Ezra Furman : un artiste juif, transgenre inspirant

dans Zones occupées

Connaissez-vous Ezra_Furman? Jeune rockeur-euse originaire de Chicago, il est probable que vous n’ayez jamais entendu parler de cet artiste « gender-fluid ». Mais vos enfants peut-être si. Et il est toujours utile de savoir ce que regardent vos enfants …


Rédaction NSP
Franc sudiste

En l’occurrence, Ezra Furman est un jeune homme mal dans sa peau (pardon, en recherche de son identité sexuelle) qui nous offre de précieuses leçons sur la vie morale et politique. Comme un autre auteur-compositeur de talent, Serge Gainsbourg, né Lucien Ginsburg, notre icône pop ose s’ouvrir de ses difficultés et de ses doutes pour éclairer prophétiquement le monde. Après tout, « Quiconque regarde Israël sans haine voit qu’Israël est l’une des lumières du monde et que la lumière d’Israël éclaire le monde. Ce qu’Israël a accompli en sept décennies devrait émerveiller. Ce qu’Israël a apporté au monde (je donne le détail dans mes livres) devrait impliquer de la gratitude », comme l’exprimait Guy Millière dans un article de Dreuz . Tant il est vrai que le vieux Ginsburg nous a donné dans le clip « Lemon incest » une belle leçon en matière de relation père-fille, affalé sur un autel où la jeune fille semble se donner à son paternel. Serait-ce une façon toute particulière d’obéir au quatrième commandement du décalogue mosaïque : « Honore ton père et ta mère » ?


Portrait de famille d’Ezra Furman 

Un article du Telegraph  en date du 7 février 2018 signé par Patrick Smith nous éclaire un peu mieux sur la personnalité de cet artiste remarquable. Le journaliste nous décrit une âme torturée dont les titres sont « cruellement révélateurs à propos de sa dépression, de sa « gender-fluidité » et du fait d’être juif ».Mais, dit Furman, l’obsession n’est pas simplement musicale”. Son dernier album  s’intitule «Transangelic Exodus ». Drôle de façon de mêler la transidentité condamnée explicitement dans la Bible (« Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel, ton Dieu », Deutéronome 22.5) et la nature immatérielle des saints anges de Dieu. On connaissait l’ange faisant la bête avec Pascal, nous apprenons aussi que la bête peut jouer à l’ange…
« Furman » est « un rocker juif observant qui refuse de jouer le vendredi » (jour de Shabbat), « qui s’identifie comme bisexuel et que l’on peut voir avec quelque probabilité en mini jupe et avec du rouge à lèvre aussi sûrement qu’en blazer et en chemise ». « Une kippa couvre partiellement la frange de ses cheveux noirs » (le jour de l’entretien accordé au journaliste du Telegraph). Passé ce portrait robot qui allumera en vous soyons-en sûr une irrépressible envie de découvrir cet artiste stellaire, nous pouvons vous donner un aperçu de sa musique. Un de ses clips les plus visionnés sur la plateforme Youtube- dirigée rappelons-le par sa coreligionnaire Susan Wojcicki  –  est intitulé “I wanna be your girlfriend. Il y conte, en dansant dans les bras d’un jeune noir, sa peine devant la perplexité du jeune homme dont “iel” tombe amoureux-se. Cette présence de la diversité constitue bien entendu une apologie du métissage comme on le voit de façon systémique dans les productions hollywoodiennes et dans la publicité. Comme un parfum de progrès et d’illumination ?
Bref, revenons-en aux paroles de cette chanson devant laquelle je confesse avoir versé plus de larmes que n’en compte mon pauvre corps :
Alors que tous mes amis cultivés dénient tous Dieu
Moi, je n’ai qu’une ambition
Je reste assis tout le jour en rêvant
Que le vrai moi soit celui que tu veux.
Je veux être ta copine
Je veux marcher dans la rue à ton bras
C’est ça, ancien petit moi, je veux être ta copine,
Et laisser derrière ce monde sans amour que je connais”.
Comment ne pas célébrer, en chantant en choeur ce cantique du nouveau monde, la normalisation de ces amours pures et naïves qui feraient passer les soupirs de La Nouvelle Héloïse pour des exclamations creuses ? Cela devrait nous toucher, l’année même où nous fêtons avec la communauté LGBT les trente ans de la suppression de l’homosexualité du DSM qui répertorie les maladies mentales susceptibles d’accompagnement et de traitement psychiatrique.

