La Ville de Paris associe la critique d’Israël à l’antisémitisme

dans NSP Express

Le Conseil municipal de Paris, à la demande de Francis Spizner, maire du 16ème arrondissement, vient d’adopter la définition de l’antisémitisme de l’IRHA (Alliance Internationale pour la mémoire de l’Holocauste).


Francis Spizner a obtenu du conseil municipal de Paris l’adoption de la définition de l’antisémitisme de l’IRHA: “« L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, qui peut s’exprimer comme haine envers les Juifs. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme sont dirigées vers des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, vers les institutions communautaires juives et les installations religieuses”. La définition prévoit également d’assimiler la critique d’Israël à l’antisémitisme et le document qui suit le rappelle :

  • Appeler, aider ou justifier le meurtre ou le mal des Juifs au nom d’une idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion.
  • Faire des allégations menaces, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées au sujet des Juifs en tant que tels ou du pouvoir des Juifs en tant que collectifs — comme, surtout, mais pas exclusivement, le mythe d’une conspiration juive mondiale ou de Juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions sociétales.
  • Accuser les Juifs en tant que peuple d’être responsables d’actes répréhensibles réels ou imaginaires commis par une seule personne ou groupe juif, ou même d’actes commis par des non-Juifs.
  • Nier le fait, la portée, les mécanismes (par exemple les chambres à gaz) ou l’intentionnalité du génocide du peuple juif aux mains de l’Allemagne nationale-socialiste et de ses partisans et complices pendant la Seconde Guerre mondiale (l’Holocauste).
  • Accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’État, d’inventer ou d’exagérer l’Holocauste.
  • Accuser les citoyens juifs d’être plus fidèles à Israël, ou aux prétendues priorités des Juifs du monde entier, qu’aux intérêts de leurs propres nations.
  • Refuser au peuple juif son droit à l’autodétermination, par exemple, en affirmant que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste.
  • Appliquer deux poids, deux mesures en exigeant de celui-ci un comportement qui n’est pas attendu ou exigé d’une autre nation démocratique.
  • Utiliser les symboles et les images associés à l’antisémitisme classique (p. ex., les allégations de Juifs tuant Jésus ou la diffamation du sang) pour caractériser Israël ou les Israéliens.
  • Faire des comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis.
  • Tenir les Juifs collectivement responsables des actions de l’État d’Israël.

Il ne sera donc plus possible, à Paris, de critiquer les actions de l’état d’Israël et encore moins de citer les Evangiles sur la mort du Christ.

Pour mémoire, puisque mémoire il y a, en 2019, le ministère de l’intérieur donne des chiffres très clairs: si les signalements pour antisémitisme ont légèrement augmenté, il s’agit  de 151 actions et de 536 menaces. Les actions ont baissé de 15% et les actes les plus violents ont, eux, régressé de 44%. Quant aux actes anti-chrétiens, ils sont plus de 1000. CQFD.

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