Mgr Vigano : “le mensonge emblème du diable. Il est de notre devoir de dévoiler la tromperie du Great Reset.”

dans TradiNews

Quand Staline décida en 1932 d’éliminer des millions d’Ukrainiens dans le génocide qu’était l’Holodomor, il planifia une famine en saisissant les denrées alimentaires, en interdisant le commerce, en interdisant les voyages, en censurant ceux qui rapportaient les faits. Ce crime contre l’humanité, récemment reconnu par de nombreux États dans le monde, a été mené selon des modalités qui ne sont pas sans rappeler celles adoptées lors de la soi-disant « urgence pandémique » pour le Great Reset.


Mgr Vigano

Un paysan ukrainien aurait pu se demander : « Pourquoi Staline n’envoie-t-il pas des provisions, au lieu d’interdire l’ouverture des magasins et tout déplacement ? Ne se rend-il pas compte que de cette façon, il nous fait mourir de faim ? » Pourtant, un observateur non influencé par la propagande communiste lui aurait répondu: « Parce que Staline veut éliminer tous les Ukrainiens, et il accuse une famine qu’il a sciemment provoquée dans ce but ». Il aurait commis la même erreur que ceux qui, aujourd’hui, en présence d’une prétendue pandémie, se demandent pourquoi les gouvernements ont saboté préventivement la santé publique, affaibli les plans nationaux anti-pandémie, interdit des traitements efficaces, administré des thérapies nocives, voire mortelles, et obligent maintenant les citoyens, soumis au chantage pour perpétuer lockdowns, couvre-feux et greenpass anticonstitutionnels, à se soumettre à des vaccins qui non seulement n’offrent aucune immunité, mais ont aussi de graves effets secondaires à court et à long terme, en plus propager ultérieurement des formes plus résistantes du virus.

Chercher une logique dans ce que nous disent les grands médias, les gouvernants, les virologues et les soi-disant « experts » est pratiquement impossible, mais cette déraison disparaît et tombe dans la rationalité la plus cynique si seulement nous inversons notre point de vue. C’est-à-dire que nous devons renoncer à penser que nos gouvernants agissent pour notre bien et, plus généralement, que nos interlocuteurs sont honnêtes, sincères et animés de bons principes.

Bien sûr, il est plus facile de penser que la pandémie est réelle, qu’il existe un virus mortel qui fauche des millions de victimes et que les gouvernants et les médecins doivent être félicités pour l’effort consenti face à un événement qui les a tous pris au dépourvu ; ou que « l’ennemi invisible » est en fait vaincu par le prodigieux vaccin que les entreprises pharmaceutiques, animées d’un esprit humanitaire et sans intérêt économique, ont produit en très peu de temps. Et puis il y a les parents, les amis et les collègues qui nous regardent comme si nous étions fous, ils nous donnent du « complotiste » ou – comme commence à le faire avec moi un intellectuel conservateur – nous accusent d’exaspérer les tons d’une confrontation qui, si elle était modérée, aiderait à comprendre les termes du problème. Si ensuite nos amis fréquentent la paroisse, nous entendrons que même François a recommandé les vaccins, dont le Prof. Untel [s’agit-il de Roberto de Mattei?] a dit qu’ils sont moralement acceptables même s’ils sont produits avec des fœtus avortés, puisque – nous prévient-il – ceux qui critiquent maintenant le vaccin contre le Covid acceptent ceux administrés jusqu’à présent, même si ceux-ci sont obtenus avec des avortements.

Le mensonge séduit beaucoup de monde, y compris parmi les conservateurs et les traditionalistes eux-mêmes. Même nous, parfois, avons du mal à croire que les opérateurs de l’iniquité sont si bien organisés, qu’ils ont réussi à manipuler l’information, à faire chanter les politiciens, à soudoyer les médecins, à intimider les commerçants, à forcer des milliards de personnes à porter une inutile muselière et à considérer le vaccin comme le seul moyen d’échapper à une mort certaine. Pourtant, il suffit de lire les directives que l’OMS a écrites en 2019 sur le « Covid-19 » à venir, pour comprendre qu’il n’y a qu’un seul scénario sous une seule direction, avec des acteurs qui s’en tiennent au rôle qu’on leur a assigné et une claque de plumitifs qui déforment la réalité sans vergogne.

