Les Juifs et l’esclavage des Noirs

dans Réflexions & Histoire

Le matraquage idéologique  présente aussi des risques. C’est ce qui est en train d’arriver à la LICRA qui depuis des décennies répand une idéologie malsaine consistant à tordre la réalité des rapports entre les hommes pour susciter la haine des minorités immigrées, systématiquement considérées comme opprimées, et  les dresser contre les populations nationales au nom de « l’antiracisme » historiquement illustré à travers une violente attaque de la colonisation et de l’esclavage. Et là, tous les coups sont apparemment permis.


Rédaction NSP
Claude Timmerman

Elle a publié pour cela un opuscule : « Cent mots pour se comprendre contre le racisme et l’antisémitisme » La version pdf – que nous tenons à la disposition de tous les intéressés, s’il y a des curieux  assez courageux pour avaler cette logorrhée – est offerte gracieusement à tous les enseignants, qui seront chargés de répandre leur « bonne parole » faite pour intoxiquer, via un ministère aux ordres, notre jeunesse en devenir… On peut s’interroger sur la nature et les motivations de ces « enseignants » conditionnés  qui collaborent si facilement à la désinformation patente ainsi programmée et à la lobotomisation des élèves dont ils ont la charge… Nous n’en donnerons ici qu’un aperçu, mais au combien éclairant, qui prend une résonance toute particulière en ces temps de révisionnisme historique et de déboulonnage de statues programmé, associé à l’hystérie stigmatisant l’esclavage et la colonisation. (Les titres et les pages des articles renvoient à la pagination de l’opuscule).
Présentation de l’« ouvrage » : « Depuis des années les militants de la Licra interviennent dans les établissements scolaires de toute la France dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté.
À raison de 800 à 900 classes par an et plus de 20 000 élèves rencontrés chaque année, ils sont confrontés tous les jours aux approximations, aux déformations, voire aux manipulations
. (sic!)
Les définitions sont l’œuvre d’une trentaine d’auteurs parmi lesquels (le Frère NDLR)) Vincent Peillon et Aurélie Filipetti, ministres de la République, mais aussi certains de nos plus grands intellectuels : Henri Atlan ou Boris Cyrulnik, Mireille Delmas-Marty ou Jacqueline Costa-Lascoux. Ils ont tous tenu à forger ce petit outil conçu dans l’esprit de la réflexion d’Albert Camus : mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. Ce livre a été conçu par un collectif de militants de la Licra sous la responsabilité d’Antoine Spire et Mano Siri avec la collaboration de Salima Aït-Mohamed. Qu’ils en soient tous en remerciés. »

