Comment survivre à une attaque au couteau, acte 2.

dans Zones occupées
Vous sortez de chez vous, prenez le métro, entrez dans une gare, rejoignez votre voiture sur parking, tous ces mouvements dans des zones peu contrôlées sont aujourd’hui prétextes à agression, certaines précautions sont indispensables.
Rédaction NSP
Par kamouflages.com
  • Quand l’attaquant utilise la menace pour obtenir quelque chose – la victime aura même avantage à suivre ses instructions – : donner son portable, son portefeuille reste une sage décision à prendre sans hésitation, l’agresseur n’a pas le temps d’attendre que la police ou un « importun » intervienne et peut décider de vous frapper pour « accélérer » votre prise de conscience.
  • Le port d’arme est limité en France (ne pas confondre avec une détention) ou quasiment interdit par des personnes autres que des policiers et cela est valable pour un pistolet aussi bien que pour une canne épée ou une bombe lacrymogène car le port de ces armes implique que vous ayez anticipé votre défense et qu’elle ne soit plus légitime. Si c’est à domicile, la légitime défense peut mieux s’exercer (vous aurez quand même besoin d’une autorisation de détention pour une arme à feu ou d’un permis de chasse). Ce qui sera décisif ce sera le degré de surprise. Par exemple si l’agresseur fait usage d’un couteau alors qu’il est dans une zone de 7 mètres autour de vous, c’est vraisemblablement trop tard.
  • Vous pouvez improviser avec des armes par destination afin de conserver une distance avec votre agresseur. Il peut s’agir de clés ou de stylos tactiques à condition d’avoir une petite formation pour connaître quelques gestes de défense. Un parapluie incassable est plus indiqué car il permet de mettre l’assaillant à distance.
  • Il faut avoir la capacité de l’avoir très vite en main au moment où l’attaque survient, généralement lâche et soudaine, et pas au fond d’un sac à main. Parmi les armes improvisées les plus utiles on peut retenir : ceinture, lampe torche, bâton, barre de métal. Ne pas oublier de s’entraîner.
  • La plupart du temps vous n’aurez JAMAIS la possibilité de passer à l’offensive, vous aurez déjà de la chance si l’agression ne vous a pas mis sur la touche dés le départ.
N’oubliez pas que les choses se présentent toujours selon cette matrice Épée /Bouclier. Si vous n’avez pas de bouclier et que vous êtes encore vivant c’est probablement que vous êtes passé à l’offensive le premier donc : VOUS ETES L’AGRESSEUR ou dans la deuxième option l’attaque surprise vous a salement touché : VOUS ÊTES HORS DE COMBAT
  • Encore une fois l’attaque-surprise et l’impossibilité d’un recours à la fuite ne vous laissent pas de possibilités de vous mettre en situation offensive, dans ce cas seul un BOUCLIER tel que des vêtements de défense anti coupure/perforation ou des dispositifs pare balles aideront à votre protection de manière passive surtout si vous êtes attaqué par surprise.
  • Ayez toujours sur vous (dans un sac à dos de quoi donner les premiers soins suite à une attaque) il faudra généralement :
  • Appuyer sur les blessures au moyen de pansements spéciaux ou de garrots afin d’arrêter les hémorragies et en même temps appeler les secours.
  • Ne jamais retirer la lame ou l’arme contondante si elle est encore dans le corps de la victime, pour éviter d’aggraver une hémorragie.
  • Allonger la victime, vérifier sa blessure, elle peut être cachée ou même invisible
  • Au cas où l’artère fémorale est entaillée, on peut perdre 1/3 de son sang en moins d’une minute.
  • Ayez toujours sur vous ce memento, il est la clé des premiers soins
EN BREF
  • Les agressions ont quasiment toujours lieu dans des endroits confinés
  • La distance moyenne de l’agresseur est de moins d’un mètre, donc impossible à parer en première intention
  • On ne peut pas voir l’arme de l’agresseur
  • L’agresseur donnera en moyenne 1 à 2 coups de couteau par seconde (5 minimum en 5 secondes)
  • Statistiquement la plupart des blessures ont lieu sur la gauche du corps
  • Se sauver est la priorité, mais une fois le combat commencé, il faut savoir réagir
  • Avoir un « bouclier » est indispensable pour échapper aux premiers coups et espérer ou bien fuir ou se défendre