White Gold par Giles Milton : de l’esclavage des blancs

dans Arts & Lettres & Chansons
Pendant plusieurs siècles, les pirates arabo-musulmans d’Afrique du nord (les bien nommées côtes de Barbarie) n’ont cessé d’attaquer les navires européens, voire les côtes, pour y razzier des esclaves.


Rédaction NSP
André du Pole 

Ils volaient aussi des biens mais sur leurs marchés aux esclaves les Blancs valaient beaucoup plus cher. Notamment en cas de rançon. Les témoignages de Blancs réduits en esclavages puis échappés ou libérés plus tard abondent. Des dizaines et des dizaines de livres ont été écrits aux XVIIe et XVIIIe siècle sur ce qui se faisait à Tripoli, à Alger, au Maroc. Evidemment, l’éducation officielle fait l’impasse totale là-dessus, on n’entend jamais parler des Blancs réduits en esclavage et nous devons nous réinformer nous-mêmes.
Parmi ces blancs, l’Anglais Thomas Pellow (né en 1704) a vécu 23 ans au Maroc avant de s’en échapper. Il a écrit un gros livre où il raconte ses aventures. En s’appuyant dessus et sur bien d’autres documents, Giles Milton reconstitue son histoire dans son ouvrage White gold (l’or blanc).
Ce faisant, il parle aussi de l’esclavage des Blancs en général sur les côtes de Barbarie.
Si vous lisez ce livre, vous aurez du mal à comprendre qu’on ait été aussi généreux aux XIXe/XXe siècle avec les habitants de l’Algérie, à qui on a tant donné. La traite des Blancs par les arabo-musulmans n’est pas un phénomène marginal. Déjà, au XVe siècle, le grand poète François Villon parlait d’être “au grand Turc vendu deniers comptants“. Quand nos ancêtres ont libéré l’Europe des occupants arabo-musulmans, et en particulier après la Reconquista espagnole, l’islam a été repoussé sur ses côtes. Ne respectant aucun traité de paix, les arabes ont compensé leur défaite militaire en sponsorisant des pirates, qui attaquaient pêle-mêle les navires de commerce et les villages côtiers. De multiples accords de paix ont eu lieu entre divers pays européens et le sultanat du Maroc, par exemple (Milton se concentre dessus), mais ces accords ont toujours été violés à l’initiative des Arabes. On n’avait pas besoin de l’échec de la réconciliation soralienne pour savoir que c’était impossible.
De 1500 à 1800 environ, on estime qu’entre un million et un million et demi de Blancs ont été réduits en esclavage par les arabo-musulmans. Les pays européens ont longtemps été partagés sur cette question. D’un côté ils voulaient libérer les esclaves.
C’est pour ça que des accords ont été faits (souvent en pure perte), des rançons versées. De l’autre, ils voulaient éviter les conflits avec les barbares. Ils ont finalement préféré  se lancer dans de grandes découvertes, aux Amériques,  quitte à lutter entre pays blancs au lieu de faire une guerre coûteuse sur les côtes de Barbarie. Soit dit en passant, c’est à un Britannique, Sir Edward Pellew (descendant de Thomas Pellow dont Milton raconte ici l’histoire), qu’on doit la croisade européenne contre l’esclavage des Blancs.