La « gender-fluidité » d’Ezra 

Vous l’aurez compris, Ezra n’a pas peur d’afficher sa double identité qui rappelle bien entendu l’androgyne primitif du Banquet de Platon. La longue culture indo-européenne dont parlait peut-être François Bousquet lorsqu’il sommait récemment les nationalistes à s’inspirer du « coming out» de la communauté gay   pour s’affirmer en tant que militants nationaux. Gageons que cela jettera dans l’effroi les ennemis de la France…
Cette idole des jeunes intersexuels est intarissable sur sa « gender-fluidité ».
Véritable don des dieux, elle serait d’après une interview donnée au Guardian en 2015 « une impulsion qui transcende les rôles qui ont été préparés pour nous, et qui conduit les artistes à subvertir l’expression de genre que l’on attend d’eux ». Le jeune homme-femme s’est d’ailleurs défini comme « gay et pansexuel » (« omnisexual »). La pansexualité, que certains fachos n’hésiteront pas à qualifier de déviance étrange (tant cette hydre renaît toujours lorsque toutes ses têtes semblent avoir été arrachées) est « une orientation sexuelle caractérisant les individus qui peuvent être attirés, sentimentalement ou sexuellement, par un individu de n’importe quel sexe ou genre » .
Définition gender-sceptique toutefois, car elle nie la possibilité d’aimer un tiers genre ou un non-genre dérangé (dégenré).
L’artiste dresse ensuite la généalogie de cette promotion exacerbée du transgenre dans la musique mainstream. Rivalisant avec Alain Escada dont le livre Théorie du genre  – que nous recommandons fortement par ailleurs – n’avait pas suffi à mesurer l’immensité des prétentions de ce mouvement émancipateur. Ainsi, « David Bowie a été un défenseur de l’androgynie bien plus zélé que Lou Reed, et il a plus qu’aucun autre rendu « trendy » (à la mode) la féminité mâle dans la musique rock. »
La belle histoire continue car « dans les années 80, le standard dans la musique pop-rock était pour les hommes de s’habiller « glam » et de se mettre du maquillage” (le chanteur de Dead or Alive prendra tellement cela au sérieux qu’il lui prit de devenir une femme lui aussi…) ».
Même si, horresco referens, « certains autres groupes affectaient des manières hypermasculines, défendaient la suprématie masculine et la violence ». Les blancs d’aujourd’hui, confrontés à l’hyperviolence pathologique de certaines populations, ne devront bien sûr entretenir aucun ressentiment vis-à-vis de la féminisation organisée de la société qui les a exposés à cette barbarie. Ce serait, pour ces parangons de la morale fluide, une immoralité sans nom.
Vous pourriez vous dire peut-être, à la lecture de cette interview, qu’Ezra se situerait dans le camp de l’incrédulité et de l’athéisme. Que nenni ! L’artiste semble afficher une grande « spirit-fluidity » de ce point de vue là ! En effet, soucieux du « réchauffement climatique » et de la victoire de Trump qu’il déplore comme il se doit, cet artiste tente de faire avancer un certain agenda dans la société occidentale qui ne le comprendra définitivement donc jamais. Une vision humaniste, nourrie par “des lectures « de penseurs juifs comme Jonathan Sacks et Alan Lew qu’il prend en tournée avec lui ».
Métissage, dysphorie de genre et religiosité anormée doivent être les piliers du nouvel ordre des choses, qui aboutira à la civilisation planétaire enfin débarrassée de ce que l’ancien banquier de Rothschild Emmanuel Macron appelle « le repli nationaliste ».
Ombre menaçante, terriblement menaçante depuis que les Gilets Jaunes ont paru ébranler la protection policière et morale (par le jeu des médias édifiants) dont jouit l’État profond, et profondément tapi.

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