Petit tour de France des abbés de combat, en ces temps de privation de messe

dans Zones occupées

 Le confinement aura décidément eu raison de bien des valeurs… Après avoir séparé les mourants de leurs enfants, et les cadavres de la chaleur consolante des derniers fidèles, l’Etat, despotique, prive les âmes de leur nourriture, prohibant tout regard jeté vers le ciel, à défaut de pouvoir couvrir  celui-ci de ses miasmes morbides. Cette « conjuration contre l’esprit » comme l’eût appelée le Bernanos de la France contre les robots rentre en effet dans le plan mondialiste de domination des peuples et d’internationalisme tyrannique.


 

Rédaction NSP
Jean-Louis Dutertre

Elle est même l’une des mesures principales de cet effort formidable de reprise en main autoritaire du pouvoir ! Jouant son dernier va-tout, l’oligarchie ne se prive de rien pour satisfaire ses lubies antireligieuses et la bassesse de ses désirs. Ces successeurs des Combes et des Ferry, tout aussi fébriles et médiocres que leurs aînés, n’admettent d’ailleurs pas que l’on conteste leur décision scandaleuse de maintenir l’interdiction de la tenue de cultes publics après le 11 mai. Si quelques voix s’élèvent, bien tardivement il est vrai, parmi la conférence des évêques de France (dont celle de l’archevêque de Paris), aucune brèche dans les hauts murs de l’enfermement d’Etat n’a encore point. Partout en France cependant les chrétiens regagnent leurs catacombes ; les traditionalistes, déjà rodés au repli stratégique dans leurs chapelles et prieurés donnent la réplique au gouverneur Macron et s’écartent des voies grillagées pour s’engager sur un chemin plus droit ! La seule voie de salut possible ?
Suivez-nous donc dans ce petit tour de France des abbés rebelles et fidèles !

A la Frat’, ça s’encanaille !

Sujette à plusieurs critiques suite à son apparent retrait face aux décrets restreignant la liberté du culte catholique, la Fraternité est enfin montée au créneau ! Par une lettre du supérieur du district de France Benoît de Jorna, qui regrette bien entendu le maintien de ces restrictions à la liberté de culte. La « liberté de conscience » catholique (qui n’a rien de voir avec la licence maçonnique de croire en n’importe quoi) est l’envers du devoir d’honorer le vrai Dieu par un culte qui lui convienne. Ces lois républicaines ne semblent pas comporter la légitimité nécessaire pour emporter notre assentiment impératif, et c’est à ce titre que nous devons les dénoncer. Le sermon du supérieur du dimanche 3 mai demande d’ailleurs sans ambiguïté à ce que l’on déconfine les églises, permettant la tenue de messes et d’offices comme la saine raison le commande. Le ministre de l’intérieur Castaner quant à lui s’est attiré le même jour les foudres du « milieu catho » en affirmant « que la foi n’a pas forcément besoin de lieu de rassemblement », méprisant éhontément les demandes des évêques de France. Il est vrai que celles-ci n’ont pas été accompagnées de manifestations très viriles, le clergé paie en cela son vieux ralliement (reniement ?) de 1892 et sa servilité légendaire envers les forces de décomposition sociale qui nous gouvernent. Combien d’évêques francs-maçons et d’invertis ont-ils posé leurs fesses sur les cathèdres des apôtres, baignées du sang des saints et élevées par les sermons d’un Bossuet et la sainteté des évangélisateurs de la Gaule ? Seul Dieu le sait, mais nous avons notre petite idée sur la question…

Les résistants résistent !