Le management par la terreur vient de l’Orient

Dans le sillage de l’illuminisme, les Mirabeau et compagnie ne pensaient qu’à libérer les esclaves noirs et Napoléon qu’à faire sa petite gloire personnelle en trucidant de l’Européen à la pelle. Edward Pellew, lui, s’est adroitement servi de l’humanisme pour encourager la solidarité blanche, a passé des années à militer en faveur de l’abolition de l’esclavage des blancs et a pu en 1816 arriver devant Alger avec une énorme armada. Alger, qui avait été une plaque tournante de la traite des Blancs pendant des siècles, a été quasiment rasée et a capitulé sans conditions. Heureusement que nos chers pieds-noirs sont arrivés après pour materner ces mêmes algériens.
Les côtes de Barbarie doivent énormément aux Blancs. Tout comme l’empire ottoman s’est fait une puissante milice de janissaires, qui étaient des Blancs convertis à l’Islam et élevés en mode warrior, les sultanats d’Afrique du Nord se sont enrichis sur le dos des blancs. Déjà en pillant nos navires, nos villages, en demandant (et en obtenant) très souvent des rançons en échange de Blancs et de Blanches libérés au compte-gouttes. Ensuite en profitant d’une énorme main-d’oeuvre blanche : les multiples palais construits en Orient l’ont été par des esclaves blancs. Enfin, ils ont profité non seulement de la capacité de travail aryenne mais surtout de nos compétences.
Les belles sculptures, les ornements, le travail du marbre, la marquetterie, la fabrication d’armes et notamment de canons (très important à l’époque), tout ça était très souvent assuré par des Blancs. Beaucoup de bons soldats du monde arabo-musulman étaient également des Blancs convertis à l’islam. Au final, tandis que les Blancs non qualifiés se crevaient littéralement à un travail de forçat, les Blancs développant des compétences étaient considérés comme plus précieux, mieux traités, et survivaient beaucoup mieux sous la férule barbaresque. Soit dit en passant, quand au XVIIIe siècle le sultan Mohamed III (1721-1790), influencé par l’illuminisme, a limité l’esclavage et le corsairisme au profit du commerce, le Maroc s’est mis à décliner… et pour cause: sa valeur était produite par ses esclaves et non par le libre commerce.  Le despotisme oriental est une réalité. On le savait aux XVIIIe et au XIXe siècle. Nos humanistes ont rêvé de le remplacer par la démocratie libérale.
Aujourd’hui, les cerveaux lavés de l’université chantent un Orient trop méga cool et injustement bolossé par les blancs, ouin ouin le despotisme oriental est un préjugé inventé pour justifier l’impérialisme blablabla, mais en réalité dans l’histoire du monde arabo-musulman, le despotisme est partout. Le moindre sultan ou autre gérait ses affaires de façon dictatoriale. Ça choisissait ses favoris, ses courtisans. Ça levait des impôts énormes et avait besoin d’esclaves pour faire construire des palais toujours plus vastes. Ça avait des harems de centaines, voire de milliers de femmes. Ça promouvait des gens de nulle part au premier cercle de courtisans, et ça les exécutait après pour un oui ou pour un non. Le monde oriental est celui où on est soit un dictateur soit un rampant, soit un aboyeur soit un obséquieux, c’est un monde d’esclavage et d’injustice généralisés avec lequel les Blancs ont voulu rompre. La classe moyenne, l’idée de droits individuels (qui est une idée fondamentalement européenne), sont incompatibles avec ce monde cruel basé sur l’ostentation et l’exploitation des autres. Le monde oriental manquait d’ailleurs beaucoup d’entrepreneurs et d’innovation. Normal : entreprendre et réussir ne pouvait attirer que des jalousies, voire la persécution. Mieux valait réussir à grimper dans la hiérarchie des esclaves ou des demi-esclaves pour vivre plus ou moins correctement. Le despotisme oriental n’est pas apparu au hasard. Il correspond profondément au caractère de ces peuples. Le despotisme est leur “contrat social”.
Ces peuples ne tiennent pas leurs promesses et sont toujours en conflit larvé. Du coup, ils sont toujours plus ou moins en guerre les uns contre les autres. La seule manière de les faire vivre ensemble est justement d’être un despote. Quand le premier “fouteur de merde” venu se fait décapiter en place publique, ça calme tout le monde. Les blancs  n’ont pas besoin de ce genre de menaces pour se comporter correctement. Ce despotisme apparaît dans le régime des sultans du Maroc. Moulay Ismail, que Thomas Pellow a bien connu, a régné de 1672 à 1727, soit plus d’un demi-siècle. Comment a-t-il tenu aussi longtemps ? En régnant comme un despote. Il se faisait transporter sur un chariot tiré par des esclaves. Il avait plusieurs niveaux de courtisans autour de lui, dont une garde d’hommes noirs surentraînés qui a tué pas mal de monde sur ses ordres. Il demandait l’adoration des gens et il l’avait, on se jetait face contre terre devant lui. Il avait ses eunuques et divisait constamment ses esclaves les uns contre les autres. En fait, tout le monde était son esclave, les hommes libres n’existaient pas. Moulay Ismail a eu plus de 1200 enfants (!) avec des centaines de femmes. Il a tué lui-même un certain nombre de gens pour lui avoir déplu ou désobéi à un ordre, dont plusieurs de ses fils. Tout le monde avait peur de Moulay Ismail. Ça lui a très bien réussi.
Le management par la terreur vient de l’Orient. Quand un sultan mourait, les héritiers s’entretuaient jusqu’à l’émergence d’un nouveau despote aussi peu respectueux de la vie humaine que le précédent. À la mort de Moulay Ismail, lui a succédé un sultan alcoolique qui s’est fait trucider par ses propres gardes, une guerre civile avec des empoisonnements dans la famille royale, bref une période de guerre puis un nouveau despote.

