La copinosphère de l’art contemporain unie pour sauver le soldat Bourriaud

dans Arts & Lettres & Chansons

« Les anti-art contemporain  sont pathétiques” écrivait Nicolas Bourriaud, alors directeur de La Panacée de Montpellier , dans sa chronique régulière dans Beaux-Arts Magazine. Depuis, M. Bourriaud s’est fait virer comme un malpropre…


Rédaction NSP
Nicole Esterolle
Mais non, bien au contraire, tout ceci l’a qualifié dans son réseau de disqualifiés qui s’honorent de l’être… Et il a immédiatement été réembauché à Montpellier par le socialiste dissident Mr Saurel, comme directeur de la Panacée pour faire irradier l’Art Contemporain en Languedoc-Roussillon… Mais Saurel étant aujourd’hui « dégagé », la mafia institutionnelle va devoir trouver un nouveau poste à Bourriaud… Le jeu des chaises musicales continue… Où va-t-on le retrouver ? Pourquoi pas à la direction du MAC Lyon et de sa Biennale?

Du polyperspectivisme bourriaudesque et du minimalisme fantastique

Montpellier est une ville ravagée par l’art dit contemporain,  le polyperspectivisme bourriaudesque et un «musée sans collection». Philippe Saurel, le maire dissident socialiste de Montpellier à choisi Nicolas Bourriaud, le plus calamiteux des curators d’art officiel français pour faire rayonner l’art dit contemporain dans sa ville (et au-delà tant qu’on y est). Les premières expos de sa programmation donnent la mesure du désastre. Avec notamment « Retour sur Mulholland Drive » ; une sélections d’œuvres autour du thème de l’emploi… Oui, l’emploi, car il est sociétalement engagé ce Mr Bourriaud qui, par ailleurs,veut «replacer le sud de la France sur la carte de l’art contemporain» et, ce faisant, «prendre acte de la situation d’un monde de l’art globalisé dont les formes, logiquement, ne se laissent appréhender que dans la pluralité de leurs occurrences.»… Ben voyons !
«Novateur, dit-il, mon projet l’est, parce qu’il joue d’emblée la carte de l’éclatement et du polyperspectivisme, car le MoCo est une hydre à trois têtes, composé du centre d’art La Panacée, d’un « musée sans collection » et de l’école des Beaux-Arts.»

 

 

Bourriaud critique Aude de Kerros

Même écrabouillés, les pitt-bulls chiens de garde du politiquement correct sont toujours prêts à mordre… Tels l’ «esthétiseur relationnel», Nicolas Bourriaud, viré pourtant à cause de son incompétence de la direction de l’ ENSBA-Paris, on le croyait retiré du monde de l’art…et bien non, il vient de s’ exprimer sur son compte Facebook à propos de l’article du Monde signé par Aude de Kerros :Il est donc possible aujourd’hui, dans ce quotidien, de publier une prose d’extrême-droite quasi délirante. Les inspecteurs de la création, je suis bien placé pour le savoir, n’ont absolument aucun pouvoir de décision ; ils interviennent en cas de problème. Ils ne participent pas davantage au financement des expositions : d’ailleurs, le ministère ne finance plus d’expositions depuis des lustres. Bref, ils ne “décident pas de l’art en France”. Pas plus que la finance mondiale n’est aux mains des sages de Sion. Comment ce tissu d’âneries peut-il être publié sans contradiction au moment, justement, où l’état se désengage de toutes parts ?”…Ben voyons Ginette!

 