Esclavage : du révisionnisme licrasseux, à l’omission et à la désinformation

– Article Colonisation p.31.
« La colonisation se fit en deux vagues. La première se déploie en Amérique avec le prétendu « Nouveau Monde » elle est marquée par de nombreux massacres des peuples amérindiens et le commerce triangulaire; elle est dominée par l’Espagne et par le Portugal. À partir du XIXe siècle, la seconde époque coloniale se déploie davantage en Afrique et  en Asie avec l’apogée de l’Empire britannique et de la colonisation française. Pour certains, une troisième vague aurait commencé au lendemain de la décolonisation, avec la mise en œuvre de nouvelles formes de colonisation, comme en témoigne la Françafrique.
Les colons ont toujours justifié leurs pratiques en affirmant qu’ils apportaient l’Évangile, la «Civilisation », ou encore comme on le dit aujourd’hui, la démocratie.
Mais la colonisation fut en fait une longue suite de massacres, parfois à caractère génocidaire, déportations, esclavages, mutilations, déportations, viols de masse, pillages, rançons, etc.
Comme le disait Aimé Césaire, « colonisation = chosification ». »
Evidemment si c’est Aimé Césaire qui le dit, on ne peut que s’incliner ! Mais n’importe qui sera capable de comprendre tout ce que cette dernière envolée lyrique a de grotesque, d’abusif et de proprement ridicule, surtout dans ce cadre thématique! Ce qui nous est décrit dans cette vision apocalyptique, est plus près de ce qu’ont subi les populations civiles allemandes écrasées par les armées de Staline, au printemps 45, (ce qui n’a jamais troublé les bons apôtres de la Licra) que du profil de l’occupation de l’Afrique par la France ou par la Grande Bretagne où – s’il y a pu y avoir des heurts parfois même violents –  le premier souci des colonisateurs (la plus grande partie de la colonisation africaine date du milieu du XIXeme siècle et de la IIIeme république) était de supprimer les guerres tribales pour pacifier les zones nouvellement occupées et d’interdire l’esclavage, notamment des enfants. On n’en dirait effectivement peut-être pas autant de la colonisation espagnole de l’Amérique Centrale et du Sud qui fut émaillée de massacres honteux des populations indiennes, comme chez les Caraïbes ou les Incas, pour rafler de l’or !  Cependant, il était peut-être plus difficile de faire imaginer aux Espagnols que les Aztèques – dont le fondement civilisationnel était la guerre de capture pour disposer d’individus en grand nombre, des centaines voire des milliers,  destinées aux sacrifices humains – devaient être protégés… de leurs victimes et de ceux qui les délivraient, au nom de l’antiracisme !… La traite vers les Amériques est venue du besoin de main d’œuvre des plantations nouvelles (café, cacao, coton, canne à sucre) face au refus des populations indiennes de travailler pour les blancs, s’opposant à toute servitude, quitte à se faire tuer…
Contrairement aux africains qui acceptaient par tradition immémoriale le servage et qui étaient partout vendus…par d’autres africains, implantés localement pour ce faire…
On le sait au moins depuis l’époque romaine !
Mais si la Licra, au lieu de raconter n’importe quoi voulait bien être honnête et essayer de se renseigner au lieu de relayer et d’instrumentaliser une propagande douteuse …Cela se saurait… Au passage, on notera la petite perfidie bien placée en douce dans l’article colonisation: « justifier leurs pratiques en affirmant qu’ils apportaient l’Evangile ».  Autrement dit, Evangile = colonisation = massacres!  Il fallait y penser… C’est curieux, mais dans les colonies, la construction et l’encadrement des écoles, des orphelinats  et des hôpitaux tenus par les religieux et par le dévouement des missionnaires, c’est une réalité qui n’est plus, aux yeux des licrasseux, liée à l’Evangile… Mais pourquoi rechercher la réalité ? La Licra n’en a cure. (C’est aussi la question qu’on peut se poser en revanche à propos du prêtre scandaleux, pédophile avéré, Lefort – jugé, condamné, qui a purgé 7 ans de prison –  qui a rédigé pour cet opuscule les articles, honteux de la part d’un prêtre, sur Jésus et sur la religion sans avoir lui, été inquiété pour ses allégations totalement hérétiques dont nous pourrons reparler…  Il y en a qui ont été réduits à l’état laïc pour bien moins que cela !)