Les joies du sadisme à l’orientale

Outre le despotisme, le sadisme oriental et surtout est une réalité. Dire que les sultans du Maroc étaient des psychopathes sadiques et arbitraires serait un euphémisme. Thomas Pellow et bien d’autres esclaves racontent comment ils étaient sous-nourris, torturés, soumis à un travail forcé exténuant, comment on les faisait parfois travailler inutilement à construire des murs avant de démolir ces mêmes murs… Thomas Pellow, qui a fini par se convertir à l’islam après des semaines de torture, a été promu de main-d’oeuvre de construction de palais à assistant personnel d’un fils du sultan. Il est ensuite devenu soldat. Ce faisant, Pellow a joué un rôle de police au service du sultan. Il contribuait à maintenir le système qui l’avait dégradé et torturé, ce qui le gênait beaucoup. Avec d’autres soldats blancs, il a notamment réduit des tribus révoltées contre le sultan, donc imposé le règne de l’esclavagiste arabe suprême sur d’autres arabes, et participé à une razzia d’esclaves noirs au sud du Sahara. Lors des conflits, les rôles clé étaient confiés à des Blancs : commandants blancs, sous-commandants (comme Pellow) blancs aussi, sapeurs blancs risquant leur vie pour aller loger des explosifs sous les murailles ennemies, artilleurs blancs. Moulay Ismail savait très bien que les blancs étaient de meilleurs militaires que les gens de son propre sang. Il en tirait parti avec un certain brio.

L’Orient, précurseur du métissage obligatoire

Moulay Ismail faisait copuler certains de ses esclaves blancs avec des femmes noires. Thomas Pellow a d’ailleurs pu épouser une caucasienne plutôt qu’une noire parce qu’il était dans les bonnes grâces du sultan. Le but ? Avoir des enfants mulâtres. Dans ce monde arabo-musulman, les mulâtres étaient des aliens. Des exceptions, des déracinés intégraux. Du coup, ils étaient plus loyaux au sultan que n’importe qui. Les sultans se sont servis des mulâtres suffisamment intelligents comme administrateurs ou comme “référents” (i.e. mouchards). Ah, ces puissants qui croisent leurs esclaves comme on croiserait des animaux d’élevage et qui après viennent pleurer parce qu’après des siècles de méfaits impunis ils se sont pris une déculottée au XIXe. Aujourd’hui, le multiculturalisme et l’apologie du métissage jouent sur les mêmes ressorts pour créer des métis loyaux aux mondialistes, des abâtardis qui ne se révolteront jamais. Les juifs  justement, sont toujours présents en filigrane dans le récit de Thomas Pellow.
Il y a toujours des marchands juifs quelque part, nous dit-il. Il y avait de l’alcool dans le monde arabo-musulman, alcool presque toujours vendu par les juifs. Sur les marchés aux esclaves, il y avait pas mal d’acheteurs juifs. Le Maroc avait sa communauté de juifs riches qui n’hésitaient pas à faire des dons sonnants et trébuchants au sultan pour s’assurer ses bonnes grâces. Certains de ces marchands juifs ont fini assassinés sur l’ordre du sultan, tout en ayant leurs enfants assurant l’administration et la comptabilité du royaume.
Le monde anglo-saxon a davantage étudié la traite des Blancs que le monde francophone. L’un des principaux livres en français sur le sujet, “Esclaves blancs, maîtres musulmans”, est une traduction du travail de l’historien américain Robert C. Davis. Les travaux réalisés ont donc tendance à se concentrer sur les sources anglophones, comme le livre de Giles Milton qui se fonde surtout sur les témoignages de Britanniques tels que Thomas Pellow, mais la France a aussi  une longue histoire en la matière et je suis sûr que des historiens francophones pourraient faire des recherches très intéressantes là-dessus.
À condition, bien sûr, de se libérer de l’idéologie anti-blanche et des gauchistes adorateurs du métissage.