“Homosexualité animale ?” : Une vision pseudo-scientifique, idéologiquement biaisée et fabriquée par la propagande LGBT

dans Réflexions & Histoire

« Error cui non resistitur, approbatur et veritas quae minime defensatur, optimatur. » (Une erreur à laquelle on ne s’oppose pas doit être considérée comme approuvée, et une vérité mollement défendue est en réalité niée.] Procès d’Acace – 485 – Concile de Calcédoine).


Rédaction NSP
Claude Timmerman

La première des choses à faire avant d’étudier les éléments de toute argumentation est de bien définir ce à quoi le concept mis en cause englobe ou se rapporte.

Le terme  homosexualité  – et les notions modernes qu’il définit – est apparu, en langue française, tout à la fin du XIXeme siècle. A l’origine, en 1868 et 1869 l’écrivain hongrois Karl-Maria Kertbeny forgea les mots allemands homosexuell et Homosexualität en associant la racine grecque homo : semblable  (et non pas le substantif latin homo : homme ) et la racine latine (sexualis : sexuel ). Il ne faut pas faire de contresens : l’homosexualité renvoie bien dès sa conceptualisation à l’idée de “commerce” (au sens du XVIIIeme siècle) entre des personnes de même sexe.

Jusqu’au début du XXeme siècle, l’homosexualité était peu ou prou synonyme de sodomie. Cette vision sodomique (ou pédérastique), a été propagée deux mille ans durant en Occident, par l’enseignement de l’Eglise, hérité de l’interdit biblique de la Torah édicté dans le Lévitique XVIII, 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on fait avec une femme : c’est une abomination. » [Traduction Genèse Crampon] . Une vision de relations limitées strictement au coït donc, qui excluait de facto du champ des interdits religieux et donc des stigmatisations sociales, les relations homosexuelles sans coït et notamment les relations homo-féminines dans leur ensemble qui ne furent jamais l’objet de condamnations religieuses explicites.

Judd Marmor, universitaire, psychiatre et psychanalyste américain, militant homosexualiste des années 60 sans être homosexuel lui-même, combattit sans relâche pour obtenir la suppression de la qualification de “trouble mental” de l’homosexualité dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, ce qui fut finalement le cas en 1973. Il utilisera pour ce faire les travaux de Evelyn Hooker ayant le même profil que lui: universitaire également psychiatre homosexualiste, mais non homosexuelle elle-même. Leurs travaux, menés dans ce but, conduiront, après la suppression de la qualification de trouble mental, finalement à la dépénalisation de l’homosexualité aux USA.

Marmor proposera en 1974 la définition suivante de la personne homosexuelle aujourd’hui partout admise: « Peut être considérée comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte, manifeste une préférence pour des personnes de son propre sexe, est sexuellement attirée par ces personnes et a habituellement, mais pas nécessairement, des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes. » C’est cette définition très large et très vague qui sert de base depuis lors aux diatribes LGBT et qui permet d’ouvrir tout un champ de considérations, certaine baptisées pompeusement “recherches” supposées sociologiques voire même zoologiques, où l’on va s’acharner à trouver dans toutes les espèces ciblées des individualités au “comportement homosexuel” ce qui banalisera l’homosexualité “reconnue comme présente partout dans le monde animal”.

C’est donc un travail militant affirmé, qui est mené depuis plus de quarante ans, qui utilise la boite de Pandore ouverte par Marmor : toute relation un tant soit peu étroite, toute attitude un tant soit peu rapprochée entre personnes du même sexe (et par extension entre animaux du même sexe), pourra donc être qualifiée d’homosexuelle, indépendamment de toute forme de rapporte sexuels les concernant : un simple câlin fera l’affaire ! Il n’échappera à personne que l’évocation de l’homosexualité dans le monde animal devient alors le fait de scientifiques revendiqué(e)s zoologistes et/ou éthologues très majoritairement, sinon exclusivement, homosexuel(le)s : leurs recherches et leurs exposés ne sont donc pas innocemment motivés par la seule connaissance, mais s’inscrivent d’emblée dans un cadre idéologique et lobbyiste LGBT: elles sont destinés à justifier et à banaliser l’homosexualité comme “prolongement naturel, au sein de l’espèce humaine, d’une homosexualité animale partout présente”.

