Entretien avec l’ Abbé Salenave sur l’hystérie du coronavirus, la crise de l’église et la FSSPX

dans TradiNews

L’abbé Salenave s’est acquis depuis quelques années une certaine réputation dans le milieu de la dissidence nationale. Critique des puissants de ce jour, il dénonce  des errances de la Fraternité Saint Pie X qui selon lui « s’acoquinerait presque avec la hiérarchie libérale et mondialiste du Vatican pour un plat de lentilles ou une reconnaissance canonique ». Il  s’est même offert le luxe de faire le buzz avec  sa dernière vidéo intitulée « La crise actuelle et la marque de la bête, » déjà visionnée plus de 156 000 fois sur youtube. Rencontre avec un prêtre résistant qui ne mâche pas ses mots sur la décadence de l’Eglise post-conciliaire et la grande supercherie de la « crise » du Covid-19.


Rédaction NSP
Jean-Louis Dutertre

Monsieur l’abbé, vous avez récemment fait l’objet d’un certain phénomène  « viral » avec votre dernière vidéo à propos du Covid-19 et des réponses des élites mondialistes, pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?
Je suis prêtre depuis 2001, année où je fus ordonné au séminaire d’Ecône fondé par Monseigneur Lefebvre. J’exerce pour l’heure mon ministère sacerdotal auprès de la communauté des dominicains d’Avrillé, et particulièrement auprès des séminaristes placés sous la direction de Monseigneur Faure (un des trois évêques ordonnés depuis 2015 par Monseigneur Williamson). Je m’occupe surtout de la gestion financière et matérielle du séminaire. Bien entendu, j’exerce également mes fonctions de prêtre auprès de groupes de catholiques fidèles à  travers la France, et je vais à leur rencontre tous les weekends. Nous avons notamment un groupe important en Belgique où je me déplace régulièrement. Je m’occupe également d’un petit apostolat sur internet (le site « Reconquista »  par le biais duquel je fais passer les dernières informations de la fidélité francophone ainsi que la feuille hebdomadaire de Mgr Williamson « Kyrie Eleison ».

