Voici le vrai Mohammed et le faux Coran par Hanna Zacharias

dans Arts & Lettres & Chansons

Gabriel Théry, auteur de Voici le vrai Mohammed et le faux Coran, écrit sous son pseudonyme d’écrivain Hanna Zakarias, est un historien, théologien et auteur dominicain né en 1891 et mort en 1959, docteur en théologie, professeur au Saulchoir et à l’institut Catholique de Paris, et fondateur et Supérieur de l’Institut Historique Sainte Sabine, à Rome. Il a fondé en 1926 avec Étienne Gilson les Archives d’Histoire Doctrinale et Littéraire du Moyen Âge (AHDLMA), et a reçu de nombreuses médailles et récompenses, entre autres la légion d’honneur, la Croix de guerre et la médaille de la résistance.


Rédaction NSP
Vulpes Gallicus

Comme l’indique une petite notice juste avant l’ouvrage, « dans les quatre tomes de son œuvre la plus connue De Moïse à Mahomet, le ton employé, ironique et corrosif, peut paraître déplaisant, et même propre à détourner de l’étude de son œuvre. Il faut cependant savoir que ce ton ne fut pas le premier qu’il utilisa. Ce savant au grand cœur a beaucoup à nous apprendre, par son œuvre et ses méthodes de travail, mais aussi par ses manières adaptées au public auquel il s’adressait. »
Cet ouvrage, dans les projets d’Hanna Zakarias, était destiné à donner au grand public les arguments et les conclusions qu’un précédent ouvrage de critique historique n’avait offerts qu’aux spécialistes. L’auteur n’a pas eu l’ambition, comme il l’indique, d’écrire un roman sur Mohammed. Il s’en tient aux conclusions qu’il a pu tirer de son étude historique de l’Islam et de son « prophète ». Il commence d’ailleurs son ouvrage en exposant brièvement les cinq conclusions très nettes qu’il détaille par la suite. Ses conclusions sont les suivantes, restituées telles quelles pour ne pas trahir le propos de l’auteur.
« 1. — L’Islam n’est que le judaïsme expliqué aux Arabes par un rabbin.
2. — Mohammed n’a jamais été inspiré par Dieu. Il n’est ni Prophète, ni révélateur d’une nouvelle religion. Tout ce qu’on peut lui concéder, c’est de s’être converti au judaïsme sous la pression de sa femme Khadidja, juive de naissance, et d’avoir aidé son instructeur, le rabbin, dans son plan de judaïsation de l’Arabie en prêchant à ses compatriotes la religion de Moïse.
3. — Si Mohammed ne fut d’aucune façon prophète, il ne fut pas davantage écrivain, ni dépositaire d’une nouvelle pensée du Souverain Créateur. Le Coran n’a été ni révélé par Allah qui n’a jamais été un dieu spécifique des Arabes, ni écrit par Mohammed. Il a été composé et rédigé par un Juif, le même qui instruisit son élève Mohammed dans la religion du Mont Sinaï.
4. — Ce Coran primitif, duplicata arabe du Coran hébreu de Moïse, a été rédigé par un Juif qui fut véritablement le créateur de la langue religieuse arabe. Il a réellement existé à l’époque de Mohammed et des grandes querelles mecquoises du début du VIIe siècle, mais il est aujourd’hui perdu. Ce que les musulmans nous présentent comme leur Coran n’est pas un Coran, c’est-à-dire un livre de prières, conforme au Coran de Moïse — le seul Coran religieux d’après les Juifs —, destiné à être lu et commenté dans les mosquées, soeurs des synagogues, mais un livre d’anecdotes, d’histoires, une sorte de rapport établi par le rabbin instructeur de Mohammed et rédacteur du Coran arabe. Il faudrait par conséquent mettre au pilon toutes les couvertures de ce livre et recomposer une première page ayant pour titre : Les Actes de l’Islam.
Ces Actes rédigés par un Juif constituent la seule source authentique qui nous permette de connaître les origines de l’Islam, en d’autres termes, les origines de la judaïsation de l’Arabie, dont le rabbin de La Mecque, Khadidja et son mari Mohammed furent les premiers ouvriers. Nous n’utiliserons que cette seule source, refusant catégoriquement de reproduire aucune des fantaisies des traditions musulmanes contenues dans la Sira, que le P. Lammens a définitivement chassées du domaine de l’histoire, et que même les musulmans un peu formés dans les sciences exactes ne prennent plus au sérieux. Il en est des traditions musulmanes comme des caravanes dans le désert. Le voyageur qui serait en queue de cette caravane, voyant l’interminable suite de chameaux avancer lentement et pesamment, aurait l’impression d’un convoi en sécurité. Mais si jamais l’idée lui vient de remonter cette caravane, il se trouvera en face d’un âne conducteur. Nous pouvons conseiller aux musulmans de remonter à travers les siècles aux origines de leurs traditions. « L’ensemble de la Sira » écrit le P. Lammens, « n’est que broderie et imagination ».
Seule, une étude critique des Actes de l’Islam, appelés faussement Coran, peut nous fournir une base solide pour une reconstitution des origines de l’Islam, ou conversion de l’Arabie au judaïsme.
5. — Si les Actes de l’Islam ont été composés, rédigés et écrits en arabe par un Juif, il est inimaginable que l’on puisse trouver dans ce livre des attaches chrétiennes. De fait, ce livre est foncièrement anti chrétien. Tout essai de rapprochement direct entre musulmans et chrétiens ne peut être qu’un rapprochement sur pilotis, voué tôt ou tard à un craquement catastrophique. L’Islam n’existe pas comme religion spécifique. Il n’existe dans le bassin méditerranéen qu’une seule révélation originelle : la Révélation faite par Yahvé à Moïse sur le Mont Sinaï, terre juive par excellence, révélation mosaïque qui constitue le noyau originel du judaïsme. Ce judaïsme usé, qui avait échoué il y a bientôt deux mille ans dans un pharisaïsme sans vie, découlant lui-même de la codification mosaïque, a été revigoré, revivifié, transformé par la Révélation de Jésus, fils de la Vierge Marie, Dieu lui-même à l’égal du Créateur. Le judaïsme sortait grandi de cette Révélation chrétienne, épanouie en christianisme. Si le christianisme est en continuation du judaïsme mosaïque, il contient cependant du nouveau. Il est une lumière nouvelle jetée sur le monde. Mais dans l’islamisme, il n’y a rien d’original ; c’est une flamme ancienne communiquée à une nouvelle lampe. C’est la vieille loi sinaïque transportée à La Mecque. Dans le bassin méditerranéen, la question religieuse est à débattre entre Juifs et chrétiens. Les musulmans, qui ne sont que des Arabes transformés en Juifs depuis le début du VIIe siècle, ne peuvent avoir aucune part à ce dialogue. Les seules parties intéressées sont les tenants des Révélations originelles méditerranéennes : les Juifs issus de la Révélation de Moïse, et les chrétiens issus de la Révélation du Christ-Jésus. En d’autres termes, il y eut communication divine faite par Yahvé au Mont Sinaï ; Dieu a donné son dernier message il y a vingt siècles en Palestine ; mais jamais Dieu n’a parlé aux Arabes, ni directement, ni par un prophète. Mohammed est une invention d’une juive, Khadidja, et d’un rabbin de La Mecque. Il n’est ni prophète, ni révélateur, ni compositeur du Coran. Jamais il n’a fondé de religion. Si on l’interrogeait comme témoin du problème religieux de l’Arabie, il ne pourrait que répéter les histoires apprises du rabbin. »
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