La copinosphère unie pour sauver le soldat Bourriaud

Quand je vois les Buren, Veillan, Venet, Boltanstski, et cie,  incontournables têtes de gondole du financial-art français prendre la tête d’un effréné  pétitionnage pour sauver le soldat Bourriaud, quand je les vois hurler au népotisme et au « fait du prince » comme des hystériques et sans apporter la moindre preuve, quand je vois l’énorme Galleria Continua multinationale de la spéculation artistique intervenir par  une lettre de cinq pages auprès de la Ministre pour protester contre cette «éviction inique»… Je pense qu’il y a de l’inquiétude dans la copinosphère institutionnelle et du tremblement dans l’appareil ubuesque qui «tient» le monde de l’art… Je pense que les lignes bougent, et je pense que le politique commence à montrer qu’il entend ne plus obéir les yeux fermés aux injonctions d’un système bureaucratico-financier sans foi ni loi ni contenu véritablement culturel et artistique et qu’il a envie de reprendre le contrôle de tout ça… C’est une hypothèse… C’est comme ça qu’on peut, peut-être, au fond, l’interpréter…
Car oui, Bourriaud est bien l’exemple même de l’agent porteur de l’idéologie du grand marché spéculatif, il est la preuve incarnée de cette collusion entre le dispositif public et les grands intérêts privés et du conflit d’intérêts comme élément consubstantiel de l’art dit contemporain… car sinon, pourquoi la multinationale Galleria Continua viendrait-elle s’ingérer dans la «polémique»?
Je pense, qu’au-delà de l’incompétence avérée du beau Bourriaud, de son discrédit auprès d’une majorité des professeurs de l’ENSBA, de son incurie pédagogique, de sa branchitude internationaliste et mondaine inrockuptible gauche caviar languienne Palais de Tokyo, etc…, il a dans cette affaire quelque chose qui est de la volonté de reprise en main des appareils hors contrôle et livrés à leur seule ineptie interne.
Et puis, je pense surtout que l’auteur d’un livre de référence pour les tenants de l’absurdité artistique intitutionnalisée, intitulé Esthétique relationnelle, qui avait pour but «de théoriser les pratiques contemporaines prenant pour point de départ théorique et/ou pratique la sphère des rapports humains» est de moins en moins crédible après des politiques qui apprécient de moins en moins le foutage de gueule comme «esthétique relationnelle» du genre Maurizio Cattelan nourrit des rats avec du fromage “Bel paese” et les vend comme multiples. Tirananija organise un dîner chez un collectionneur, et lui laisse le matériel nécessaire à la préparation d’une soupe thaï, Philippe Parreno invite des gens à pratiquer leurs hobbies favoris le jour du premier mai, sur une chaîne de montage d’usine, Vanessa Beekroft habille et coiffe d’une perruque identique une vingtaine de femmes que le visiteur ne perçoit que de l’embrasure de la porte. Jes Brinch installe sur une place de Copenhague un autobus renversé. Christine Hill se fait engager comme caissière dans un supermarché, et anime dans une galerie un cours hebdomadaire de gymnastique, etc.
Et puis n’oublions tout de même pas quelques autres sujets de griefs à son encontre que la copinosphère va avoir du mal à faire avaler : il s’est mis à dos la plupart des élèves, des profs de l’établissement et du menu personnel, qui lui reprochent : « de préférer courir les biennales dans le monde plutôt que d’assumer le fonctionnement quotidien de l’ENSBA… De communiquer difficilement en changeant sans cesse d’avis (un comble pour un esthéticien du relationnel)… De considérer l’école comme «centre d’art» plutôt que lieu ayant mission fondamentale de formation des artistes… D’utiliser pour l’école un vocabulaire entrepreneurial inféodé aux normes du marché international… D’y avoir organisé un « week-end festif » pour 35 galeries choisies internationalistes et d’avoir ainsi transformé l’établissement public en marché pour intérêts privés… D’avoir mis à disposition les locaux pour la promotion de la marque de fringues Raph Lauren… d’avoir vanté les mérites de la cuisine moléculaire toxique avec l’exposition « Cookbook ». rien que ça…

 

Pour finir, la lettre d’un fidèle lecteur au sujet de ce cher M. Bourriaud

« Je vous écris après la lecture d’un article fulminant et plein de mépris de Mr Bourriaud dans Beaux Arts Magazine au sujet du livre Du narcissisme de l’art contemporain de Valerie Arault et Alain Troyas Article éminemment intéressant, non pas par l’expression de son point de vue sur l’art, mais par ce que j’y ai trouvé d’indigence intellectuelle frôlant une malhonnêteté que sa prose habituelle m’avait d’ailleurs déjà fait bien souvent soupçonner. Mais, tout de même inquiet de ma propre perception initiale, dans une relecture avertie, rien ne m’est apparu correspondre à sa critique. Au contraire, mes soupçons passés sur ce critique d’art s’y confirmèrent. Contresens, inexactitude, gauchissement, travestissement, caractérisent sa libelle. Ceux qui ont lu l’ouvrage en question pourront en juger et pour ce qui me concerne, cette critique me paraît décidément n’avoir rien à voir avec ce que j’ai lu. Mais, finalement, à la réflexion, je me reprends : ce monsieur Bourriaud n’est pas malhonnête, il est bête. (Grands dieux, comme je suis bienveillant !). Voilà en tout cas pour moi une bonne leçon. Tout compte fait, si je n’avais pas bien mesuré le personnage, c’est qu’il subsistait encore je ne sais quelle illusion sournoisement tapie au fond de moi sur les agents de la circulation du monde de l’art. Ils sont en réalité idiots, au sens étymologique du mot. Ils vivent (hum…) dans leur bulle comme le souligne d’ailleurs l’ouvrage en question. Le dehors étant trop menaçant, ne se reproduisant qu’entre eux, ils ne peuvent donc littérairement qu’accoucher de fantasmes obscurs. Là aussi, la consanguinité fait son oeuvre. On le savait, mais en voilà encore un nouvel indice à mes yeux. Mais que dis-je ! Permettez- moi alors de me raviser à nouveau. Ces types là, ne sont ni malhonnêtes ni bêtes, non, c’est autre chose et qui fait irrésistiblement penser à la symptomatologie de la confusion mentale. Par conséquent, je me permets d’avancer l’hypothèse qu’ils sont quand même plus dangereux en liberté que dans l’asile où ils devraient être traités si la société ne comptait pas sur la sublimation artistique comme substitut aux thérapies chimiques dont ils pourraient pourtant bénéficier sans problème. Oui, comme vous le dites Nicole , il faudrait les dé-radicaliser, ces terroristes pathétiques . Je dis bien «il faudrait» mais faut pas rêver…»