Pouvez-vous rappeler les conditions dans lesquelles s’est déroulé le chapitre général de la Fraternité Saint Pie X en 2012, qui a abouti à un changement de la ligne de la Fraternité sur un éventuel ralliement à la Rome moderniste ?
Le processus de normalisation de la Fraternité est en réalité plus ancien, on peut le dater du début des années 2000. Cette politique des petits pas et d’adaptation aux exigences de Rome a été mise en œuvre sous l’égide du GREC (le Groupe de Réflexions Entre Catholiques, organe œcuméniste de la Rome conciliaire destinée à préparer la réintégration canonique de la Fraternité). Dans ce groupe l’on trouve des prêtres ralliés, d’autres de la Fraternité et même des prêtres modernistes. Tout cela s’est déroulé sous l’œil bienveillant de Mgr Fellay, qui était alors supérieur général de la Fraternité Saint Pie X (fonction qu’il a exercée durant deux mandats). On peut dater cependant l’accélération de ce processus de normalisation à l’année 2012 : dans le courant de cette année Mgr Fellay a entretenu des échanges secrets avec les autorités conciliaires dans le but d’aboutir à un ralliement effectif de la Fraternité. Il rédigea à la suite de ces échanges une déclaration doctrinale pour manifester sa volonté de se réconcilier avec les autorités romaines. Cette déclaration fut alors dénoncée par les trois autres évêques sacrés en 1988 par notre fondateur Mgr Lefebvre. Ce fut un grand choc dans la fraternité, dont nous ne sommes toujours pas remis.
Face à cette opposition grandissante, certains de mes confrères ainsi que Mgr Fellay furent obligés de rétropédaler. Benoît XVI avait alors pris conscience du désaccord à l’intérieur de la Fraternité et il déclara que le temps n’était pas encore venu pour une réintégration dans l’Eglise conciliaire. Il demanda alors à la fraternité de signer une reconnaissance doctrinale du concile avant tout accord. C’était un moyen de renvoyer à plus tard les discussions sur la politique suivie par la fraternité tout en continuant à avancer à pas de velours.
 Mais le pire était à venir ! Le chapitre général réuni en juillet 2012 a été le concile Vatican II de la fraternité ! C’est au cours de cette réunion qu’a été envisagée pour la première fois la possibilité de réintégrer l’Eglise du concile sans accord doctrinal mais par un simple accord pratique (on a beaucoup parlé récemment d’une éventuelle « prélature personnelle » sur le modèle de l’Opus Dei). La fraternité ne s’en est toujours pas remise…
Monseigneur de Galaretta s’est rapidement plié à ces directives. En ce qui concerne Mgr Tissiers de Mallerais, qui était au début très réticent à consentir à cette nouvelle ligne de conduite, cela a pris un ou deux ans. Mgr Williamson s’est en revanche vivement opposé à ce retournement et cela a été la véritable cause de son renvoi (rappelons que Mgr Williamson fut exclu de la Fraternité saint Pie X suite à une interview dont un extrait significatif diffusé par CBS assurait qu’il « ne croit pas que des juifs ont été envoyés en chambre à gaz durant l’Holocauste », ce qui déplut à la direction de la Fraternité). Mgr Williamson refuse tout ralliement pratique sans accord doctrinal, il suit en cela la ligne tracée par Monseigneur Lefebvre envers la Rome moderniste. Ne le connaissant pas encore personnellement, j’ai tout de même décidé de m’engager dans la bataille en fondant le site « Antimodernisme » qui rappelait la nécessité qu’un accord doctrinal et dogmatique intervienne avant toute discussion de réintégration dans le cadre du droit romain actuel. Mais bien sûr Mgr Fellay n’a pas voulu faire marche arrière et admettre qu’il a pu avoir tort. Mes supérieurs, après avoir découvert que je gérais ce site m’ont alors enjoint de le fermer, et je me suis exécuté par obéissance.
Mais l’affaire a pris un autre tour au mois de février 2013 lorsque l’abbé Rioult (dont nous avons récemment diffusé l’article sur le devoir de résister à des autorités injustes) a publié la lettre des 37 prêtres contre Menzingen (siège de la Fraternité en Suisse). Nous avons été désigné, l’abbé Pinault, l’abbé Rioult et moi-même comme les responsables de la diffusion de cette lettre, alors que je n’avais en aucun cas contribué à sa rédaction. Nous avons été isolés et envoyés dans des lieux de retraites différents, pour ma part j’ai été assigné à résidence à Albano (ville italienne près de Rome) auprès de l’abbé Petrucci qui n’a pas été très honnête avec moi. L’abbé Rioult, pour sa part, ne voulut pas se soumettre refusant de se retrouver comme un lion en cage. Pour l’abbé Pinault et moi, en revanche, il s’est agi de faire de ce procès une tribune (on peut retrouver l’intégralité des actes de ce procès kafkaïen dans le livre « Quel droit pour la tradition catholique ? » publié en 2014). Nous avons alors dénoncé les nouvelles orientations de la Fraternité. C’est à ce moment-là que s’est formé un noyau dur de « résistants » au sein de la fraternité, car nous avons mis au jour la tradition feutrée des autorités de la fraternité.

 Vous employez le mot de « trahison » pour désigner la déviation doctrinale de la Fraternité et particulièrement de ses dirigeants. Quelles sont pour vous les raisons plus profondes de cet écart et de cette volonté pathologique de réintégrer les structures romaines ?
En réalité, les libéraux et en premier lieu Mgr Fellay qui a été le chef de ce parti n’ont pas compris que l’on a affaire depuis Vatican II à une nouvelle église. Mgr Lefebvre identifiait les signes de cette néo-église dans les nouveaux catéchismes (surtout celui publié universellement pour toute l’église par Jean-Paul II en 1992), la nouvelle messe que Mgr Lefebvre appelait « la messe de Luther » ainsi que le nouveau code de droit canon de 1983. Mgr Fellay s’est mis à considérer que l’église conciliaire n’est qu’une église catholique un peu malade. Il ne se rend pas compte ou il ne veut pas se rendre compte que l’on a pourtant affaire à des ennemis de l’Eglise qui ont mis en place un véritable monstre moderniste. Comme le disait Mgr Lefebvre à ses fidèles et ses séminaristes, toutes les couches de l’Eglise ont été contaminées par ce virus et on retrouve désormais des modernistes à tous les étages de la hiérarchie conciliaire. C’est pour cela que Monseigneur Lefebvre demandait à ce qu’on attende la conversion authentique du chef visible de l’Eglise au catholicisme intégral avant d’envisager un quelconque accord. C’est ce qu’il déclare dans sa déclaration de 1974 qui initia la résistance anti-moderniste et le sermon des sacres de 1988, « illicites » selon la Rome moderniste. On ne s’est d’ailleurs pas beaucoup soucié du fait que Mgr Lefebvre n’était pas compris dans la levée des excommunications opérée par Benoît XVI ! Notre fondateur pouvait rester en retrait, excommunié et au ban de l’Eglise, ça n’a pas beaucoup dérangé la direction de la Fraternité… Oui, Mgr Fellay est un traître ! Il a trahi le testament de Mr Lefebvre avait légué aux évêques qu’il avait ordonnés. Il a nommé tous ses amis accordistes aux postes de direction de la Fraternité. Ses conceptions autour du ralliement sont passées dans l’esprit de mes plus jeunes confrères et c’est très grave !