C’est un axiome aussi logique que ceux de l’œil qui voit, de la roue qui tourne ou du journaliste qui ment ! Les résistants en marge de la Fraternité n’abandonnent pas le front et c’est tant mieux ! Nous avons toujours considéré avec une grande vénération ce mouvement de francs-tireurs et leur ecclésiologie des petits groupes – les fameux « isolats » chers à la rédaction de notre canard – aussi précaires matériellement qu’ardents dans l’action (les deux étant liés par une loi quasi inflexible). Combien semblables devaient être ces quelques 49 martyrs d’Abitène lorsqu’ils prononcèrent, face aux persécuteurs commissionnés par Dioclétien, la fameuse formule « Sine dominico non possumus » (sans la messe nous ne pouvons obtempérer) qui les fit inscrire dans le livre de Vie ! Témoignage d’un fanatisme religieux dont on se plairait à penser qu’il n’est pas à jamais renfermée sous les dalles de nos basiliques romanes…
Mais revenons à nos bergers… L’abbé Salenave, qui prodiguait des messes en ligne pour toute la durée du confinement à destination des fidèles « résistants », s’en est pris à la foutaise du confinement pour tous. Il rappelle dans l’un de ses sermons de confinement que la nature humaine unit indissociablement le corps et l’âme (pas de culte sans manifestation physique de celui-ci) et il fait preuve d’une grande sollicitude pour les plus faibles, à commencer par les malades et nos anciens qui auraient bien besoin de la présence consolante d’un prêtre ou d’un proche pour alléger leur solitude !
Nos Combes et nos Ferry ont bien réussi leur coup : interdire la réception des derniers sacrements à ces infortunés. On comprendra aisément que la tenue en loge ne soit pas de première importance, mais enfin songez qu’il y a tout de même une âme et tout de même un jugement et que certains tiennent à s’apprêter avant de passer avant leur juge ! Mais quelle pensée consolante d’avoir le Christ pour avocat et pour juge le bon Dieu, ça changera bien de la XVIIème chambre, de ses glosateurs et exégètes antiracistes aux yeux usés par la lecture de la presse d’édification passée de Mao au transgenre.
Autre contribution non moins importante, celle des dominicains d’Avrillé. Fondé dans les années 1970 par une bande de jeunes intrépides du MJCF, ordonnés par le « chef des traditionalistes » Mgr Lefebvre, le couvent de la Haye-aux-bonhommes bien connu pour ses publications (dont le Sel de la Terre dont nous recommandons chaudement la lecture) insolemment et intégralement catholiques n’a pas manqué de s’exprimer à l’occasion de ce grand renfermement des Français ! (Leur a-t-on prévu des réserves ? Et les plumes pour mettre sur leurs chapeaux ?
J’ai ouï dire que des hordes de racailles pouvaient, elles, chasser le bison et le poulet en liberté…). Le ton est plus calme du côté des fils de Saint Dominique, mais une détermination à défendre le saint sacrifice et sa valeur aux yeux de Dieu contribue à sa profondeur ! Invitant dans leur dernier sermon à se lover dans le Sacré-Cœur de Jésus, et répondant à l’interdiction de la messe par la nécessité de ce sacrifice propitiatoire en temps d’épidémies, les frères n’ont pas vraiment chômé pour porter des coups contre la politique antireligieuse du gouvernement ! L’unique sacrifice non sanglant de la messe remplace en effet les nombreuses cérémonies sacrificielles et synallagmatiques (de troc juridique) entre les dieux et les hommes ; le médiateur unique, l’« image éternelle du Père » (selon saint Paul) étant le sacrifice parfait et définitif, à travers lequel nous pouvons « impétrer » (supplier) la miséricorde divine. C’est donc par la messe que les frères proposent de demander la prompte résolution de l’épidémie. Avec un peu d’hydroxychroloquine et quelques plantes de Madagascar, ça vous fait une bonne prescription !
Par delà les mers, en zone libre, l’oint de Mgr Lefebvre Richard Williamson (dont l’intelligence politique n’a d’égal que son intuition profonde de la pourriture libérale) prêche la prière en ces temps d’apostasie universelle qui ont motivé la propagation d’une telle épidémie. On pourrait ajouter que l’inaction des masses face à une crise économique et financière qui s’annonce exceptionnelle et abominable est elle aussi le fruit de ce grand aveuglement devant les plus hautes valeurs de la vie. L’instinct de croissance et d’éclosion apparaît ici bien plus grand que le simple besoin de se conserver, pizza et manette de console débilitante en main !

Chez les sédévacs, on n’a pas de pape mais on du bon sens (et du courage) !