– Article “ Esclavage – Commerce triangulaire”  p.57
« Si l’esclavage est une pratique très ancienne, à partir du XVIe siècle, dans le cadre du commerce triangulaire, il s’inscrit (fait nouveau) dans une logique racialisée, et prend une ampleur sans précédent, ce qui permet l’essor du capitalisme en Europe. Ainsi, lorsque Napoléon crée en 1800 la Banque de France avec les hommes les plus riches de l’époque, ¾ d’entre eux se trouvent être des hommes ayant bâti leur fortune en bonne partie grâce à la traite négrière.  Au total 12 millions d’Africains, pour le moins, sont déportés vers l’Amérique. Mais les témoignages contemporains indiquent  que pour obtenir un esclave vivant, il faut bien souvent tuer jusqu’à trois ou quatre personnes – le nombre de victimes est donc bien plus considérable que le chiffre traditionnellement avancé.
….
Après l’abolition, deux faits marquants doivent être signalés.
Tout d’abord, le travail forcé, qui remplaça l’esclavage – réalité historique rarement évoquée. Si cet usage ne put guère s’établir dans les premières colonies, les anciens esclaves étant peu disposés à retomber dans la servitude, il fut largement mis en œuvre dans les nouvelles colonies d’Afrique et d’Indochine.
Cet esclavage déguisé, qui fut dénoncé comme tel par des personnalités comme André Gide, et par des institutions comme la Société Des Nations, ancêtre de l’ONU, concerna plusieurs millions d’Africains, de sorte qu’il y eut sur les territoires qui faisaient partie de la France plus d’esclaves après l’abolition qu’avant. Cette situation ne fut abolie qu’en 1946, avec la loi Houphouët-Boigny, mais en bien des lieux, elle ne cessa vraiment qu’au début des années 1960, avec les indépendances africaines.
Deuxième problème après l’abolition, la question des réparations.
Elles furent attribuées par l’Etat non pas aux esclaves, mais aux propriétaires d’esclaves, à titre de « dédommagement».
Et dans le cas d’Haïti, ce sont les esclaves eux-mêmes qui durent payer, sous peine d’être à nouveau asservis. Le pays dut s’endetter de 1825 à 1946 pour payer à la France l’équivalent de 21 milliards de dollars.”
C’est absolument prodigieux comme manipulation !
C’est bien de stigmatiser le commerce triangulaire, mais qu’a-t-il réellement représenté en volume dans le transport et  la négociation de 10 à 12 millions de noirs acheminés vers les Amériques ?  400 000 à 500 000 personnes ! Alors comme « extension sans précédent », 5% on fait mieux ! L’amalgame est significatif du besoin d’occulter la réalité. Dans leur immense majorité, ces esclaves étaient achetés dans le golfe de Guinée, sur la « Côte des Esclaves »… La géographie en a conservé la dénomination … Ainsi, on vilipende maintenant les armateurs nantais, c’est très à la mode, en oubliant évidemment surtout d’évoquer certains armements de Bordeaux, au premier rang desquels figurait une certaine famille Mendès (dite “France” pour cette branche-là qui n’avait pas trouvé refuge comme le reste de ses coreligionnaires auprès du Sultan…)  Ces bateaux pratiquant effectivement le commerce dit triangulaire n’effectuaient guère qu’une rotation par an voire deux rotations en trois ans : Europe / Côtes d’Afrique / Antilles / Europe…
A raison en moyenne de 150 à 250 esclaves chargés (les connaissements font foi !) ce ne sont pas ces rotations-là qui ont dépeuplé l’Afrique ! On parle d’environ 400 000 personnes déplacées en deux cents ans (1650 / 1850) pour l’ensemble des îles, colonies françaises ou anglaises des Antilles. Mais on n’évoque surtout pas le reste, tout le reste, l’énorme commerce d’humains qui a duré plus de trois siècles en traite directe depuis l’Afrique de l‘ouest  vers les ports américains, essentiellement Newport et Charleston. On parle de dix millions de personnes au minimum Une industrie si lucrative que le président des Etats-Unis se crut un jour obligé de faire une visite aux armateurs esclavagistes de Newport. Là évidemment la Licra n’en parlera surtout pas … Car c’était bien, quoi qu’elle en dise, un quasi-monopole … juif. Au point que Newport, le premier port négrier américain, était surnommé « Jewport » !

Un peu d’histoire… « commerciale » 