 Vous dites que la Fraternité considère désormais l’église comme un corps sain « un peu malade ». Comment s’est opéré ce grand renversement qui semble se départir fortement des imprécations de Monseigneur Lefebvre sur une église « infiltrée par la franc-maçonnerie » et convertie au pire modernisme ?
Après le chapitre de 2012, la Fraternité n’a plus envisagé l’Eglise conciliaire comme un corps malade mais l’a considérée comme l’Eglise du Seigneur, seulement traversée par un courant moderniste à combattre. L’abbé Gleize, l’un des principaux théologiens de la Fraternité, a alors justifié théologiquement le ralliement à l’Eglise conciliaire dans un texte publié notamment sur « la porte latine » (le site du district de France de la Fraternité) et le « courrier de Rome » en date de  février 2013. Intitulé « Peuton parler d’une église conciliaire ? », cet article tente de justifier les assertions troublantes du supérieur général. Mgr Tissiers de Mallerais a publié alors une étude théologique dans la revue  Sel de la Terre (revue trimestrielle des dominicains d’Avrillé) : “Y a-t-il une église conciliaire? ” Il était alors le plus vaillant défenseur de la vérité catholique. Pour lui, nous avons affaire à un « monstre conciliaire ». Mgr Williamson utilisera quant à lui le concept de « pomme pourrie », et nous serions contraints de rester dans la partie saine pour sauver nos âmes. C’est de loin la meilleure compréhension possible des propos de Monseigneur Lefebvre.
Les ralliés et les ralliéristes ne sont pas tous de mauvaises gens, mais ils n’ont pas compris qu’ils traitent avec un monstre. La Fraternité a imposé depuis quelques années l’usage du nouveau code de 1983 qui confond des règles authentiquement traditionnelles et des conceptions pour le moins douteuses voire franchement douteuses issues du concile Vatican II. Or pour appartenir à n’importe quelle société il faut obéir à ses lois, c’est pourquoi la Fraternité tend à s’aligner de plus en plus sur ce nouveau code de droit canon que Mgr Lefebvre avait déjà condamné à sa parution sous le pontificat de Jean-Paul II et duquel il avait affirmé qu’il était la réforme la plus grave après le concile.   Nous avons été jugés M. l’abbé Pinault et moi-même à l’aune des dispositions de ce nouveau code.

Que pensez-vous de l’intégration  dans la Fraternité de Mgr Huonder qui fut entre autre « président délégué de la Conférence épiscopale suisse pour la « commission de discussion judéo-catholique » et un grand thuriféraire du dialogue inter religieux et de la déclaration Nostra Aetate (« La déclaration Nostra Aetate ne doit pas être considérée comme une trahison de la foi chrétienne.Elle est amicale, elle est pacifique. Elle est ouverte.Elle est de bonne foi, bienveillante… ») ?
Mgr Huonder a été accepté en retraite dans un couvent de la Fraternité. Il est aujourd’hui accepté par la tendance dominante de la Fraternité. C’est un témoignage probant de la politique ralliériste qui a pris le pouvoir dans la Fraternité. C’est l’oeil de François dans la Fraternité. La Fraternité, en revanche, ne soutient pas les évêques qui s’élèvent contre la dictature sanitaire. Mgr Vigano par exemple qui s’est explicitement élevé contre ce « nouvel ordre sanitaire mondial » n’a reçu aucun soutien des médias de communication de la Fraternité. Il y a quelque chose de très politique dans cette occultation des faits… Quant aux fidèles de la Fraternité ils ne semblent pas encore avoir compris la nécessité de se battre contre ces nouvelles orientations.

Pensez-vous que les fidèles, déconcertés par le vieillissement des évêques de la Fraternité et qui s’inquiètent que la maison générale n’ait toujours pas fait état d’une quelconque velléité d’ordonner de nouveaux évêques, se placeront sous l’égide des évêques ordonnés par Mgr Williamson ?
Pour l’instant cela ne semble pas être le cas, et peu de  prêtres et  de fidèles envisagent cette possibilité. Mais le temps s’écoulant se posera la question de l’attitude à tenir envers Rome. En effet, les fidèles ont peur de devoir recommencer le travail à zéro. Grâce aux efforts fournis et à l’argent investi ces dernières décennies, ils ont pu construire de belles écoles et des prieurés confortables. On constate en outre un certain embourgeoisement dans les attitudes et les mentalités. Comment trouver alors la force de se lever pour les droits de Dieu et la conservation du dépôt de la foi ?

