineur, de saint Jude et de Joseph. Il naquit huit ou neuf ans avant Notre-Seigneur. On croit qu’il le suivit de bonne heure, avec son père, sa mère et ses trois frères, et fit toujours partie de ses disciples.

Lorsque les Juifs eurent massacré, en 62, saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem, qui était probablement frère de notre saint, celui-ci, au risque de sa vie, leur reprocha hautement ce crime horrible. Quelques temps après, il fut élu d’une voix unanime, par les apôtres et les disciples assemblés, pour succéder au défunt sur le siège de Jérusalem. Il sortit de cette ville avec les chrétiens, lorsque les Romains vinrent l’assiéger, et il se retira avec eux à Pella, au-delà du Jourdain.

Après la chute de la cité de David, qui marquait ostensiblement la fin de l’état et du culte israélites, les chrétiens revinrent se fixer près du Calvaire et su sépulcre de Jésus-Christ. Le diocèse de Jérusalem fut très florissant sous l’épiscopat de saint Simon : un grand nombre de juifs embrassèrent le christianisme.

Sous l’empereur Trajan, Siméon, âgé de cent vingt ans, fut dénoncé au proconsul Atticus comme appartenant par sa naissance à la race royale de David, et par sa profession à la secte proscrite des chrétiens.

Après avoir enduré de nombreuses tortures, il fut condamné au même genre de supplice qu’avait subi le Sauveur, et chacun admira comment un homme accablé par l’âge supportait avec tant de courage les atroces souffrances du crucifiement.

Sa mort arriva le 18 février ; on ne sait pas au juste l’année, mais c’était entre 106 et 109. Il avait gouverné l’Eglise de Jérusalem pendant quarante ans, et eu le bonheur de la préserver de l’invasion des hérésies et des sectes pendant tout son épiscopat. Mais, dit Hégésippe, lorsqu’il ne se trouva plus sur la terre aucun des disciples qui avaient vu le Seigneur de leurs yeux et recueilli de ses lèvres les oracles de la divine sagesse, l’erreur commença à se répandre avec plus de succès.

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