21 février : saint Pépin de Landen

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Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : Le premier personnage de la race royale des Carolingiens nommé par l’histoire est un saint, Pépin de Landen, dit Le Vieux, duc de Brabant.


Il appartenait à une famille considérable sans doute, mais sur laquelle les renseignements historiques manquent : était-elle franque ou gauloise, ou romaine? on ne le sait pas au juste. Ce qui est certain, c’est que ses domaines couvraient le Brabant, les Vosges, les rives du Rhin, et que ses villas s’élevaient aussi par delà la Loire et jusqu’au pied des Pyrénées ; mais son plus bel apanage était la vertu, la sainteté.

Pépin de Landen, premier ministre ou maire du palais sous trois rois, Clotaire II, Dagobert Ier et Sigebert II, exerça cette grande charge avec une rare prudence. Il fut, disent les chroniques, “le vivant domicile de la sagesse, le trésor des conseils, le soutien des lois, le pacificateur des différends, le rempart de la patrie, l’honneur de la cour, le modèle des chef, la règle des rois”. Il eut pour amis et pour conseiller saint Arnould, évêque de Metz,et, après la mort de ce dernier, saint Cunibert, archevêque de Cologne.

Lorsque Pépin mourut, le 21 février 640, dans son château de Landen, en Brabant, toute l’Austrasie le pleura comme un père et le vénéra comme un saint. Son corps fut depuis transféré au monastère de Nivelle. Il fut le chef d’une famille de justes : l’Eglise honora sa compagne en ce monde, la bienheureuse Itta ; son frère, saint Modoald de Trèves, et sa soeur, saint Sévère ; puis ses neveux, ses nièces, ses alliés ; saint Vincent Madelgare, vulgairement saint Mauger ; sainte Valtétrude sa femme , et leurs enfants Dentelin, Landéric, Aldetrude et Madelberte ; les enfants du bineheureux Winger et de sainte Amalberge, Emerbert de Cambrai, Rinilde et leur illustre soeur Gudule, la patronne du Brabant ; enfin, dans d’autres branches collatérales, saint Wandrégésile, ami et contemporain du bienheureux Pépin, l’héroïque pénitent saint Bavon, sa mère Adeltrude, sa fille Aglétrude, sa soeur Adilia.

Quant à la postérité directe de saint Pépin, elle fournit aux martyrologes plus de douze saints, à commencer par ses filles : sainte Gertrude, abbesse du monastère de Nivelle, fondé par sa mère, et sainte Begga, qui épousa Angésise, fils de saint Arnould, maire du palais, devenu évêques de Metz, et mit au monde de ce mariage, Pépin d’Héristal, père de Charles Martel, père de Pépin le Bref, le premier roi de la dynastie carolingienne.

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