Quand l’humanité aura honte de son ancien “art contemporain”

dans Arts & Lettres & Chansons

Dans quelques décennies, si tant est qu’elle survive à la pandémie mondiale d’imbécillité multiforme qui l’affecte aujourd’hui, dont l’ « art contemporain » est le symptôme le plus éloquent, l’humanité regardera assurément l’art dit contemporain de ce début de 21 ème siècle avec effroi et incrédulité.


Rédaction NSP
Nicole Esterolle

Lorsque les  générations futures redécouvriront le frigo de Bertrand Lavier au MAC Montréal, les poteaux de Buren sur place de l’Hôtel de Ville de Lyon, ou le mur de parpaings de Margolles à la Biennale de Venise, elles se demanderont quel en était le code de lecture et au nom de quel ahurissant progressisme artistique on pouvait commettre de telles atrocités. Elles auront le même regard que nous avons en 2020 sur les coquetteries esthético- intellectuelles françaises des années 70, qui avaient été les complices d’autres terrifiantes atrocités : celles des « révolutions culturelles » maoïstes en Chine et au Cambodge.
Pour l’instant, 98% des personnels institutionnels patentés pour promouvoir, commenter, enseigner l’art contemporain, n’ont aucune honte – ni aucune conscience d’ailleurs, puisqu’il s’agit moins de malhonnêteté que d’imbécillité-  d’être les complices serviles de cette gigantesque farce,  de cette escroquerie mondialisée, de cette « mafia de voyous qui se fout de l’art pourvu qu’elle profite de la ronde des postes », comme le dit Yves Michaud, qui connaît bien le sujet pour avoir été directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Bertrand Lavier est des 4 ou plus « importants » artistes contemporains « officiels » français, qui déclarait au début de sa carrière : « c’est depuis que j’ai compris que l’art contemporain n’était pas de l’art que je suis devenu artiste contemporain… »…Tout en collectionnant pour lui, en cachette, beaucoup d’art brut et singulier…
Teresa Margolles est une artiste mexicaine internationale spécialisée dans l’horreur morbide. Elle s’est signalée en France, il y a quelques années, au FRAC Lorraine, avec une fontaine goutte à goutte d’eau de lavage des cadavres dans une morgue.
Les poteaux de Buren, à la différence des deux autres œuvres citées ici, sont inamovibles pour des siècles. Honte éternelle…

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