Choisir son école d’art ou de l’art de socratiser les diptères

dans Arts & Lettres & Chansons

Avec son indépassable et notoire sens de la rigolade, la magazine d’art L’œil nous fait la promotion des écoles d’art où la peinture est interdite depuis longtemps …  dans ce numéro consacré justement au « RETOUR À LA PEINTURE»


Bien choisir sa pluri-bidularité : c’est l’intitulé de ces pages d’anthologie qui nous vantent, non pas la peinture, ringarde en soi , mais la pluri-bidularité créative à tout va, du bondage comme sur l’image, à la chatouille du scrotum, à la torsion du sens, à la gastronomie plasticienne, à la sodomisation des mouches, au « design thinking » pour un « humain augmenté », à l’immatérialité de l’inepte, au piano performatif à un doigt,  à la vie sexuelle de Catherine M, aux petits bouts de bois dans les” oneilles”, à l’actionnisme viennois… que sais-je encore…

« Reposer le question artistique au sein de l’école d’art….qui doit être un lieu de création, un endroit où il se passe des choses » (ben voyons Ginette !) nous déclare, avec enthousiasme et avec toute la véhémence requise, Pierre Oudart, le fameux apparatchik, actuellement directeur d’une Ecole d’art à Marseille, après avoir été délégué aux Arts Plastiques du Ministère. Ainsi , ma pauv’dame, va le monde de l’art officiel français !

 N’ACHOPPONS PAS SUR LE DISTANCIEL ! L’ART CONCEPTUALO-BIDULAIRE POURRA-T-IL CONJURER LA CRISE SANITAIRE ?

 « L’enseignement comme l’expérience de l’art achoppent sur le distanciel », a récemment déclaré  Emmanuel Tibloux, directeur de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris. Les FRAC, MAC et autres lieux d’enculturement des masses laborieuses réclament donc à grands cris et pétitions diverses une dérogation pour leur réouverture au public malgré le confinement .

Sans public ou presque, habituellement,  c’est bien le moins de demander cette faveur,  qui ne changera évidemment rien à la fréquentation et ne modifiera guère un nombre moyen de visiteurs qui ne dépasse pas celui du personnel employé au fonctionnement de ces augustes lieux. (si l’on ne compte pas le public « forcé » venant des écoles primaires , des lycées, des écoles d’art, des prisons, des Rotary-clubs,  des maisons de retraite, des comités d’entreprise SNCF ).

1200 agents employés dans l’appareil institutionnel ou adeptes du duchampo-bidularisme d’Etat ont déjà signé la pétition ci-dessous – 1200 , c’est un cinquante millième de la population française et c’est déjà considérable ! – pétition lancée par Emma Lavigne, Directrice du Palais de Tokyo, et qui à l’âge de 5 ans est « tombée dans la marmite de l’art contemporain » en entendant par hasard le fameux  quatuor de Stockhausen pour 3 casseroles et un hélicoptère…