Le “péché contre nature”

L’analyse du comportement dit homosexuel chez les animaux peut être alors considérée à la fois comme un argument pour forcer l’acceptation de l’homosexualité dans les sociétés occidentales (et sa défense) et comme arme contre la doctrine chrétienne qui persiste à affirmer que l’homosexualité constitue un peccatum contra naturam («péché contre nature»).  La jurisprudence américaine qui était constante en la matière va s’en trouver bouleversée en vingt ans : l’arrêt Bowers v. Hardwick (478 U.S. 186) rendu par la Cour suprême des États-Unis en 1986, a confirmé la constitutionnalité d’une loi de l’État de Géorgie criminalisant le sexe oral et le sexe anal en privé entre adultes consentants, ce qui recouvre la sodomie entre personnes de même sexe, en dépit que le droit de cette époque, ne fait aucune différence entre la sodomie homosexuelle et la sodomie hétérosexuelle.

L’argument de l’homosexualité chez les animaux a été avancé avec profit près de vingt ans plus tard par l’American Psychiatric Association et d’autres groupes dans leur mémoire d’amici curiae 1 à la Cour suprême des États-Unis dans le cas Lawrence v. Texas.

L’arrêt Lawrence v. Texas (539 U.S. 558) rendu par la Cour suprême des États-Unis en 2003 déclare la loi texane sur la sodomie, qui visait les relations homosexuelles exclusivement, incompatible avec les exigences de due process affirmées dans le Quatorzième amendement de la Constitution fédérale. Cet arrêt, qui renverse l’arrêt Bowers v. Hardwick, a finalement abouti à faire invalider les lois sur l’interdiction de la sodomie dans 14 États américains! (On voit ainsi que l’utilisation de l’amicus curiae, par des groupements d’intérêts particuliers risque de rompre avec ses fondements procéduraux classiques pour devenir un droit de participation au profit des tiers. Sous couvert d’amitié, des étrangers à la procédure peuvent chercher à l’instrumentaliser à leur profit en jouant sur la méconnaissance du mécanisme : c’est précisément le rôle actuel des lobbys féministes et LGBT.)

C’est dire l’importance que revêt aujourd’hui la reconnaissance d’une homosexualité animale et son instrumentalisation pour lutter sur le plan judiciaire contre le maintien de la morale chrétienne et modifier la vision sociétale sur l’homosexualité.

Le mythe de la réincarnation

« Vouloir donner aux choses le sens de ses désirs est la pire forme de dérèglements de l’esprit ». (Bossuet)

La propagande LGBT, qui ne se limite pas à la question de l’homosexualité, englobe également la question de la transsexualité : le passage d’un type sexuel à un autre. Cette dernière question s’intègre évidemment à la “théorie du genre” qui professe qu’au-delà de son sexe biologique, il existe ou peut exister une “préférence sexuelle” de l’individu, conditionnée par son environnement socio-culturel qui doit être reconnue, et qui doit lui permettre de s’assumer dans la société. J’avais déjà souligné lors d’une conférence au CEP (en 2011) : La science anthropocentrée, l’origine psychologique et ethnique des théoriciens du genre par cette formule : « La théorie du genre est le fruit de lesbiennes juives américaines, qui vise à légitimer l’homosexualité»  [Ceci, évidemment filmé et diffusé, m’a valu une “popularité immédiate” dans les milieux ethniques concernés, jusqu’à l’université israélienne Bar Ilan qui m’a fait l’honneur de consacrer un mémoire à cette formule !]

