Pourquoi tant de “tas” en art contemporain ?

dans Arts & Lettres & Chansons

Pourquoi cette compulsion au bourrage accumulatoire ? J’ai enfin trouvé pourquoi il y avait autant de tas ou d’amoncellements d’objets divers parmi les œuvres d’art dit contemporain : C’est tout simplement parce que le tas est l’opposé du trou… parce qu’il est son indispensable et dialectique complément, son conjoint pour l’éternel, son allié objectif, son revers de la médaille…


Rédaction NSP
Nicole Esterolles

Un trou avec du tas autour…Le tas en art dit contemporain, c’est donc l’ « antithèse-comblante » de la béance ontologique ou du rien nourricier , ou de l’absence consubstantielle, qui engendrent la raie de Buren, le nain de jardin en chocolat de Mc Carthy, le balloon-dog de Koons, le furoncle d’Orlan, le monochrome de Mosset ou de Rutault, l’immatérialité de Seghal, les cerveaux de Venet et Veilhan, la pensée ministérielle, le frigo de Lavier, l’orgasme de Millet, etc.

Le tas bien compact comble la vacuité cérébrale, morale, artistique, du fonctionnaire et du spéculateur de l’art…Il en est la compensation, la consolation et l’alibi.

Le tas est aussi la métaphore des montagnes de pognon amassé grâce à la spéculation sur ce trou qu’est l’inepte.

Anita Molinéro, une plasticienne lacanienne crameuse de plastique

Cette plasticienne française d’origine andalouse, ex-professeur en ENSBA , reconnue nationalement (On a vu une de ses œuvres faire trempette  au beau milieu d’un bassin du Château de Versailles) est LA spécialiste mondiale de la sculpture en poubelles cramées ou ramollies au chalumeau…assorties parfois de pots d’échappement d’automobiles  et de   couches – culottes usagées, comme on le voit sur une des images jointes. Ses œuvres sont en permanence à la galerie parisienne Cortex Athetico.…galerie des athlètes du bidulaire cervical, comme son nom l’indique.

Notre plasticienne, elle, n’est pas ramollie du cerveau, « elle en a dans la tronche », comme on dit chez nous en Bas- Poitou…C’est une musclée de l’intellect, comme on peut le voir dans  sa façon très lacanienne de décortiquer le mot SCULPTURE. ..C’est vraiment du haut-vol psycho-sexualo-sociétalo-linguistique … à en faire s’orgasmer Catherine M.

Voilà donc ce qu’elle n’hésite pas à nous dire du mot sculpture 

« Je me suis aperçue que le mot sculpture était toujours présent répété inlassablement sans aucun souci d’élégance ni aucun sens de l’humour ou du jeu. Je me suis mis à l’observer, comme on regarde attentivement un objet sous tous ces angles en essayant d’en découvrir la fonction. Je l’ai tout d’abord découvert manuscrit et avec mon écriture : Un S simplifié séparé du mot , c’ est tout de même le « S » de sorcière, représentation épurée du serpent (qui siffle) ensuite il y a le mot « CULPTURE » divisé (en isolant CUL) par le « P » muet de père ou de Pénis. Et si ce choix de la sculpture souvent pénible à réaliser trouvait son référent et son aboutissement dans son nom, écrit par moi même de préférence ?»…Hein ? C’est du lourd , non ?…et ça mérite bien une petite trempette au Château du Roi Soleil !

(Ceci dit, elle n’a pas remarqué que « sculpture », c’est cul + stupre….)