19 février : saint Gabin et sainte Suzanne

dans TradiNews

Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : Gabin appartenait à une famille dalmate, obscure avant qu’elle eût donné au trône des Césars un empereur, Dioclétien, ce soldat de fortune, et à la chaire de saint Pierre un pape, saint Caïus.


Gabin et Caïus étaient frères, Dioclétien était leur neveu. Gabin se maria et eut une fille nommée Suzanne. Sa femme étant morte, il fut reçu dans le clergé de Rome et honoré de la prêtrise.

Dioclétien, proclamé empereur en 284, s’associa bientôt Maximilien-Hercule, qu’il décora du titre d’auguste. En 292, il s’adjoignit deux autres collègues, qu’il nomma césars, titres qui équivalaient à celui d’héritiers présomptifs de l’empire : ce furent Constans Chlore et Galerius. Dioclétien désirait marier ce dernier avec sa cousine Suzanne. L’impératrice Prisca fut chargée de négocier l’affaire. Suzanne refusa formellement la main de Galerius, ajoutant qu’elle était chrétienne et qu’elle s’était consacrée à Dieu.

Par ordre de Dioclétien, un de ses officiers, Macedonius, se rendit chez la jeune vierge avec une statuette de Jupiter Capitolin, posée sur un socle enrichi de diamants : “l’empereur, dit-il, me charge de vous remettre ce présent ; adorez le dieu de César.” Suzanne saisit et jeta par la fenêtre le présent impérial qui se brisa sur le pavé à la vue des passants ébahis. L’officier revint au palais et raconta la scène à Dioclétien.

Celui-ci était déjà irrité contre le christianisme qui pénétrait dans son palais et dans sa famille : sa femme, l’impératrice Prisca et sa fille Valérie étaient chrétiennes ; le capitaine des gardes, Sébastien, était l’un des plus fervents disciples de Jésus-Christ ; la conduite de Suzanne acheva de l’exaspérer. “Va, dit-il à Macedonius, d’un coup d’épée, tu nous débarrasseras de cette jeune fanatique.” Aussitôt Macedonius court chez Suzanne et, tirant son épée, lui tranche la tête (296). L’impératrice vint la nuit éponger le sang de la martyre dont le corps fut enseveli dans le cimetière d’Alexandrie, sur le mont Arenarius. Gabin, son père, et Caïus, son oncle, furent aussi décapités pour l’avoir encouragée à garder vivement la foi et les voeux qu’elle avaient faits au Seigneur.

Le nom de sainte Suzanne est encore aujourd’hui un des titres cardinalices.

Les reliques de saint Gabin se trouvent à Lyon, dans l’église des RR PP Jésuites : elles furent données à l’ambassadeur de France D’Alincourt, par le pape Paul V, au XVIIème siècle.

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