La “COLONIE”, faillite des Indigènes de la République

dans Arts & Lettres & Chansons

La Colonie de Kader Attia, pompeusement baptisée “agora”, lieu artistique, culturel et bar à bobos a dû fermer pour une dette de 130 000 euros.


Rédaction NSP
Nicole Esterolle

Une peccadille par rapport aux millions d’euros que l’artiste – prix Marcel Duchamp 2016 – a reçu depuis une quinzaine d’années, de l’Etat d’abord pour ses innombrables prestations sur le dispositif institutionnel, des grands réseaux artistico-financiers ensuite,  pour ses expos en « financial-galeries », grâce à l’exploitation de ce filon mémoriel  éminemment juteux financièrement et médiatiquement  de la « réparation et/ou repentance post-coloniale » (filon exploité aussi par Zineb sedira, Adel Abdessemed, poulain de François Pinault, et pas mal d’autres descendants de “victimes” de la colonisation), et c’est sans aucune vergogne qu’ Attia ose demander aujourd’hui une aide supplémentaire de l’Etat pour sauver son lieu « sympa et festif », de « savoir vivre et de faire savoir », « pas intimidant pour créer des ponts entre « intellectuels de grande envergure et un public d’anonymes, de militants de syndicalistes ». Bref, un lieu de convivialité pour tout ce que Paris a produit de penseurs et militants  décoloniaux, de duchampo-gauchistes intersectionnels, de subversifs subventionnés, d’islamo-joffrinistes radicalisés, d’Indigènes de la République (PIR) , de culturolâtres de haute obédience adeptes du Palais de Tokyo, de lecteurs des  Inrockuptibles et de quelques  frérots mahométans burénisés.
Kader Attia envisage un crow-founding pour sauver son établissement: à votre bon coeur messieurs-dames ! Mais c’est là, me semble-t-il,  que les galeries financières internationales , Templon, Continua, Perrotin, Kamel Mennour etc, qui se sont fait des montagnes  de pognon avec cette hystérisation de la repentance, pourraient mettre la main à la poche…non ?

Des oeuvres “lourdement repentantes”

Et si on abordait maintenant ce genre d’oeuvre non plus sous son aspect esthétique mais en termes d’incivilités ou d’insécurité, de violence symbolique ou d’atteinte au respect d’autrui ou de pollution environnementale? Pour ce qui est de l’aspect juridique de ces œuvres qui impliquent consubstantiellement  magouilles, collusion, corruption, conflits d’intérêts privés-publics etc, on verra  plus tard. L’article affligé de Roxana Azimi, paru dans Le Monde du 22 juillet et relatant les déboires financiers du “lieu de savoir-vivre et de faire savoir“et “QG de  l’intelligentsia décoloniale” – quel bel oxymore –  est un modèle du genre. La journaliste en larmes déplore la disparition, pour cause de Covid paraît-il, d’un endroit décrit par Jeune Afrique comme “un lieu incontournable pour qui aime s’aventurer hors des sentiers battus de la pensée”, ce qui ne manque pas de piquant puisque le “lieu” est aussi le QG des Indigènes de la République connus pour leur bien-pensance, leur manque absolu de subversion, leur complicité avec le pouvoir de la finance, leur manie de vouloir faire taire tout ce qui ne pense pas comme eux et leur hargne anti-blancs. Et de chouiner que cette fermeture tombe mal pour la défense de la mémoire d’Adama Traoré et que pour reprendre le titre d’une table ronde organisée par le patron franco-algérien, on ne pourra plus y “décoloniser les arts“. Nous eussions préféré une table ronde ” apprendre l’art aux Indigènes”, ce qui aurait évité à la république l’humiliation de restituer des statues en peau de zébu et cheveux de paille à l’Afrique.Pour qui veut en savoir plus sur l’inénarrable enfant de la banlieue Kader Attia, celui-ci raconte sa visite pour exposer ses “oeuvres” en banlieue dans une video qui tirerait les larmes au dernier des colonisateurs:   https://www.facebook.com/magazine.artension/videos/1753409881364643/?q=artension


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