Mon père, ce héros

dans Réflexions & Histoire

Combien de batailles, combien de luttes acharnées, combien de victoires as-tu apporté à cette Italie du Duce ? Combien d’idéaux as-tu vu couler, emportés par des torrents de boue et de sang ? Ô mon père, tu n’avais que 13 ou 14 ans tout au plus et déjà orphelin, enfant encore un peu, tu ne pouvais  que regarder avec des yeux de haine ces brigades partisanes qui, à défaut de pouvoir prendre la vie des hommes ennemis, prenaient la vie d’enfants et de femmes ! Te voilà défenseur héroïque de ta patrie meurtrie par les nauséabondes trahisons « rouges ».


Rédaction NSP
Julius Caius
Rien ne semblait pouvoir freiner ta quête de sang vengeur. Le combat et la nation étaient devenus ton « père et ta mère » !
Rejoindre sur le front russe ton frère de sang et de combat fut aussi ton désir.
Partir pour revenir la poitrine gonflée d’orgueil et de fierté, partir pour revenir tel le héros invincible, ou bien partir et ne plus revenir mais en emportant avec toi dans le dernier voyage d’une vie bien trop courte ces infâmes et maudites âmes communistes.
Tu fus ensuite prisonnier puis condamné à mort puis re-prisonnier et même tes ennemis étaient déroutés, non seulement par ta jeunesse mais aussi par ton courage.
Ton visage encore juvénile mais marqué par la tristesse ne trahissait rien, il ne laissait percevoir que cette soif sans fin de vengeance mais aussi d’amour pour ta patrie!!
Te voilà emprisonné dans quelque geôle, avec le poids de la misère, de la souffrance, de la douleur de ces êtres chers disparus trop tôt et le désespoir de ces batailles perdues pendant que l’Italie glorifiait ses nouveaux héros aux pieds d’argile, ses lâches et viles tuniques partisanes sans honneur.
Malgré tout cela, tu portais encore en toi cet espoir éternel de nationalisme et là où beaucoup d’hommes auraient rendu les armes et même si ta terre natale ne voulait plus de toi, qu’à cela ne tienne, il fallait que tu marques de ton empreinte d’autres terres dans le combat pour des idées pures contre le reste du monde !
Après quelques années de prison, te voilà dans la fameuse Légion Étrangère, avec toujours le même honneur, toujours la même passion des idéaux, toujours le sang, les combats des terres lointaines, pour la même fierté mais pour un autre drapeau cette fois-ci !
Ces couleurs t’apporteront encore des victoires, des défaites, avec leurs lots de profonds mépris, avec leurs lots de traîtres, encore. Après les capitulations, tu tireras le dernier coup en l’air, fatigué, dégoûté et usé par tant de blessures. Te voilà Français à présent, Français par le sang versé, aimant cette deuxième terre sacrée et la glorifiant chaque jour, elle et son drapeau. Voilà un peu de ta vie jusqu’ à ta vie de Père.
Tu as relevé un autre défi : celui de fonder une famille, avec un horizon en Bleu Blanc Rouge. Tes combats sont devenus politiques, avec des hommes comme toi, remplis de courage, de convictions nationalistes, rêvant d’une France respectée et aimée.
Alors oui, enfant, je savais que mon père était spécial. J’ignorais tout de son passé à part quelques récits de légionnaires et quand il me faisait la lecture de sa vie, sans que je le sache encore, il me transmettait mon futur héritage, m’apprenant tour à tour le «Fratelli d’Italia» et la Marseillaise, deux hymnes, le premier pour notre sang, le deuxième pour notre terre .
Tu as réussi mon père. Tu as réussi à me transmettre ton courage d’homme et ton courage politique, tu as su m’amener sur le chemin de « Notre vérité », la seule qui puisse exister pour notre pays, j’ai choisi mes amis et je connais mes ennemis. Notre devoir de résistance nous ébranle parfois mais notre foi nous relève pour continuer à défendre nos fils et nos filles, car nous sommes devenus « étrangers sur notre sol ».
Se battre, oui, parce que nous ne connaissons ni la soumission, ni la lâcheté et ni l’abandon !
Mais je doute, parfois,  je doute et je te demande pardon,  je doute que la France mérite notre amour exacerbé, je doute de nos combats politiques que les Français ne comprennent pas.
Nous sommes en train de devenir les 300 spartiates, les dernières Légions sacrées de Rome
Mon père, tes pays méritaient-ils autant de toi, autant de tes batailles, autant de ton sang versé, autant de tes luttes acharnées pour que je puisse voir autant de pleutres et de lâches? Oui, je ne vois que cela autour de moi ou presque, des soumis, transformant leur manque de courage en prétendus «idéaux politiques», laissant les assassins gouverner, laissant les pédophiles exister, laissant une foi étrangère se propager, laissant des hordes allogènes débarquer, aplatissant devant eux comme des chiennes en rut.
Alors oui,  je doute,  je doute que mon pays me mérite.
Nous sommes peut-être finalement des hommes aux causes perdues, des hommes aux chimères du passé. Nous disparaîtrons peut être, car trop minoritaires. Est-ce trop de demander une justice pour nos enfants ? Une justice pour nos femmes ?
Une justice pour nos anciens ?
Dans mes doutes,  je vis dans un pays qui ne me correspond plus, mes terres sont chrétiennes et pourtant elles sont bafouées chaque jour, bafouées avec la bénédiction d’un gouverneur peut-être plus ou moins sodomite – qui sait ?
Et ces terres chrétiennes sont vendues chaque jour par un Pape sans courage. Ces deux hommes-là sont béats, mais présentent leurs culs béants aux djellabas venues tout droit de l’Enfer et que Lucifer lui même a reniées!
La France est devenue la « Jérusalem » à reprendre.
Ses chevaliers trop peu nombreux et il est loin le temps des Croisades. Elles seraient cependant ô combien nécessaires aujourd’hui. Ma foi est ma cause, je ne connais et ne vis que pour ma cause. Ma patrie m’est devenue étrangère et je demande pardon à mon père,  je demande pardon à mes frères,  je suis fatigué moi aussi par 35 ans d’espérance vaine, fatigué de vivre dans un humanisme aux couleurs multiples, fatigué de voir ces gens sans race à la barbe pouilleuse et tachée de sang, fatigué d être contraint de cohabiter avec ces locataires que je n’ai pas choisis, fatigué de les voir piétiner et cracher sur mon sol. Je suis fatigué de ces républicains pourris, fatigué de ces gauchistes qui n’ont fait qu’abreuver ma haine depuis ma naissance.
Mais je n’oublie pas mes racines,  je n’oublie pas non plus le sang spécial qui coule dans mes veines, et je me relève sans cesse pour résister à ces hordes impies, et je pense aux légionnaires romains, sûrement mes ancêtres, et je pense aux chemises noires, aux soldats unis sous une même bannière et je pense à tous ces héros anonymes de notre Légion Etrangère car nous sommes le futur, nous sommes cet horizon Bleu Blanc Rouge pour nos enfants, ces 300 qui, je l’espère, deviendront 600, puis des milliers, afin que notre drapeau Français et Chrétien puisse flotter de nouveau avec fierté !
« Nous partîmes cinq cents et par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. »
Le Cid, Jean Racine

 

Derniers articles Réflexions & Histoire

Haut De Page