 Il semble loin le temps où Jérôme Bourbon s’ouvrait dans Rivarol (ce n’était pourtant qu’il y a un mois) sur ce qu’il estime être une lâcheté des clercs face à l’enfermement des Français et l’interdiction du culte (Murielle Pénicaud vous a fait signe, y a 10000 places de taule  libres pour les gaulois réfractaires !). La troisième république ne l’avait pas tenté, même en ses jours les plus noirs ! En parlant d’heures sombres, je ne sache pas non plus que les très méchants boches nous aient ôté ce rendez-vous hebdomadaire. Les églises étaient, il est vrai, parfois sacrément endommagées par les bombardements alliés mais on se réunissait quand même pour chanter des hymnes au Dieu trine et un ! A ce propos, tout cela me rappelle une vieille histoire qu’un ami historien de ma commune me comptait il y a quelques années. C’était lors des « guerres de religion », une petite ville privée de ses catholiques réduits au silence ou à l’exil, quand ils n’étaient pas balancés du haut du clocher lorsqu’ils portaient soutane ou cornette (n’y a-t-il pas d’ailleurs une petite affinité entre ces huguenots et les héroïques libérateurs catalans de 1936 ? Un petit intérêt pour la cinétique et la chasse aux nonnettes peut-être ?) . Un vieillard continuait à se rendre chaque jour sur les ruines de la vieille église, elle aussi abattue. Il fallait bien que cette bonne mère au ventre troué subisse le sort de ses fils, saignés à blanc par les illuminateurs de l’esprit libre et les pourvoyeurs de bonne conscience de l’aristocraille. Eh bien je vous le donne en mille, il fut assassiné à coup de pierre par des jeunes qui l’avaient repéré. Les chaînes peuvent changer, et elles l’ont fait depuis la doctrine de Calvin (on serait plus porté aujourd’hui sur les grandes causes humanitaires et métissophiles), mais toujours une certaine jeunesse aiment à les faire cliqueter pour peut-être se les rendre moins pesantes ! Ou pour attirer les filles, un étudiant en sociologie sans grand idéal (et sans le sou) c’est forcément moins attractif, on les comprend… Ce n’est pas Jean-Maxence à La Baule qui leur filera 100 balles pour qu’ils portent des mocassins neufs et qu’ils quittent leur mouvement trotsko-anar-croco !
L’abbé Rioult ne leur donnerait pas de petit billet mais de bons livres bien sûrement ! Auteur d’ouvrages très remarqués et très remarquables (en « république des lettres » France-cultureste, le fait est assez rare pour être signalé…) dont un dernier sur « nos frères aînés dans la foi » (comprenne qui pourra !), l’abbé de combat numéro 1 de France repart en première ligne en accablant les grands de ce monde et leur création de laboratoire (si on suit tout du moins les conjectures très probables du professeur Montagnier). Il réfléchit dans sa dernière vidéo sur le concept de tyrannie et d’enfermement restrictif des français, cocus heureux de cette crise sanitaire (mais un électeur n’est-il pas toujours un mari trompé libre de sa catin ?). Il nous exhorte à lutter contre l’ « imposture politico-médiatique du Covid-19 ». Rien que ça ! Les évêques de France ou ce qui porte ce nom feraient bien d’intégrer ce courageux abbé dans leur conseil de crise, histoire de se faire quelque peu chapitrer… Entre la promesse d’un Monseigneur Aupetit de crier très très fort contre Macron et l’attitude digne d’un saint Athanase du valeureux ermite néo-médiéval, il y a un hiatus qu’une religion pourrait seule relier (cf. dictionnaire d’étymologie) !
Avant de conclure appesantissons-nous un peu auprès de l’abbé Abrahamowicz, lequel propose rien moins que de reconsidérer cette vilaine grippe à l’aune de critères réalistes. Refusant de la tenir pour une excroissance de la cuisse droite de Jupiter et d’appeler à une repentance devant la punition divine (qui stopperait net toute recherche de responsables, et il doit y en avoir quelques-uns !), l’abbé non-jureur insiste sur le caractère malicieux du traitement médiatique et de l’hystérisation qu’il induit parmi les masses !
Mention spéciale au doyen de ces bons pères, l’abbé Guépin ! Celui qui ne recule jamais devant un juste hommage, même rendu au vieux maréchal Pétain lors du pèlerinage annuel qui commémore sa vie intégralement dédiée au service de la France (mais quelques juges dépositaires de la Conscience universelle l’auraient, paraît-il, condamné pour rire à l’indignité nationale…) répond à nouveau à l’appel du devoir ! Rivarol publiait il y a quelques semaines la lettre du préfet enjoignant l’abbé à cesser ses messes. Il ne faut pas être grand prophète pour deviner la réaction de l’abbé, qui appelle dans son sermon du 26 avril à risquer l’amende plutôt que de manquer à son devoir dominical. L’exemple  qu’il convoque, à savoir celui d’une femme occidentale ayant vécu en terre musulmane est d’ailleurs particulièrement touchant pour toute âme croyante. Pour cette chrétienne ayant bravé les affres de la justice islamique et les mois de prison promis pour la moindre réunion entre adeptes de la religion européenne, les quelques amendes du gouvernement semblent de peu de poids.
Après avoir consulté les derniers propos éclairants du « pape » François sur la « xénophobie » et la nécessité impérieuse du métissage pour l’évolution de l’humanité, nous nous engageons d’ailleurs à nous reposer cette question si délicate de la vacance du siège…

