De la décrépitude de l’art d’état en France

dans Arts & Lettres & Chansons

L’œuvre typiquement « contemporaine » avec poubelles cuites sur palettes en bois, présentée ci-dessus me semble parfaitement illustrative du grave pathos en phase finale affectant la création d’inspiration institutionnelle…


Rédaction NSP
Nicole Esterolles

Mais au-delà ou en amont de l’aspect effroyable de cette œuvre, ce qui est terrifiant aussi c’est de savoir :

Qu’il y en a des milliers du même esprit acquises à prix d’or depuis quarante ans dans les collections publiques.

Qu’elle a été réalisée par une artiste comme il y en a aussi des centaines du même type :  agents polyvalents du progressisme artistique d’Etat,  qui, non seulement produisent cet art, mais sont en même temps curators, discoureurs, membres de jury et enseignants en Ecoles d’Art…Dans un système clos sur lui-même et où la consanguinité dégénérative a fait les ravages que l’on constate avec cet ahurissant assemblage.

Que cette même artiste a eu le bonheur de voir un de ses agrégats de poubelles cramées choisis pour flotter dans un bassin du Château de Versailles.

Que les logiques et mécanismes à produire de telles exactions artistiques, à les légitimer, à les imposer à tous au nom d’on ne sait quelle déraison d’État, semblent persister sans contrôle, régulation, arrêt possible ou envisageable.

Que la malfaisance de l’art dit contemporain continue donc de plus belle, toujours plus , inventive et surprenante dans l’absurde, la provocation, le ridicule, la torsion du sens, la grossièreté, l’injure, l’abjection, le morbide, le mépris du public, et cette arrogante et constante stupidité, convaincue de sa supériorité intellectuelle, de son bon droit et de sa perpétuelle impunité.

Que cet art est d’autant plus inquiétant qu’il est le symptôme d’une maladie sociale plus globale et  concernant la survie de l’espèce humaine.

La question qui devrait donc se poser en urgence au législateur, s’il était courageux, lucide, responsable devant le peuple, et vraiment humain et républicain, serait donc celle-c-ci : Comment s’y prendre pour nettoyer, réformer, les structures institutionnelles, qui génèrent de telles ignominies publiques? …Par où et avec qui, commencer ce colossal travail de ré-humanisation de l’art par nécessaire éradication de l’imbécillité auto-satisfaite qui incruste tous les rouages de l’appareil institutionnel.

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