Or ces questions ont effectivement un fondement, extrapolé religieux, qui trouve ses origines dans le mythe européen de l’homme androgyne exposé dans Le Banquet de Platon par Le Discours d’Aristophane, qui n’est lui-même que la reprise grecque d’un mythe indo européen bien plus ancien : « L’humanité primitive comprenait trois genres et ces genres étaient parfaits comme le suggère leur description anatomique. Pourquoi trois genres ?  Parce qu’il s’agissait de rendre intelligible le désir, or l’expérience montre que si le désir unit un homme et une femme (ce que figure l’androgyne), il peut aussi unir un homme à un home ou une femme à une femme. »

C’est ce mythe qui a été repris par les cabalistes 2 : « Dieu a créé l’homme comme corps androgyne ayant une face masculine et une face féminine, ces deux faces étant accolées dos à dos, puis il a scié ce corps verticalement pour individualiser l’homme et la femme, puis il les a présentés face à face. » Il n’y a évidemment rien de tel dans le Tanak ! L’idée est purement gnostique. Aujourd’hui, le talmudisme professe la croyance en la réincarnation ! La réincarnation existerait via le cycle des âmes, le gilgoul.  L’idée apparaît tardivement dans le judaïsme via la Cabale (Shaar Haguilgoulim), et a été popularisée par l’enseignement d’Isaac Louria, considéré en son temps comme le mashia’h (le messie) par une importante fraction juive… Depuis il y en eut d’autres… (Il n’y a que des chrétiens pour croire que, pour les juifs, l’AT, faisant référence à la venue d’un messie, annonce l’avènement de Jésus !…)

« Oui, les juifs croient en la réincarnation. La science relative à cela se trouve dans les livres de mystique juive qui, grâce à D., ne sont pas traduits, n’existent qu’en hébreu et sont durs d’accès. Une personne peut revenir plusieurs fois en réincarnation ; si trois fois de suite elle ne répare rien, elle disparaît pour toujours. Elle peut venir en réincarnation aussi dans le domaine minéral, végétal et animal. Un homme qui est devenu femme peut redevenir homme de nouveau. »  Rav Ron Chaya

Il faut alors comprendre que la question de la banalisation de l’homosexualité n’est que l’aspect sociétal le plus marquant d’une vision de l’homme qui s’inscrit directement dans une perception culturelle juive cabaliste 3  englobant la transsexualité. Ce n’est donc pas un hasard si pratiquement tous les théoriciens et propagandistes du genre sont pour l’immense majorité des personnes homosexuelles et ethniquement ciblées… Quelles sont les définitions des relations homosexuelles ? Où commencent-elles ? La première question à poser est de savoir ce qu’englobent vraiment le terme de « relations homosexuelles » : si on s’en tient à la définition de Judd Marmor le champ est très vaste : il suffirait de manifester une “préférence” (terme qui devrait être très sérieusement précisé) pour certaines personnes “de son sexe”  pour être aussitôt catalogué comme homosexuel !  On voit jusqu’où cela peut aller !

C’est précisément sur la base d’observations d’un comportement de préférence que sont décrits la plupart des cas d’observations de ce qui est qualifié d’homosexualité animale sans jamais évoquer de coït. Il est vrai que l’on voit communément des gens – et même des ecclésiastiques – avancer que Notre Seigneur Jésus Christ était homosexuel « parce que Jean, selon l’Evangile, était le disciple préféré du Seigneur » : « Trois femmes et un seul homme ont eu le courage de se rendre au pied de la croix. Cet homme occupait manifestement une place particulière dans le cœur de Jésus. Dans toutes les représentations de la Cène, l’un des sujets favoris de l’art chrétien, Jean est assis au côté de Jésus, sa tête reposant souvent sur le torse de celui-ci. A l’agonie, Jésus a demandé à Jean de prendre soin de sa mère et à celle-ci d’accepter Jean comme son propre fils, l’intégrant ainsi de fait dans sa propre famille.  Jésus était un rabbin célibataire, chose plutôt rare à cette époque. L’idée qu’il avait une relation amoureuse avec Marie-Madeleine ne repose sur aucune preuve biblique. La thèse selon laquelle il était homosexuel paraît beaucoup plus fondée. Cependant, au sein de l’Eglise, même les militants pour les droits des homosexuels la rejettent. Hugh Montefiore, évêque de Birmingham, issu d’une famille juive en vue, osa suggérer cette possibilité, mais ses propos furent accueillis avec mépris, comme s’il les avait tenus par pure provocation. »