Les églises fermées… Et nos frontières ?

Nous achèverons notre propos et notre chapelet d’abbés de combats qui vous aura, nous l’espérons, ragaillardi, par un court texte d’Abel Bonnard publié dans la revue l’Acampado du prieuré de Marseille de la FSSPX (précisons, à toutes fins utiles, que vous pouvez vous y abonner). Cette revue est publiée sous la direction du prieur de la paroisse, l’abbé Beauvais, que beaucoup de parisiens connaissent comme étant l’ancien curé de saint Nicolas du Chardonnet. Le choix du texte, en pleine opération mondialiste de remplacement de nos peuples et tandis que les grecs résistent courageusement aux pressions turques et aux assauts des migrants ne peut que nous convaincre !
« Beaucoup des mésaventures de la France contemporaine lui sont venues de ne pas s’être connue pour ce qu’elle était, c’est à dire le pays de la qualité. Les choses étant ainsi, rien ne serait pire que de viser seulement à obtenir des naturalisations en grand nombre. La France s’en trouverait à la fois affaiblie, corrompue et gâtée. Malheureusement les Français sont le peuple le moins préparé à se défendre et à se préserver de ce côté ­là. (…)Les Français croient encore que l’homme est à peu près le même partout. C’est en vain que la nature a pris le soin de peindre ces hommes de noir, de jaune ou de blanc ; qu’elle a fait les uns longs, les autres courts ; qu’elle a varié la forme des crânes. Ces détails n’ont pas d’importance. La France est ouverte comme un café. De plus, à supposer que les éléments que la France accueille, ne soient pas mauvais, il faut encore qu’elle les fasse siens. Plus un pays a besoin d’admettre des étrangers, plus il devrait avoir une tradition forte, des doctrines fermes et pour tout dire, un État valide et vigilant. Sans quoi ce n’est plus lui qui s’assimile ces étrangers, ce sont eux qui l’envahissent. Cette invasion est d’autant plus redoutable qu’elle est plus sournoise. Le changement s’opère insensiblement, et, un jour, on s’aperçoit que c’est encore le même nom mais que ce n’est plus le même peuple. Il faudrait en particulier, que l’enseignement des écoles fût d’autant plus sain et plus rigoureux qu’il s’agit d’apprendre aux fils des étrangers quel est ce pays où ils tombent. Il est déjà coupable et inique de marchander aux petits Français la connaissance de ce qu’ont fait leurs ancêtres. C’est changer ces petits princes en enfants trouvés. Mais si l’on ne s’arrange pas pour révéler l’histoire de notre patrie aux enfants des nouveaux venus, de telle façon qu’ils en sentent toute la gloire, comment veut­on que la France continue, faite de Français qui ne sauront plus ce qu’elle est, et d’étrangers qui ne l’auront pas appris ? ». Abel Bonnard (6.04.1927)
Ou comme un appel à rétablir de hautes et solides frontières, bien surveillées et imprenables ! (les murs de l’antique Constantinople serait un bon exemple).

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