McDonald’s : un procès pour discrimination ethnique

dans Tour d'horizon

Le groupe McDonald’s aura beau afficher des effectifs multicolores façon Benetton et décliner dans toutes les tonalités et par tous les canaux disponibles l’incontournable mantra inscrit dans son Code éthique « McDonald’s offre l’égalité des chances et de traitement à tous sans distinction de race, origine ethnique, couleur, religion, sexe, âge, pays d’origine ou ascendance, handicap physique ou mental, orientation sexuelle, statut à l’égard de l’armée ou toute autre base protégée par la loi (…) », sorte de développement de la fameuse formule rebattue « quel(le)que soit… », Byron Allen, homme d’affaires noir américain entend poursuivre le groupe de restauration rapide pour discrimination ethnique dans l’attribution de son budget publicitaire aux différents groupes de médias.


ARNAUD RAFFARD DE BRIENNE

Ce dirigeant de deux sociétés de médias, Weather Group et Entertainment Studios Network, producteur de films et propriétaire d’une dizaine de chaines de télévision réclame par voie de justice la somme faramineuse de 10 milliards de dollars, soit 8,3 milliards d’euros au prétexte que McDonald’s n’attribuerait que 0,31% de sa manne publicitaire à des groupes de médias dirigés par des Afro-américains. Ce qui semble certes modeste mais, question préalable à tout comparatif, que pèse la communauté afro-américaine dans les sphères dirigeantes du monde des médias américains ? Est-ce la minorité la plus représentative, non sur les écrans mais parmi les dirigeants et actionnaires et dans les conseils d’administration ? Nous nous garderons bien de nous prononcer sur cette épineuse question…

Toujours plus de « diversité »

Pointée du doigt dans une Amérique encore sous le coup de la folle campagne anti-police et anti-Blancs menée au cours de l’été 2020, avec la complicité active de la quasi-totalité des grands organes de presse,  par le mouvement Black Live Matters à la suite du décès du délinquant multirécidiviste noir américain George Floyd malmené par la police, la direction du groupe rappelle chafouinement son soutien militant et pionnier, il y a une cinquantaine d’années, à l’installation des restaurateurs noirs et à la promotion de nombreux Afro-américains à des fonctions de cadres supérieurs. Ce qui s’inscrivait, reconnaissons-le, nettement moins dans l’air du temps qu’aujourd’hui. Mais, rien ne semble devoir apaiser la rancœur du plaignant dont les conseils soulignent l’effondrement du nombre des cadres dirigeants et de propriétaires Afro-américains de restaurants ces dernières décennies alors que les employés noirs continuent de bénéficier de la même représentation. Racisme et discriminations sont-elles les causes réelles et principales de cette situation ? Sans doute un autre débat, tout aussi épineux…

Tétanisée et multipliant les reptations, la direction de McDonalds s’engage à accélérer ses programmes d’inclusion et, notamment, à compter le quart de ses cadres issus de la diversité et la moitié de femmes dans ses effectifs à l’horizon 2025 (tout comme Twitter). Pauvres femmes, embarquées, bien souvent malgré elles, dans des quotas à la fois protecteurs mais aussi parfois humiliants. A cette date butoir, 35% des postes de dirigeants devraient être tenus par des représentants de minorités sous-représentées et 45% des emplois de cadres par des femmes.

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