Cymès et les Uns … Joyeux et les Autres …

dans Réflexions & Histoire

En 2016, Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, avait lancé une concertation citoyenne, présidée par le professeur Alain Fischer, qui a finalement opté pour l’élargissement de l’obligation de vaccination des nourrissons et jeunes enfants « pour une période déterminée » …

Rédaction NSP
Claude Timmerman

C’est là qu’un certain nombre de médecins s’inquiétèrent de la présence connue de divers adjuvants, aux risques physiologiques bien connus, tels l’aluminium ou le formaldéhyde, et que le professeur Joyeux lança une pétition demandant un moratoire sur ces dispositions législatives. La pétition a été signée par plus de 1 140 000 personnes !

Il n’en fallait pas plus pour que l’Ordre des Médecins monte avec zèle au créneau et lance une procédure disciplinaire à l’encontre du Professeur Joyeux en vue de sa radiation (sic !) pour “mise en danger de la santé publique (…) en faisant douter davantage la population de l’intérêt de la vaccination”, selon le docteur Jean-Marcel Mourgues lors de l’audience à la Chambre Disciplinaire Ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon qui prononcera la radiation du professeur Joyeux le vendredi 8 juillet, à effet le 1 décembre 2016…

Une décision non commentée, en parfait jésuite, par le Conseil de l’Ordre, d’autant qu’elle fut immédiatement frappée d’un double appel (suspensif): celui attendu du professeur Joyeux, mais surtout celui du Conseil Départemental de l’Ordre de Montpellier car ses confrères locaux ont refusé de se désolidariser de lui !…
Il n’est pas inutile à ce stade de rappeler que l’Ordre des Médecins a été conçu très clairement pour protéger les médecins des plaintes dont ils pouvaient être l’objet avant d’apparaître aujourd’hui surtout comme une courroie de transmission des diktats gouvernementaux!

Le 7 octobre 1940, une loi du gouvernement de Vichy
crée le “Conseil supérieur des médecins”…

Le 24 septembre 1945, une ordonnance du Général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la république, révise cette première structure accusée (entre autres) de « collaboration au moins passive » et crée l’Ordre des médecins dont la principale mission est alors de veiller au « respect de l’éthique médicale ».
Durant soixante ans, les médecins se trouveront ainsi protégés les uns par les autres dans une structure fermée et obligatoire pour tout praticien qui pourra compter sur ses pairs pour le dédouaner au cas improbable où un quidam serait parvenu à porter plainte contre lui…
Les radiations étaient exceptionnelles et ne concernaient guère que ces rares médecins dits « marrons » qui pratiquaient des avortements ou des criminels notoires déjà par ailleurs traduits en justice …
L’inscription au tableau de l’Ordre est obligatoire pour exercer la médecine en France, sous peine de poursuites pour exercice illégal de la médecine (article L.4161-1 à 5 du code de la santé publique).

Elle est aujourd’hui demandée auprès du conseil départemental de l’Ordre des médecins dans lequel le médecin établit sa résidence professionnelle (article L.4112-1 du code de la santé publique).

Ce fut la grande époque du médecin-roi dont la morgue faisait considérer comme normal qu’un patient ne puisse pas savoir réellement de quoi il souffrait car jugé à priori incapable de le comprendre, ni d’accéder à son dossier médical !
Une période de rêve pour la profession où le concept même d’erreur médicale était inconnu, voire inimaginable …Une mentalité qui n’était pas d’ailleurs uniquement française …

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