26 février : saint Porphyre

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Sanctorum : édition originale du XIXème siècle. Porphyre, né à Thessalonique, de parents riches et vertueux, l’an 353, fut élevé avec grand soin, dans la piété et dans l’étude des belles-lettres.

A vingt-cinq ans, il quitta le monde, abandonnant son bien, qu’il fit plus tard distribuer aux pauvres, et se retira dans le désert de Scété, en Egypte, où il passa cinq ans, avec les autres ermites qui se sanctifiaient dans la solitude. Ensuite, il visita les lieux saints de Jérusalem, et vint s’enfermer dans une caverne, près du Jourdain. Ses austérités le firent tomber dangereusement malade ; il fut guéri miraculeusement sur la Calvaire, où il s’était fait transporter.

A l’âge de quarante ans, il fut, malgré sa résistance, ordonné prêtre par Prayle, patriarche de Jérusalem, qui lui confia la garde du bois adorable de la croix du Sauveur. Trois ans après, il fut élu et sacré évêque de Gaza, et il travailla avec succès à la destruction du paganisme, qui essayait alors de renaître. Saint Augustin nous apprend que durant les premières années du cinquième siècle, les païens attendaient l’accomplissement d’un oracle qui avait prédit pour cette époque l’extinction du nom chrétien par une révolution sanglante. Dans le diocèse du saint évêque Porphyre, les temples des idoles étaient restés debout, contrairement aux lois théodosiennes ; les païens y étaient nombreux et prêts à tout oser pour la défense de leur culte. Ils adoraient surtout le dieu de la pluie, nommé Marnas. Or il survint une sécheresse extraordinaire. Les idolâtres de Gaza attribuèrent cette calamité à l’arrivée du bienheureux évêque. En vain pendant sept jours invoquèrent-ils Marnas pour les délivrer de ce fléau. Porphyre, de son côté, prescrivit un jeûne solennel aux chrétiens, les réunit dans l’église pour passer une nuit dans le chant des psaumes et des litanies ; dès que le jour parut, il fit une procession, la croix en tête, dans la campagne. Lorsque les chrétiens rentraient dans la ville, une pluie abondante se mit à tomber. “Les païens, à la vue de ce miracle que Dieu daignait faire pour nous, prirent place dans nos rangs et crièrent : Christus vincit : le Christ a vaincu ; il est le seul Dieu véritable. ”

En  401, dans un voyage qu’il fit à Constantinople avec le métropolitain de Césarée, Porphyre obtient de l’empereur l’exécution des lois qui ordonnaient la destruction des édifices idolâtriques et défendaient la célébration des solennités immorales et obscènes du paganisme. Mais ce qui contribua le plus à convertir les infidèles, ce fut le spectacle des vertus du saint évêque. Il mourut le 26 février 421, après avoir gouverné saintement pendant vingt-quatre ans.