Deux Hongrois et un écrivain

dans NSP Express

Jean de la Fontaine, éveillé de son tombeau par l’effroyable odeur de corruption de la République, nous fait l’honneur d’une fable, peu sérieuse bien sûr, et pourtant …


Deux Hongrois à la République

De leur long nez faisaient la nique.

Tous deux plus magouilleurs, roublards

Que vilains larrons en foire.

L’un, grand et rose échassier

Affublé d’une femelle emperlousée

Se fit élire maire d’une cité

Pour mieux la monnaie engranger.

L’autre, vilain petit corbeau

Agita tant et si bien le Landernau

Qu’il atteignit le sommet le plus haut.

De leurs perchoirs dorés à l’or fin,

Dévorant la pitance des Gaulois

S’empiffraient les deux Hongrois

Dodus comme rats en cage

Gras comme lécheurs de fromage.

Un écrivain, dans sa sombre retraite

Ecrivait sans relâche pour dénoncer les traîtres.

Travailleur laborieux, fourmi de la vérité

Il jugeait de sa plume les élites apatrides

Qui, de la République, enfants trop gâtés

Jouaient sans cesse de leur langue bifide

Pour le Gaulois spolier et humilier.

Honnête autant que laborieux,

Notre écrivain écrivait sans cesse

Pour leur injuste puissance dénoncer mieux

Et au peuple expliquer leur bassesse.

Que croyez-vous qu’il arriva?

Ce fut l’écrivain qu’on embastilla,

Au nom des immortels principes

L’honnête homme subit le casse-pipe

Et dans une sombre geôle glacée

Fut illico par l’élite expédié.

Au pain sec et à l’eau, au mitard

Comme le dernier des bagnards.

Nos deux Hongrois, un peu trop gourmands,

Avaient cependant abusé le la pitance

Et après avoir volé abominablement

L’argent de la pauvre France

Durent, à la justice, rendre des comptes.

Ils comparurent sans honte

Tout d’or et de fausse candeur revêtus.

L’un évoqua de sa famille le grand malheur

Et s’en tira avec un bras d’honneur.

L’autre, fit pleurer sa moitié dans les gazettes,

Sûr ainsi de sauver sa vilaine petite tête.

Les deux paradent toujours dans la lumineuse lucarne

Tandis que sur l’honnête écrivain, le sort  s’acharne.

Disons-le en un mot :

L’élite cosmopolite, de la France, est le pire des maux

Et le bras séculier ne frappe que le pauvre agneau.

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