Du terrorisme artistique institutionnalisé

dans Arts & Lettres & Chansons

La terrifiante bouffée délirante de Franck Scurti s’installe au Grand Palais


Rédaction NSP
Nicole Esterolle

Qui paie l’opération ? C’est vous, c’est moi, c’est le peuple docile ou insoumis. C’est en effet Chris Dercon, grand commis de l’Etat, président de la Réunion des musées nationaux (RMN), qui a – de son propre chef ? Qui lui a suggéré ou imposé ça ? – proposé à ce vingt-cinquième couteau de l’art conceptualo-bidulaire officiel français, de faire de la nef du Grand Palais son atelier en juillet et en août… Une faveur exceptionnelle, quand les Salons historiques montrant des milliers de créateurs actuels ont du mal à obtenir ce lieu qu’ils paient pourtant très cher.
L’indépassable  Philippe Dagen, diva de la critique d’art collaborationniste, y va de son cirage de pompes  habituel en écrivant que le délirant de service  «  est un poète du débris, un obsédé de la récupération, un bricoleur railleur et sacrilège – de loin l’un des meilleurs aujourd’hui dans ce genre dont l’histoire commence avec Picasso, Duchamp et Schwitters. » Ben voyons Ginette ! …Comparer cet imposteur à Picasso, il faut vraiment avoir l’autorité indiscutable de Dagen et le soutien d’un régime totalitaire solide, pour oser proférer une telle monstruosité. démocratique,
Voici une vidéo où l’artiste nous présente ses cannettes dans un étui en peau de serpent boa… Il nous en explique la symbolique et ça vaut son pesant de crottes de nez.

Lartiste face à la crise 

Intitulé Au jour, le jour, son œuvre, réalisée in situ, permet au public de voir la création en train de se faire, et de maintenir un lien – malgré la distanciation imposée par la crise sanitaire et le respect des gestes barrières – avec l’artiste : « C’est la réponse, en acte, d’un artiste face à une situation de crise. (…) Il s’agit de remettre la parole de l’artiste au premier plan et de rendre public des moments, des sensations qui sont habituellement réservés au seul domaine privé », écrit-il. Ben voyons Ginettte.
ÉLOGE DE LA LAIDEUR, DE LA BÊTISE ET DE LA VULGARITÉ COMME SIGNES DE DISTINCTION SOCIALE
Dans cet exercice, le supplément M  dominical du Monde est le meilleur, car ça va bien avec les pubs pour les produits de luxe qui occupent la moitié de la pagination. La semaine dernière, on avait eu droit à la sœur Traoré en couverture.
Cette semaine c’est Elsa Sahal, la plus épouvantablement glaireuse  céramiste que l’appareil d’état ait pu excréter de ses entrailles, qui se voit consacrer deux pages signées Roxama Azimi, la groupie des financial-artists internationaux.
QUAND L’ART OFFICIEL, OBSCÈNE, VULGAIRE, BÊTE ET ARROGANT,  ENVAHIT L’ESPACE PUBLIC…
« UNE FIGURE PISSANTE, EN HOMMAGE À LA FÉMINITÉ TRIOMPHANTE ». Voici une oeuvre de l’exquise Elsa Sahal spécialiste en art sociétalo-questionnatoire  volontairement archi – moche et  vomitif . Elle est installée sur la Place Royale à Nantes dans le cadre de la manifestation « Voyage à Nantes », pour être imposée à la vue d’un public qui n’a rien demandé et commence déjà à protester. Cette artiste, coqueluche de FRAC est aussi professeur à l’école nationale d’architecture  de Versailles, et fait partie de l’écurie galerie Papillon…cette dernière étant présidente du fameux CPGA (comité professionnel des galeries d’art)…Comme quoi tout ce petit monde se tient fermement par la barbichette.
L’artiste déclare : « C’est une figure pissante, dont le titre est un pied de nez à l’urinoir de Marcel Duchamp. (….) Dans le flux continu du jet d’urine, il y avait l’idée que les petites filles aussi peuvent pisser dru, loin, et continûment. Et que cela, de façon ironique, peut se produire dans l’espace public où seules les urines masculines sont admises ! Il y avait un caractère manifeste dans cette sculpture, qui est peut-être la plus narrative, la plus bavarde et la plus féministe que j’ai pu faire. La figure pissante est un motif résolument masculin dans l’histoire de l’art, que beaucoup d’artistes femmes ont détourné depuis les années 1970 ». C’est dire l’âpreté et la radicalité de l’interpellation  sociétale émanant de cette monumentale glaire rosâtre.
Alors, bien sûr, quand le vulgum pecus nantais se sent violenté par cette esthétique de boucher-tripier, toute la communauté bobo-culturo-duchampo-gaucho identitaire insoumise (qui constitue les trois-quarts de la volaille bureaucratico-culturelle institutionnelle, exulte devant cette « Victoire de Samothrace » de la laideur comme signe de ralliement de classe. Cette arrogante obscénité  joue en effet ici à merveille sa fonction d’alliée objective ou de crétinerie utile à la non moins exquise Marine Le Pen, qui n’a même pas besoin de se baisser pour ramasser des paquets de voix pour les prochaines municipales.