A ce propos, quelles sont selon vous les conséquences de ce processus de libéralisation à l’intérieur de la Fraternité sur la vie morale des fidèles et l’ardeur de leur foi ? Cette politique néfaste n’a-t-elle pas impacté significativement le moral des jeunes traditionalistes ?
On a en effet affaire à une nouvelle génération qui a reçu de façon paisible les enseignements de l’Eglise et n’a pas eu à se battre pour vivre de la foi des apôtres, face aux attaques du mondialisme. Or cette jeunesse peu préparée devra à l’avenir faire preuve de courage pour ne pas tomber dans le piège de ces ennemis séculaires de l’Eglise. On a vu que l’hystérie sanitaire s’est accompagnée de la fermeture des églises, cela témoigne de l’opposition frontale de ces élites à la foi catholique. Je crois aussi que mes anciens confrères n’ont pas pris la mesure de la situation. Ils préfèrent faire l’unité dans leur société religieuse et leurs familles plutôt que l’unité dans la doctrine et l’adversité, faisant preuve d’une mollesse blâmable. J’ai pu remarquer également que les séminaristes ne sont pas du tout formés à propos de ceux que Mgr Lefebvre appelait lui-même « les ennemis de l’Eglise ». En six années de séminaire je n’ai par exemple eu qu’une seule évocation du judaïsme rabbinique, et encore était-ce dans une conférence spirituelle donnée par l’abbé de Jorna et non pas lors d’un cours où les tenants et aboutissants de cette croyance eussent été traités en profondeur. On nous renvoie à des rayons de bibliothèque que beaucoup de séminaristes ne prennent simplement pas le temps de consulter. Il y a donc de graves déficiences au niveau de la formation. Ce serait pourtant un bon moment pour faire découvrir aux jeunes qui aspirent au sacerdoce l’étendue du problème !

Merci Monsieur l’abbé ! Nous aimerions désormais vous interroger sur votre dernière vidéo qui a fait un véritable buzz sur internet et qui a été reprise par certaines personnalités du milieu dissident. Comment expliquez-vous le succès de cette vidéo dans des cercles pourtant pour certains assez éloignés de l’Eglise ?
Cette vidéo intervient dans un contexte précis : celui d’une « terreur sanitaire » qui fait dangereusement penser à la Grande Terreur organisée en 1789 par les loges maçonniques et leurs relais provinciaux (voir à ce propos le livre d’Augustin Cochinsur Les sociétés de pensée et la démocratie moderne; Etudes d’histoire révolutionnaire). Ce qui était vrai au niveau national l’est aujourd’hui sur le plan international. Le mécanisme est le même, on voit que cette révolution a été planifiée au niveau mondial et qu’elle a pu bénéficier de puissants relais médiatiques et financiers pour se mettre en place, de la Chine aux Etats-Unis. Je regrette pour ma part qu’un grand nombre de fidèles catholiques formés à la contre-révolution n’aient pas fait œuvre de discernement face à cette manipulation médiatique. Ils n’ont pas perçu la nécessité d’une résistance aux ordres injustes qui nous sont donnés de la part des autorités sanitaires et politiques. Les seuls à avoir dénoncer cette hystérie qui sert les plans du mondialisme n’ont pas été relayés par la Fraternité, et ce sont Monseigneur Vigano et Monseigneur Williamson. Le second nous donnera sûrement d’ailleurs son interprétation de la situation quand nous disposerons de davantage d’éléments comme il fait d’ordinaire dans ses commentaires de l’actualité politique mondiale. J’ai écouté l’un des sermons de l’abbé Puga donné pendant la période de confinement à saint Nicolas du Chardonnet. C’était intéressant mais cet abbé emploie tout de même le terme de « pandémie » pour décrire une maladie qui n’est absolument pas comparable au choléra ou à la peste noire qui firent tant de victimes en Europe… La Fraternité et de nombreux prêtres ralliés ont d’ailleurs fait célébrer des messes « en temps d’épidémie » pour demander la miséricorde de Dieu et la fin de cette maladie. Ce n’est pas sérieux, s’il faut prier c’est bien plutôt pour se protéger des ennemis de l’Eglise et de la civilisation chrétienne. Il faut prier pour leur conversion car ce sont eux qui organisent cette pandémie et l’hystérie qui l’entoure et ils en sont les seuls responsables.

