6 mars : sainte Colette

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Sanctorum, édition originale du XIXème siècle : Colette vint au monde à Corbie, diocèse d’Amiens, le 18 janvier 1380. Son nom de famille était Boilet. Ses parents lui donnèrent au baptême le prénom de Colette, c’est-à-dire, petite Nicole, par dévotion pour saint Nicolas.


Dès l’âge le plus tendre, Colette se tenait toujours en la présence de Dieu, priait avec ferveur, pratiquait de grandes austérités et faisait déjà des actes de charité. On la vit souvent se priver de ses repas pour les donner aux pauvres.

Après la mort de ses parents, elle renonça au monde, entra d’abord chez les Béguines, puis dans le tiers ordre de Saint-François, et vécut près de quatre ans en recluse, dans une cellule, à Corbie. Elle couchait sur la dure et reposait sa tête contre un tronc d’arbre.

Elle quitta sa retraite sur ordre de ses supérieurs, pour aller recevoir à Nice, l’habit de Sainte-Claire, des mains de Benoît XIII, qui lui donna li tire de supérieure générale des Clarisses, avec mission de rendre à cet ordre son ancienne splendeur. L’entreprise était hérissée de difficultés ; sa constance les surmonta : bientôt on vit fleurir en Savoie, en Bourgogne, en France, en Flandre, en Espagne, l’ordre des pauvres Clarisses ou Colétines.

Colette usa de toute son influence pour obtenir l’observation de cette loi du dimanche et des fêtes, qui intéresse à la fois la gloire de Dieu et le bonheur des hommes. Comme saint François, elle avait une affection surnaturelle pour les créatures, qui portent les traces de la toute-puissance du Créateur et nous invitent à célébrer ses louanges. L’alouette, qui s’élève en chantant vers le ciel, lui semblait parfois une image de nos aspirations vers Dieu. Un jeune agneau s’était attaché à elle et la suivait partout : il lui représentait l’Agneau sans tache, et s’agenouillait au moment de la consécration, comme sa sainte maîtresse.

Sainte Colette mourut le 6 mars 1447, à Gand, dans l’humble couvent de Bethléem. Son corps demeura flexible, et son visage revêtit une beauté ravissante. Pie VII la canonisa en 1807. On vénère ses reliques à Poligny, en Franche-Comté.