Regardons l’ensemble de l’opération de l’extérieur, en essayant d’identifier les éléments récurrents : le caractère inavouable du dessein criminel de l’élite ; la nécessité de le dissimuler sous des idéaux acceptables ; la création d’une situation d’urgence pour laquelle l’élite a déjà prévu la solution, qui autrement serait inacceptable. Il peut s’agir d’une augmentation des fonds alloués à l’armement ou d’un renforcement des contrôles immédiatement après l’attaque des tours jumelles, de l’exploitation des ressources énergétiques de l’Irak sous prétexte que Saddam Hussein possède des armes chimiques et bactériologiques, ou de la transformation de la société et du travail à la suite d’une pandémie. Derrière elle, il y a toujours une excuse, une cause apparente, quelque chose de faux qui dissimule la réalité : un mensonge, en somme ; une fraude.

Le mensonge est la marque de fabrique des auteurs des Great Reset des siècles derniers : la pseudo-réforme protestante, la Révolution française, le Risorgimento, la Révolution russe, les deux guerres mondiales, la révolution industrielle, Soixante-huit et la chute du mur de Berlin. A chaque fois, si vous y réfléchissez, la raison apparente de ces révolutions ne correspondait jamais à la raison réelle.

De cette longue séquence de Great Reset organisées par la même élite de conspirateurs, l’Église catholique elle-même n’a pas réussi à s’échapper. Voyez: que nous ont dit les liturgistes du Concile lorsqu’ils ont voulu nous imposer la messe réformée ? Que le peuple ne comprenait pas, qu’il fallait rendre la liturgie compréhensible, pour permettre une plus grande participation des fidèles. Et au nom de cette prophasis [πρόφασις], de ce faux prétexte, ils n’ont pas traduit la messe apostolique, mais en ont inventé une autre, parce qu’ils voulaient effacer le principal obstacle doctrinal au dialogue œcuménique avec les protestants, en endoctrinant les fidèles avec la nouvelle ecclésiologie de Vatican II.

Comme toutes les fraudes, celles qui sont ourdies par le diable et ses serviteurs reposent sur de fausses promesses qui ne seront jamais tenues, en échange desquelles nous renonçons à un certain bien qui ne nous sera pas rendu. Dans l’Eden, la perspective de devenir comme des dieux a conduit à la perte de l’amitié avec Dieu et à la damnation éternelle, que seul le sacrifice rédempteur de notre Seigneur pouvait réparer. Et Satan tenta aussi notre Seigneur, comme d’habitude par le mensonge :  » Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle a été remise entre mes mains et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, tout sera à toi  » (Luc 4, 6-7). Mais rien de ce que Satan a offert à notre Seigneur n’était vraiment à lui, et il ne pouvait pas le donner à qui il voulait, et encore moins à Celui qui est le Seigneur et le Maître de tous. La tentation du diable est fondée sur la tromperie : que pouvons-nous attendre de Celui qui est « meurtrier dès le commencement » (Jn 8,44), « menteur et père du mensonge » (ibid.) ?

Avec la pandémie, on nous a progressivement dit que l’isolement, le confinement, les masques, les couvre-feux, les messes en streaming, l’enseignement à distance, le smartworking, le recovery fund, les vaccins, les greenpass , nous permettraient de sortir de l’urgence. En croyant à ce mensonge, nous avons renoncé à des droits et à des modes de vie dont on nous prévient qu’ils ne reviendront jamais : « Rien ne sera plus comme avant ». La « nouvelle normalité » représentera de toute façon une concession, et pour l’obtenir nous accepterons la privation de libertés que nous tenions pour acquises, et nous ferons des compromis sans comprendre l’absurdité de notre acquiescement et l’obscénité des exigences de ceux qui nous commandent, nous donnant des ordres si absurdes qu’ils exigent vraiment une abdication totale de la raison et de la dignité. A chaque étape, un nouveau tour de vis, un pas de plus vers l’abîme : si nous ne nous arrêtons pas dans cette course au suicide collectif, nous ne reviendrons jamais en arrière.