L’histoire de l’esclavage aux Amérique commence avec l’arrivée de Christophe Colomb sur Le « Nouveau Continent » (1492).
Déjà, parmi ceux qui l’accompagnaient, il y avait 5 juifs dénommés selon les textes : Luis de Torres, Marco, Bernal, Alonso de la Calle et Gabriel Sanchez. Gabriel Sanchez persuada Colomb de le laisser capturer 500 autochtones (« Indiens ») et de les faire vendre comme esclaves à Séville, au retour en Espagne. (Ce haut fait d’arme, qui scandalisa la cour et la toute société espagnole, conduira à une disgrâce durable de Colomb… Il serait intéressant de savoir d’ailleurs ce que sont alors devenus ces indiens en Espagne.)
Chassé d’Espagne et du Portugal (1497), les juifs expulsés, partirent pour la plupart continuer à prospérer à l‘ombre de l’Islam auprès du  sultan de Constantinople, récemment installé (1453),  qui les accueillit à bras ouverts. 
D’autres s’établirent aux Pays Bas où ils participèrent activement à la création des Provinces Unies avec Guillaume d’Orange et ses partisans locaux (orangistes, protestants) luttant contre l’Espagne catholique. Le processus d’émancipation politique est complété en 1581 avec l’Abjuration de La Haye qui ne dépose pas officiellement le roi d’Espagne comme souverain légitime des Pays-Bas mais stipule par une pirouette  que par ses exactions, celui-ci a volontairement abandonné les Pays-Bas. Le commerce sera le fer de lance de cette nouvelle entité politique initialement centré sur le pourtour de la Baltique mais qui va très vite s’étendre aux « Indes ».Là, certains marranes participèrent à la fondation de la « Compagnie hollandaise des Indes occidentales » et émigrèrent vers les toutes nouvelles colonies « américaines ». En 1654, Jacob Barsimson fut le premier juif à émigrer de Hollande vers New Amsterdam (rebaptisée ensuite New York). Au cours de la décennie qui suivit, il fut imité par beaucoup d’autres. Ceux-ci s’établirent sur la côte Est et commencèrent le « commerce » avec les autochtones….
Le premier juif à y exercer le métier de commerçant fut un certain Hayman Levi, qui apportait de Hollande de la verroterie, des tissus bon marché, des boucles d’oreille, des bracelets et autre ornements dits de pacotille.
Il les échangeait contre de précieuses fourrures. (Renards, castors, loups, etc…)
Les juifs Nicholas Lowe et Joseph Simon prirent bientôt part à ce commerce fructueux. 
Lowe eut alors l’idée diabolique  de vendre du rhum aux « Indiens » sans méfiance.  L’intoxication alcoolique des amérindiens et les massacres commis en état de complète ivresse sur les premiers colons européens eurent pour seule origine cette initiative, car ces amérindiens ne connaissaient pas l’alcool !
Une première distillerie fut fondée à Newport, et rapidement la ville portuaire en  comptera 22. Une industrie mise très vite en rapport direct avec la traite africaine. L’histoire a retenu les noms des plus importants propriétaires de distilleries qui troquèrent ensuite l’alcool fabriqué contre des esclaves en Afrique : lsaac Gomez, Hayman Levy, Jacob Malhado Naphtaly Myers, David Hart, Joseph Jacobs, Moses Ben Franke, Moses Gomez, lsaac Dias, Benjamin Levy, David Jeshuvum, Jacob Pinto, Jacob Turk, Daniel Gomez, James Lucanan, Jan de Sweevts, Simeon Potter, lsaac Elizer, Jacob Ltod, Jacob Rodrigues, Haym Isaac, Carregal, Abraham Touro, Moses Hays, Moses Lopez, Judah Touro, Abraham Mendes, Abrabam All….
Aaron Lopez  contrôlera de 1726 à 1774, soit 48 années durant environ 50% de la traite des êtres humains dans toutes les colonies américaines est directement responsable de l’importation de plusieurs millions d’esclaves africains,
Felix de Souza – connu comme « le roi du trafic d’esclaves » prendra ce rôle leader tout de suite après.
Certains de ses descendants, métissés, toujours traiteurs au XIXeme, existent encore sur la côte du  Bénin aujourd’hui et assument sans complexe tant l’activité familiale que l’origine de la  fortune dont ils disposent aujourd’hui. Les roitelets africains, qui connaissaient en revanche la fermentation des grains (notamment du mil),  firent rapidement une grande consommation des productions américaines payées en esclaves. Le port de Newport devint le centre névralgique américain du trafic d’esclaves avec l’Afrique. C’est de là que les bateaux gagnaient l’Afrique de l’Ouest, pour y prendre leur cargaison humaine noire.

Deux rotations par an !

