28 avril : saint Aphrodise, sainte Théodora et saint Didyme

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Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : Aphrodise était, dit-on, d’Hermopolis, en Egypte. Il eut le bonheur de loger chez lui les divins fugitifs, Jésus, Marie et Joseph, lorsqu’ils allaient en Egypte pour échapper à la fureur d’Hérode.


Eclairé, en ce pays de ténèbres, par un rayon de la lumière divine, il vint en Judée, et fut admis parmi les disciples de Jésus-Christ. Après l’ascension du Sauveur, il s’attacha plus particulièrement à saint Pierre, et le suivit à Rome.

De là, Aphrodise accompagna l’apôtre saint Paul, avec Serge-Paul, dans les Gaules, et fut sacré évêque de Béziers. Il évangélisa la contrée avec succès. Un jour que ce bon pasteur distribuait à son peuple le pain de la parole de Dieu, une troupe d’idolâtres, animés de fureur et de rage, se jetant au travers de l’assemblée, se saisirent de sa personne, et lui abattirent la tête, ainsi qu’à trois de ses coopérateurs, Caralippe, Agape et Eusèbe. Leur martyre eut lieu dans la rue Ciriaque, appelée depuis la rue Saint-Jacques, le 28 avril de l’an 35, la première année de l’épiscopat.

Il fut enseveli dans une petite chapelle qu’il avait consacrée sous le vocable de Saint-Pierre ; elle a été remplacée par une église plus grande, dans laquelle ses reliques reposent encore aujourd’hui. Cette église était la cathédrale de l’ancien évêché de Béziers, avant la construction de celle des Saints-Nazaire-et-Celse.

Dans la persécution de Dioclétien, le gouvernement d’Alexandrie condamna Théodora, jeune chrétienne d’une très bonne famille de la ville, à être exposée dans un mauvais lieu. A peine y fut-elle, qu’elle vit entrer un soldat, qui lui dit : “Ma soeur, je suis chrétien, comme vous ; j’ai pris ce déguisement pour vous sauver. Donnez-moi vos habits, prenez les miens. sauvez-vous à la faveur de l’obscurité, et je resterai ici à votre place.” Théodora fut délivrée par ce moyen.

Le gouverneur, l’ayant appris, condamna Didyme (c’était le nom du jeune homme) à avoir la tête tranchée. Théodora accourut au moment de l’exécution : elle voulait mourir à la place de son sauveur: “il y eut, entre eux, dit saint Ambroise, une héroïque contestation.” Ils obtinrent tous deux ce qu’ils désiraient : les bourreaux les décapitèrent l’un et l’autre en 304.