Il est de notre devoir de dévoiler la supercherie de ce Great Reset car elle se rattache à tous les autres assauts qui, au cours de l’Histoire, ont tenté de contrecarrer l’œuvre de la Rédemption et d’instaurer la tyrannie de l’Antéchrist. Car c’est, en fait, ce que visent les architectes du Great Reset. Le Nouvel Ordre Mondial – en assonance significative avec le Novus Ordo conciliaire – renverse le cosmos divin pour répandre un chaos infernal, dans lequel tout ce que la civilisation a laborieusement construit au cours des millénaires sous l’inspiration de la Grâce est renversé et perverti, corrompu et effacé.

Il est nécessaire que chacun de nous comprenne que ce qui se passe n’est pas le résultat d’une malheureuse suite d’événements fortuits, mais répond à un plan diabolique – en ce sens que derrière tout cela il y a le Malin – qui au cours des siècles poursuit un seul but : détruire l’œuvre de la Création, contrecarrer la Rédemption et effacer toute trace de Bien sur la terre. Et pour obtenir cette fin, le dernier pas est l’établissement d’une synarchie dans laquelle commandent quelques tyrans sans visage, assoiffés de pouvoir, dévoués au culte de la mort et du péché, à la haine de la vie, de la vertu et de la beauté parce qu’en eux brille la grandeur de ce Dieu, contre lequel ils crient encore aujourd’hui leur infernal « Non serviam ». Les membres de cette secte maudite ne sont pas seulement Bill Gates, George Soros ou Klaus Schwab, mais ceux qui complotent dans l’ombre, depuis des siècles, pour abattre le Royaume du Christ : les Rothschild, les Rockefeller, les Warburg et ceux qui, aujourd’hui, en sont venus à s’allier avec les dirigeants de l’Église, en utilisant l’autorité morale du Pape et des évêques pour convaincre les fidèles de se faire vacciner.

Nous savons que le mensonge est l’emblème du diable, la marque de fabrique de ses serviteurs, la marque de fabrique des ennemis de Dieu et de l’Église. Dieu est la Vérité, la Parole de Dieu est vraie et Lui-même est Dieu : dire la vérité, la crier sur les toits, révéler la tromperie et ses auteurs est une œuvre sacrée et le catholique – comme toute personne ayant conservé un minimum de dignité et d’honneur – ne peut échapper à ce devoir.

Chacun de nous a été pensé, voulu et créé pour rendre gloire à Dieu et pour faire partie d’un grand dessein de la Providence: depuis l’éternité, le Seigneur nous a appelés à participer avec Lui à l’œuvre de la Rédemption, à coopérer au salut des âmes et au triomphe du Bien. Chacun de nous a aujourd’hui la possibilité de choisir de se ranger du côté du Christ ou contre le Christ, de lutter pour la bonne cause ou de se faire complice des ouvriers de l’iniquité. La victoire de Dieu est certaine, comme est certaine la récompense qui attend ceux qui font le choix de se ranger du côté du Roi des rois ; et certaine est la défaite de ceux qui servent l’Ennemi, certaine sa damnation éternelle.

Cette farce s’effondrera, elle s’effondrera inexorablement ! Efforçons-nous tous, avec un zèle renouvelé, de rendre à notre Roi cette couronne que ses ennemis lui ont arrachée. Je vous exhorte à faire régner Notre Seigneur dans vos âmes, dans vos familles, dans vos communautés, dans l’État, dans le travail, dans les écoles, dans les lois et les tribunaux, dans les arts, dans l’information, dans tous les domaines de la vie privée et publique.

Nous venons de célébrer les apparitions de la Vierge Immaculée aux Pastoureaux de Fatima : souvenons-nous de l’avertissement de la Vierge sur les dangers et les châtiments qui attendent le monde s’il ne se convertit pas et ne fait pas pénitence. « Cette race de démons ne peut être chassée que par la prière et le jeûne » (Mt 17,21), dit le Seigneur. En attendant qu’un Pape obéisse pleinement aux demandes de la Mère de Dieu en consacrant la Russie à son Cœur Immaculé, consacrons-nous à Elle, nous et nos familles, en persévérant dans la vie de Grâce sous la bannière du Christ Roi. Que notre très sainte Mère et Reine, Marie Très Sainte, règne aussi avec Lui.

Source : Benoît et moi .

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