A Lyon, les “verts” vont-ils végétaliser les hideux poteaux de Buren?

dans Arts & Lettres & Chansons

Qu’en faire de ces hideux poteaux du Pol Pot de l’art français nommé Buren  et que vous voyez sur l’image jointe ? Ils défigurent la Place des Terreaux à Lyon, mais ils sont inamovibles par nature et par contrat entre la Ville de Lyon et l’artiste. Ils sont inaltérables et destinés à rester là encore des centaines d’années. Alors que la fontaine de Bartoldi, que vous apercevez en arrière-plan, a été déplacée selon les vœux de Buren, pour être en harmonie avec l’alignement de ses 15 poutres verticales de béton à section carrée.


Rédaction NSP
NICOLE ESTEROLLE

Outre leur laideur patente et leur stupidité formelle, ces poteaux ont cela de maudit, qu’ils sont indéplaçables et non-séparables de leur environnement actuel, puisque ce sont des œuvre « in situ ». L’in situ étant un concept  inventé par Buren dans les années 80 qui permet à l’oeuvre de phagocyter son contexte  de telle sorte que l’environnement fasse partie de l’œuvre et que , si les deux sont dissociés , cela n’ait plus aucun sens,  le sens en l’occurrence étant le non-sens consubstantiel des travaux de Buren en général et de ces poteaux d’exécution de l’art français, mais qu’importe! Comprends-tu  maintenant , Ginette, pourquoi les lyonnais sont piégés comme des rats avec ces foutues érections bétonnées ?
Comme était piégée la municipalité Colomb, qui a dû, sous peine de grosses poursuites
Judiciaires menées par la grosse équipe d’avocats de Buren, débourser quelques millions d’euros pour réparer les dégradations subies par les rayures noir et blanc incrustées dans le sol, dégradations dues aux malfaçons d’origine dont l’artiste et son pote archi étaient pourtant  les responsables. Une municipalité à qui, de surcroît, on avait  interdit de planter des arbres sur la place pour ne pas altérer l’œuvre  « in situ » de notre plasticien national, lequel, redoutable procédurier, n’avait pas hésité à attaquer en justice un petit éditeur de cartes postales local, pour avoir publié une image de la place où l’on apercevait les fameuses verticalités bétonnées dont le droit à l’image était protégé, un peu comme si l’ensemble patrimonial de la place devenait la « propriété intellectuelle » de l’artiste conformément à la loi et au protocole de l’ « in situ ».
On imagine la stupeur et l’incrédulité des futures générations, quand on leur racontera , dans quelques décennies l’histoire atroce et ahurissante des poteaux de Buren à Lyon, au début du 21 ème siècle. Ils n’en croiront pas leurs oreilles, mais seront bien obligés d’en croire leurs yeux, puisque les inamovibles poteaux seront toujours là, comme preuve parmi d’autres de toutes les atrocités commise alors sur l’art et les artistes, au nom de coquetteries esthético-intellectuelles  à la mode « révolution culturelle » lango-mittérandienne de cette époque, et qui s’avérèrent redoutablement meurtrières dans le champ de création, comme elles le furent avec le même schéma idéologique en Chine et au Cambodge.
Redoutablement meurtrières également dans le champ de l’éthique et du juridique, car ces productions insensées, nées d’une dérogation aux lois esthétiques sous prétexte de libération de la création, bénéficiaient complémentairement  d’une totale dérogation aux lois morales et juridiques ringardisées, permettant toutes les magouilles, détournements, collusions, corruptions , conflit d’intérêts à tous les étages, de telle sorte que la vilénie  y triomphe sous toutes ses mises en forme possibles, pour une meilleure  contemporanéisation bureaucratico-financière de l’art. Un jour futur verra peut-être l’analyse du nauséabond imbroglio d’intérêts public-privé qui engendra ces ahurissants poteaux d’exécution du sens et de l’humain.
Nous n’en sommes pas encore là. Mais les Verts viennent de prendre la municipalité, et ce sont eux qui se plaignaient depuis longtemps que Buren avait bétonné la place de l’Hôtel de ville  et l’avait transformée en fournaise…
Alors il se dit aujourd’hui, qu’en attendant de pouvoir mener des investigations en amont pour comprendre les mécanismes de l’installation de ces invraisemblables impostures artistiques bétonnées, la municipalité à l’intention de végétaliser sans tarder la dite Place des Terreaux et de recouvrir les sinistres et verticales burenneries de joyeux et colorés rosiers grimpants.

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