Car outre le trajet purement maritime, il fallait compter le temps de chargement et de déchargement des cargaisons (alcool essentiellement  et produits de troc tels les tissus et les armes) et surtout compter le temps de montage (et de démontage) de la charpenterie d’aménagement de la calle en entrepont pour installer des bas flancs en dortoirs pour les esclaves. Au XVIIIeme, d’après les archives maritimes sur les 128 navires négriers qui débarquaient des esclaves à Charleston, 120 appartenaient à des Juifs de Newport et de Charleston : leurs noms figurent clairement sans aucune contestation sur les documents  des navires négriers :  On dispose des noms des armateurs, des capitaines, parfois même des rôles d’équipage, mais surtout des connaissements maritimes, toujours obligatoirement produits au déchargement pour prouver la propriété de la cargaison.
(L’institut Carnegie, de Washington, a rassemblé et publié de nombreux écrits datant de cette époque, tels que des correspondances et des documents maritimes : journaux de bord, connaissements, etc…)
Avec le développement de la traite, la flotte négrière atteignit 300 navires à la fin du XVIIIeme siècle…soit 50% des navires enregistrés dans ce port ! Ceux-ci prouvent, sans aucune ambiguïté, que le vaste trafic d’esclaves vers les Amériques, essentiellement les Etats Unis, mais aussi les états ‘Amérique du Sud, fut un quasi-monopole juif..
Tout est évidemment fait maintenant pour faire disparaître les informations qui suivent, quelque peu…gênantes ! Voici ainsi une liste (non limitative !) des navires négriers considérés comme ayant été “les plus performants” par l’Institut Carnegie, avec les noms de leurs propriétaires – sans autre commentaires :
« ABIGAIL »   AARON LOPEZ, MOSES LEVY, JACOB FRANKS
« CROWN »   ISAAC LEVY et  NATHAN SIMPSON
« NASSAU »  MOSES LEVY
« FOUR SISTERS » MOSES LEVY
« ANNE» & «ELIZA »   JUSTUS BOSCH et  JOHN ABRAHAMS
« PRUDENT BETTY »   HENRY CRUGER et  JAKOB PHOENIX
« HESTER »   MORDICAL et DAVID COMEZ
« ELIZABET’H »   MORDICAL et   DAVID GOMEZ
« ANIGUA »     N.MARSTON et   ABRAHAM LYELL
« BETSY »     WILLEM   DE WOOLF
« POLLY »        JAMES DE WOOLF
« WHITE HORSE » JAN DE SWEEVTS
« EXPEDITION »   JOHN et JACOB ROSEVELT
« CHARLOTTE »   MOSES, SAM  LEVY et JACOB FRANKS
« CARACOA »   MOSES et SAM LEVY
« FRANKS »   MOSES et SAM LEVY

