A Rennes, le clandos est roi!

dans Zones occupées

L’association Un toit c’est un droit met une quinzaine de bâtiments vides de Rennes à disposition d’allogènes clandestins dont la demande d’asile a été rejetée. Ils sont logés “légalement” grâce à des conventions d’occupation.


Plus de 150 allogènes sont logés “légalement” dans des squats à Rennes, et des bâtiments en attente de destruction sont réquisitionnés le temps de quelques mois pour héberger des clandestins à qui a été refusé le droit d’asile. «La communication est un peu compliquée à cause de la langue, mais on s’entend très bien», commente dans la presse un quadragénaire ivoirien – sans doute un mineur isolé attardé –  logé par l’association. On rappelle tout de même que la plupart des ivoiriens parlent français et on se demande bien aussi ce qu’un ivoirien vient faire chez nous en tant que réfugié, à moins qu’il ne soit attiré par la perspective de se rouler les pouces aux frais et aux allocs de la république. Débouté de sa demande d’asile et de séjour, ce qui est parfaitement normal, il vit depuis un an dans une maison prêtée par la région Bretagne qu’il partage avec onze autres personnes. «Avoir un endroit où dormir est une grâce», ajoute-t-il. 

Une quinzaine de bâtiments sont gérés par Un Toit c’est un Droit, mais d’autres associations comme Utopia 56 occupent également des squats supplémentaires. Les bénévoles aident les occupants dans leurs démarches administratives. «C’est une des méthodes qu’on a inventées face à cette vague de personnes sans statu t: comme il n’y a quasiment plus de régularisations, la période où les gens sont dans une grande précarité s’allonge. Le logement est leur gros problème», a expliqué la présidente de l’association Armelle Bounya (ça ne s’invente pas). Ce qui est “un gros problème”, c’est la présence de clandestins sur notre territoire. La seule réponse devrait être l’expulsion.

Occupation soutenue par la gauche

Ce dispositif trouve son origine en 2016, lorsqu’Un Toit c’est un Droit avait investi une maison de retraite abandonnée en attente de démolition. 200 clandestins – hypocritement nommés “SDF” – y avaient été logés, bénéficiant d’un sursis de plusieurs mois pour évacuer les lieux. Soutenue par la mairie socialiste, l’association avait signé avec le promoteur une convention d’occupation temporaire des lieux. «On s’est battu bec et ongles pour respecter à la lettre notre engagement de quitter les lieux le 17 juillet 2017, en réussissant à reloger tout le monde», se rappelle Mme Bounya.

Avec l’intervention de la Fondation Abbé-Pierre, entre autres collabos, d’autres promoteurs immobiliers ont signé des commodats, lesquels précisent le nombre de personnes hébergées, la durée d’occupation et la date de remise des clés. Un système gagnant-gagnant, comme l’explique Stéphane Martin, directeur de l’agence bretonne de la Fondation Abbé-Pierre. «Leur plus grande crainte, c’est les squats: ça engendre des frais de justice et des délais. Avec le commodat, ils économisent les coûts de gardiennage, de vidéosurveillance et ils savent quand ils pourront récupérer leur bien». L’hypocrisie pro-invasion à son comble ! 

En clair, les associations organisent des squats, signent des conventions avec des propriétaires spoliés en leur promettant une date pour récupérer leur bien, la plupart du temps, dans un état abominable. Et naturellement, aucune contrepartie n’est prévue pour les réparations. 

Voilà qui va réjouir Nathalie Appéré, maire socialiste, qui a réussi à garder son poste en s’alliant au pire de la gauchiasse: EELV, PCF, on en passe et des plus rouges. Il faut dire qu’elle a autre chose à faire que gérer les squats, tout occupée qu’elle est  à créer un budget genré et à apprendre l’écriture inclusive.

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