Analyse pour le moins incroyable dans la bouche d’un évêque, fût-il anglican, mais qui se comprend mieux à la lumière de ses origines… On voit aussi des supputations tout aussi hasardeuses sur la nature des relations entre Montaigne et La Boétie  à cause de la fameuse formule célébrant leur relation : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. »

A l’inverse, les “mariages de Boston” ont consacré au XIX eme siècle la réalité sociale de couples féminins affichés, considérés comme non nécessairement saphiques (même si c’était bien souvent le cas !).  Ce terme de Boston marriage « mariage de Boston » est entré dans l’usage, semble-t-il, après le roman de Henry James Les Bostoniennes (1886), qui décrit une relation semblable à un mariage entre deux femmes, les New Women : des femmes indépendantes, non mariées, autonomes financièrement (ce qui parfois signifiait qu’elles avaient fait un héritage ou qu’elles avaient des moyens financiers en exerçant des professions que les femmes pouvaient pratiquer). Une autre expression, moins connue, était “Wellesley marriage”. Historiquement, l’homosexualité féminine, cachée comme avouée, n’a jamais soulevé la réprobation publique ni n’a été l’objet d’interdit biblique… Ces relations se surimposaient le plus souvent à des relations hétérosexuelles de couple, ce qui nous incite à comprendre qu’elles ont toujours été infiniment plus courantes qu’on ne pourrait le supposer : la bisexualité féminine apparaîtrait alors plus habituelle.

On citera ici deux cas historiquement célèbres de liaisons féminines qui eurent des implications politiques et sociales certaines à leur époque:

Juliette Récamier et Germaine de Staël : une “amitié amoureuse et plus si affinités”, faite aussi de rivalités dans le monde impérial intellectuel et politique…

Elaenor Roosevelt (femme du président Franklin Roosevelt) et la journaliste Lorena A. Hickok.

Une liaison qui dura trente ans, accompagnée de milliers de lettres souvent “torrides”, qui angoissa le FBI après-guerre, jusqu’à, la fin de la présidence d’Eisenhower, car Aleanor Roosevelt jouera un rôle clef dans la création et les débuts de l’ONU.

Bref, nous retiendrons de tout cela qu’une fréquentation affichée, assidue ou occasionnelle, entre deux personnes (et pour les animaux entre deux êtres de même sexe) même sans relations sexuelles, suffit aujourd’hui – pour le lobby LGBT – à la qualifier d’homosexuelle.

C’est précisément sur la base d’observations d’un comportement de “préférence” que sont décrits la plupart de cas d’observations de ce qui est qualifié d’homosexualité animale, sans jamais y évoquer de coït.

L’investigation zoologique dévoyée

Si on s’en tient à ce que nous venons de voir, nous comprenons que toute observation de relations spécifiques et continues entre animaux de même sexe va pouvoir être qualifiée d’homosexuelle par des observateurs peu impartiaux, sinon homosexualistes militants, qu’il y ait coït ou non, ou par l’existence de comportements interprétés comme “affectueux” par la vision anthropocentrée des observateurs. On parle communément (voir Flaure Daugey ci-dessous) de « se faire des papouilles ». (sic !) Il s’agit, comme nous l’avons vu, de banaliser des manifestations interprétées comme homosexuelles en vue d’ostraciser l’idée de marginalité de l’homosexualité dans la société, et de bannir le concept de “péché contre nature” générateur des interdits souvent d’origine religieuse qui s’y rattachent.

Et là, pour les “scientifiques” militants, tous les coups sont permis : ce ne sont plus des chercheurs qui œuvrent, mais des “interprètes” militants homosexualistes.  Ainsi dans “Biological Exuberance: Animal Homosexuality and Natural Diversity, Bagemihl, le “pape” américain de l’homosexualité animale, énonce : « l’homosexualité est la règle chez les animaux ».