Pensez-vous que notre monde approche de la fin des temps décrite dans l’Apocalypse et si souvent annoncée dans l’histoire en période de crise ?
Nous sommes dans tous les cas dans une période qui nous rapproche nettement des derniers temps. Mais avant cela la sainte Vierge a annoncé à Fatima que la Russie devait être consacrée par un saint Pape à son Cœur Immaculé. Il y aura donc un temps de paix et d’exaltation pour la sainte Eglise avant la persécution des derniers temps. Toutefois, j’ai cru de mon devoir d’annoncer aux fidèles ce qui pourrait arriver (notamment suite aux révélations sur la volonté de vacciner massivement la population mondiale avec la possibilité d’implanter des puces ou des substances qui permettraient un fichage global des peuples). Pour consacrer la Russie au cœur immaculé de Marie, le pape devra rejeter la collégialité instituée lors du concile Vatican II car cet acte sera un signe de volonté pontificale. Nous sommes comme le décrit Monseigneur Williamson dans ses conférences et ses écrits à la fin de la Vème période de l’Eglise, nous commençons le VIème âge de l’Eglise qui sera un âge glorieux avant le VIIème âge qui verra l’arrivée de l’Antéchrist et le retour glorieux de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Face à la polyphonie des réactions et à l’absence d’un pouvoir directeur dans l’Eglise, beaucoup de fidèles se trouvent désemparés et ne savent comment réagir aux événements récents. Quelle doit être l’attitude d’un laïc catholique en ces temps de crise ?
J’aime à rappeler ces propos du père Calmel : « nous avons tous une part d’autorité donnée par le bon Dieu ». Ceci, que nous soyons prêtre, religieuse ou père et mère de famille ! Il nous faut aller jusqu’au bout de notre devoir d’Etat et si nous sommes fidèles et que nous suivons la volonté de Dieu, sa grâce ne nous manquera pas pour l’accomplir. Un père de famille ou bien un médecin n’ont pas le droit d’abdiquer. Chacun doit assumer ses responsabilités. Un médecin ne peut en conscience administrer un vaccin qui serait dangereux ou prescrit pour des raisons obscures à son patient, il ne peut également réaliser des tests qui pourraient violer la confidentialité et le droit de chaque personne à la protection de sa vie privée. Il faut dans ces cas douteux s’en remettre au jugement individuel, en conscience, et choisir le parti le plus sûr (« tutioris »). Le médecin ou le père de famille ne peuvent se décharger de leurs responsabilités sur des autorités anonymes et irresponsables.
D’autre part les fidèles doivent refuser la logique de l’isolement et de l’atomisation de la société. Les hommes sont des « animaux sociaux » comme l’enseigne Aristote et il est dans notre nature de nous lier et de former des communautés. Aucune loi ne saurait nous empêcher durablement de nous réunir pour exercer notre liberté de culte ou tout simplement vivre en tant qu’hommes ! Pour ceux qui le peuvent il est également urgent d’opérer un salutaire « retour à la terre » et de réapprendre à vivre de façon autonome en cultivant son propre jardin et en se procurant soi-même les moyens de sa subsistance. Il faut surtout garder confiance : Dieu veille par sa Providence sur ceux qu’Il aime, et cette pensée ne doit jamais nous quitter en ces temps difficiles !

Les initiatives de la fidélité catholique (pèlerinage du Puy, fondation de prieurés…) se multiplient partout en France. Comment peut-on vous joindre pour prendre contact avec vous et vos confrères ?
Il ne faut surtout pas hésiter à nous contacter ! Nos adresses mails et nos contacts sont disponibles sur les sites « Reconquista» et « France Fidèle » . Nous disposons d’un secrétariat qui se fera une joie de vous renvoyer au prieuré le plus proche pour que vous puissiez prendre contact avec un prêtre fidèle à la foi intégrale de l’Eglise et à l’héritage du combat de Monseigneur Lefebvre. De nombreux confrères comme l’abbé Pivert ou l’abbé Rousseau développent des centres de messe. Il ne faut surtout pas négliger de faire ce premier pas et de s’intégrer dans des communautés vivantes et saines ! Il est important d’être bien entouré quand tout semble s’effondrer autour de nous.


Un conseil de la rédaction: Inscrivez-vous au rosaire continu .


Pour une information libre
€10.00

Derniers articles TradiNews

Haut De Page