Mme Lévy veut que sa galerie “s’intègre à un tissu social et artistique”

dans Arts & Lettres & Chansons

Ou les redoutables niaiseries minaudantes d’une redoutable business woman … 


Rédaction NSP
Nicolle Esterolle
Le vespéral journal Le Monde ne s’intéresse pas du tout  aux centaines de galeries prospectives françaises, qui ont disparu à cause du travail systématique de disqualification à leur égard que les experts (es) du  ministère mènent depuis quarante ans. Non, son intérêt va plutôt au haut niveau intellectuel et financier, et aujourd’hui plus spécialement à cette méga-galerie américaine, méga-financière, et méga internationale, qui va nous faire l’honneur de s’installer à Paris, et qui nous raconte ses états d’âme et ses petites misères de méga-riche. C’est à pleurer de compassion ! Mais il était important  semble-t-il , pour l’autrice (sic) de cet article, de fournir  aux  lecteurs du Monde la preuve de la redoutable niaiserie de cette Mme Levy, pour expliquer sa redoutable  efficacité de business-woman internationale.
Ainsi donc, Mme Levy  est courageuse,  elle « ne baisse pas les bras », non, « il faut continuer » dit-elle … parce qu’elle aime Paris avec ses fondations Pinault et Arnaud, avec son Palais de Tokyo, qui sont autant de signes de « renouveau »… et puis parce qu’on peut y discuter « jusqu’à deux heures du matin, de philosophie, d’art ou de politique »…et puis, elle va continuer à NY avec une grande expo de la méga-star  financial arte – povera artist , Michelangelo Pistoletto, ex- gigolo – moniteur de ski dans les années 70, puis gourou de je ne sais quelle fumeuse idéologie anthroposopho-posturo-bidulaire sectaroïde , qui avait séduit notre ex-ministre de la Culture Françoise Nyssen, et dont je joins l’image d’une œuvre avec mobilier de salon les pattes en l’air…
Ainsi, avec tout cela, tient-elle à ce que sa « galerie s’intègre à un tissu social et artistique ». Ah, le « social » chez les ultra-riches !  Ah, l’ « artistique » chez les mêmes !
Avec  son programme Progetto Arte, le gourounisant  Pistoletto prônait « l’unification économique créatrice et sociale de toutes les parties de l’existence humaine ; dans un sens plus précis, la combinaison systématique de toutes les réalisations et les connaissances de la civilisation des aspects de l’art ». Rien que ça !
Il a développé en outre , pouvait-on lire dans l’article pétillant de malice d’Art Press : «  une  démarche de valorisation de la vie, d’élimination des distances conflictuelles et de réconciliation des identités personnelles et collectives, des visions individuelles et universelles avec un  Lieu à Marseille, pluriconfessionnel de recueille­ment et de prière consacré à plusieurs cultes et à la laïcité ; avec « Love Difference »,  qui, autour d’une grande table réfléchissante en forme de bassin méditerranéen, prône le respect réciproque entre les terres, les langues, les visions politiques et les religions ; Avec le « Troisième Paradis », basé sur l’évolution de la société vers un équilibre entre nature et artifice, origine et progrès…
Pour lui,  « La durabilité implique l’art comme un langage pluriel, d’une singulière élasticité qui pose les principes d’une écologie urbaine. La diversité amène l’art au plus vif d’une mise en relation dynamique des différences culturelles, politiques et sociales de la cité, et d’un refus des engrenages de l’accumulation spéculative et de l’exclusion » …D’où le mobilier de salon les pattes en l’air…


Je vous joins  une autre image de sa fameuse et puissamment symbolique performance de fracassage de miroir : magnifique exercice de spectacularisation du rien, d’hystérisation du bidon et d’auto-fellation du néant consubstantiel à cet art dit contemporain.