Ainsi n’importe quel éleveur, ou écuyer, a observé notamment en période chaude, que les chevaux au pré se placent souvent tête-bêche pour se gratter réciproquement le dos se débarrassant ainsi des insectes attirés par la sueur… Une telle attitude de « papouilles » sera aussitôt qualifiée de « manifestation homosexuelle » d’autant plus facilement que les animaux ont évidemment des préférences et expriment des affinités, chacun d’entre eux ne se « papouillant pas » avec n’importe quel autre…  En France, c’est désormais la journaliste autoproclamée éthologue, Fleur Daugey, qui prêche la bonne parole.

On comprend combien ce genre d’interprétation et de dévoiement dans les termes conduit à tous les débordements intellectuels. On le constate dans la qualification homosexuelle attribuée aux élevages en groupe des jeunes où des mâles (en paire) aussi peuvent intervenir notamment chez les manchots. On ne trouve des manifestations de sexualité débridée que chez les bonobos, où c’est un gage de reconnaissance et de stabilité sociétal.

On ne peut vraiment pas dire pour, autant qu’on ait la moindre preuve que « dans le règne animal, l’homosexualité est la règle ! » tant chez les animaux domestiques que dans la faune sauvage !


  1. En droit anglo-saxon, un amicus curiae est une personne physique ou morale, non directement lié aux protagonistes d’une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de présenter des informations ou des opinions pouvant l’aider à trancher l’affaire, sous la forme d’un mémoire (amicus brief), d’un témoignage non sollicité par une des parties, ou d’un document traitant d’un sujet en rapport avec le cas.  La décision sur l’opportunité d’admettre le dépôt de ces informations ou de ces opinions reste à la discrétion du tribunal. La Cour Suprême des Etats-Unis a pour règle, qu’un tel mémoire pour être recevable doit porter sur une «question pertinente», non traitée par les parties, qu’il admet pouvoir « être une aide considérable » Aujourd’hui, cette notion est utilisée par la Cour européenne des droits de l’homme, par la Commission interaméricaine sur les droits de l’homme, par la Cour de justice de l’Union européenne ainsi que par la Cour pénale internationale. 
  2. Sur la création cabaliste de l’Homme voir « La cabale dans tous ses états » – Josy Eisenberg – Albin Michel – 2009.  Entretien avec Charles Mopsik. (Josy Einsenberg a été jusqu’à sa mort l’animateur de l’émission religieuse juive Judaïca sur FR 2 le dimanche matin.) Voir notamment ici: « l’entité Adam est constituée par le couple homme-femme ».
  3. La kabbale stipule que Dieu aurait besoin des hommes pour exister : l’Homme serait co-créateur avec Dieu. C’est pourquoi Dieu a arrêté de créer au bout de six jours pour laisser à l’Homme le soin de parfaire la Création (ce que l’on retrouve clairement affirmé dans la doctrine maçonnique qui déclare chercher à améliorer l’homme et la nature).
    L’Homme participerait aussi au dessein de Dieu : le sauver de la «désunion », afin qu’il retrouve son unicité perdue en retrouvant la Chekhinah, sa part féminine qui aurait accompagné Adam sur terre dans son exil hors de l’Eden.
    L’homme ainsi “reconstitué” rejoindra alors Ein Sof, le Dieu infini, inconnaissable, qui est constitué de deux puissances contraire le héssed masculin qui est la bonté, et le Din féminin qui est la rigueur ou le jugement.
    La combinaison du masculin et du féminin est à l’origine du bien et le mal dans un monde binaire, car c’est à cause du péché d’Adam et Ève que Dieu a perdu sa féminité… On comprend mieux là combien le féminin et le masculin apparaissent « interchangeables » dans cette conception de la destinée humaine, qui s’affirme en outre clairement proche du manichéisme.

Derniers articles Réflexions & Histoire

Haut De Page

Le magazine Nous Sommes Partout a besoin de votre soutien afin de poursuivre son développement, de financer son hébergement, ses sources de documentation et explorer de nouvelles pistes de diffusion.

Vous pouvez nous faire un don en ligne.
ou
Adhérer à l'association des Amis de NSP.

Soutien par virement.
Les Amis de Nous Sommes Partout
IBAN : FR76 1350 7001 6231 1213 906
BIC : CCBPFRPPLIL

Nous comptons sur vous.