Les bénéfices de ces expéditions furent parfois considérables :    « LA FORTUNA » rallia l’Amérique avec 217 noirs, payés au départ 4.300 dollars et vendus 41.438 dollars : bénéfice, pratiquement du 900% ! On se rendra bien compte que tout cela manque quleque peu de Gaulois, d’Angles, de Saxons ou même de Germains… Si dans le Nord des États-Unis, le trafic d’esclaves était rigoureusement interdit, certains firent du lobbying, comme on dirait aujourd’hui, en sorte que ce « commerce » devint bientôt légal… A Philadelphie, les influenceurs les plus célèbres furent Sandiford Lay, Woolman, Solomon et Benezet… On préfère donc à la Licra se focaliser sur des négriers lampistes supposés français, pourvu que ce soient des bourgeois locaux (ce qui ne fut pas forcément toujours le cas d’ailleurs comme nous le verrons) nantais ou même bordelais, qui firent une douzaine ou une quinzaine de rotations triangulaires, dans toute leur vie !… Ce durant moins de deux siècles. (Comme chaque bateau pouvait convoyer de 150 à 220 esclaves on voit tout de suite qu’ils n’ont guère dépeuplé l’Afrique, aussi répréhensible que soit cette activité !) On parle de 400 000 à 500 000 esclaves transportés par ces négriers français et anglais dans les îles : des chiffres  en parfaite concordance avec le nombre de navires, leur capacité et le nombre de rotations enregistrées.
Et rappelons bien que jamais aucun européen n’a « chassé des esclaves » : les esclaves étaient capturés par des chefs de tribus africaines, acheminés et vendus aux roitelets africains de la côte, qui les revendaient aux traiteurs ! L’esclavage, en Afrique est, de tous temps,  une affaire purement indigène… Et elle l’est toujours aujourd’hui car l’esclavage, notamment des enfants est toujours pratiqué en Afrique de l’ouest. Des enfants de familles pauvres sont loués pour plusieurs années à des familles riches ou laissés en gage à la suite d’un emprunt qui n’est qu’une vente déguisée : il n’est évidemment jamais remboursé. Les enfants deviennent alors des domestiques ou des ouvriers qui travaillent pour leurs acheteurs : des petits esclaves qui à parfois moins de dix ans peuvent travailler dix heures par jour. Au Bénin où la pratique est particulièrement répandue, et semble même aujourd’hui en expansion, ces enfants vendus comme esclaves portent le nom de vidomégons.
Quant à l’affaire d’Haïti évoquée, nous répondrons aux  Licrasseux que leur indignation, si sélective, fruit d’une savante désinformation, est totalement risible … car sans le moindre fondement ! C’est qu’en effet il ne s’est pas du tout agi de rembourser « le prix des esclaves à leurs propriétaires », gros mensonge,  prétexte à propagande éhontée et totalement fantaisiste, mais bien d’indemniser les propriétaires terriens chassés de leurs terres, qui leur étaient confisquées par l’état haïtien en constitution…! Et là on n’est pas du tout dans le contexte toujours ressassé par les anticolonialistes de la thématique éculée des “terres-volées-aux-populations-indigènes” : les fameux “marrons” n’étaient pas les indigènes locaux et n’avaient absolument aucun droit sur ces terres mises en valeur par les colons européens ! Pire, si on y réfléchit bien, sans les esclavagistes qui les y avaient amenés, ils ne se seraient jamais retrouvés là.
La traite transatlantique s’est arrêtée entre 1860 (USA) et 1880 (Brésil) : les traiteurs ayant réalisé des fortunes colossales ont légué à leurs descendants leurs empires financiers issus de la traite, devenus colossaux, reconvertis dans l’immobilier et le commerce général par les générations suivantes.  Ce sont ces familles  qui, souvent, prirent les rênes des pays de la côte des esclaves lors de la période de l’indépendance! Quant à la traite intérieure, elle est toujours pratiquée.
Le cas de Sylvanus Olympio, premier président du Togo est emblématique
Francisco Olympio da Silva est né à Rio de Janeiro le 24 juillet  1833. Il partit pour faire la traite, à 17 ans, embarqué comme membre d’équipage d’un bateau négrier appartenant à Cerqueira Lima, marchand d’esclaves de Bahia. Il débarque à Adina, sur la côte de l’actuel Ghana, puis après un court séjour à Agorko et Adafiénou, il s’est installé à Porto Seguro, nom portugais d’un comptoir de la ville d’Agbodrafo, en pays mina, au Togo. Il se consacra alors au trafic d’esclaves où il amassa une véritable fortune, œuvrant pour le compte de João Gonçalves Baêta, marchand d’esclaves bahianais, fortune qu’il investit dans des plantations à partir des années 60, comprenant que l’abolition allait toucher les deux Amériques. Son fils cadet, Epiphanio Olympio (1873-1968)  continuera la tradition paternelle et fut un très riche commerçant et planteur de cocoteraies. Son épouse Fidélia Afe (1862-1967), appartenait à l’ethnie mamprusi de la région de Dapaong, au nord du Togo. Elle avait été razziée près de son village et vendue comme esclave à la famille Olympio. Elle sera ensuite affranchie par Epiphanio  qui l’épousera. Le couple s’installera à Kpando (alors dans le Togo occidental allemand qui est aujourd’hui rattaché au Ghana).
C’est là que naquit leur fils, Sylvanus, futur artisan de l’indépendance et premier président de la république du Togo!!!

Un peu de bibliographie

De Lagos (Nigéria) à Accra (Ghana) les noms des descendants des traiteurs historiques – descendants des premiers marranes ibériques – occupent des pages entières dans les annuaires: Da Sylva, D’Almeida, De Souza, De Mederos, Lopez, etc… Ce n’est pas le commerce antillais dit triangulaire qui est de loin le plus important, mais bien cette traite continentale vers les USA, le Brésil et le vénézuéla qui fut quasiment… un « monopole ethnique » .
Stigmatiser aujourd’hui la traite aux USA ne peut que déboucher fatalement sur le rappel de ces origines et conduire à des réactions indignées qualifiées alors d’antisémites : Europe Israël l’a bien perçu !
Les efforts, supposés louables, de Wikipédia pour minimiser cette question sont d’autant plus risibles que les Africains l’assument parfaitement et que les intéressés ethniques reconnaissent leur rôle dans la traite, même s’ils cherchent à le minimiser autant que faire se peut, ce qui conduit à des raisonnements parfois alambiqués.
Des rabbins américains honnêtes revendiquent  même un rôle prépondérant à leur communauté dans l’affaire ! Nous renverrons donc ceux qui estiment que nos propos relèvent d’un antisémitisme primaire (auquel il de bon ton aujourd’hui d’ajouter « compulsif et viscéral »)
– A l’ouvrage du rabbin Ralph Lee  Raphael :  Jews and Judaism in the United States: A Documentary History  – New York – Behrman House – 1983.
Il y souligne pp. 14, 23-25 : « Les Juifs ont également pris une part active dans le commerce des esclaves des colonies néerlandaises, en effet, les statuts des congrégations de Recife et Maurice (1648) comprenaient une imposte (taxe juive) de cinq Soldos pour chaque esclave nègre acheté par un Juif brésilien à la Compagnie des Indes Occidentales. »
Et plus loin : «Ce ne fut pas moins vrai sur le continent nord – américain, où au cours du XVIIIe siècle, les Juifs ont participé au « commerce triangulaire » qui a amené des esclaves d’Afrique vers les Antilles et où ils étaient  échangés contre de la mélasse, qui à son tour était convoyée en Nouvelle – Angleterre où elle était  convertie en rhum pour vendre en Afrique.
Isaac Da Costa de Charleston dans les années 1750, David Franks de Philadelphie dans les années 1760, et Aaron Lopez de Newport dans la fin des années 1760 et au début des années 1770 ont dominé le commerce des esclaves sur le continent américain. »
– Au livre du rabbin Morris A. Gustein :  The Story of the Jews in Newport – Carnegie Institute of Technology, -Pittsburgh.
Pour les chercheurs et les curieux, à l’ouvrage monumental en 4 tomes d’Elisabeth Donan – non traduit en français :  Documents illustrative of the History of the Slave Trade to America Washington – Carnegie Institution of Washington, 1930 – 1935
Inutile de dire que ces ouvrages sont difficiles à trouver, et que Google ou la Licra n’en font pas précisément la publicité ! Alors si on débaptise vraiment, certains risqueraient d’avoir de grosses surprises, même en France!
Allons-nous supprimer les rues « Pierre Mendès-France » dont la famille a fait ainsi fortune comme armateurs dans le commerce triangulaire depuis Bordeaux ? Ou bien allons-nous faire disparaître les rues Jules Ferry chantre de la politique coloniale de la IIIeme république, une initiative socialo-maçonnique mise en œuvre alors contre l’avis de la France monarchique et catholique ? Ou bien encore celles d’Isaac Adolphe Crémieux grand complice du précédent et manifestant un racisme odieux avec son décret discriminatoire en Algérie ?
C’est vrai que chez la grande idole fondatrice de la Licra, cela va grincer des dents…
Mais là, je serais franchement pour …


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